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Jeudi 20 Juillet 2017         

Tunisie/ Crise politique : La troïka n’a plus de marge de manœuvre

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Publié le Vendredi 20 Septembre 2013 à 18:12
L'amorce du dialogue direct devrait être annoncé demain. La crise politique devra atteindre demain une étape charnière, ce sera soit l’acheminement vers une solution par l’annonce de l’amorce du dialogue national, pour parvenir au consensus autour des points en suspens, soit l’enlisement.

L’UGTT, chef de file des parrains du dialogue, a laissé penser ce matin à un échec des pourparlers indirects et à une situation désespérante. "Le dialogue national s’est transformé en une simple futilité vu les atermoiements suivis par la supercherie politique", a asséné ce matin, vendredi 20 septembre, Sami Tahri, sur Shems. Le Secrétaire Général adjoint de l’UGTT a signifié que l’étape est "désespérante", invoquant une "réponse oiseuse" de la troïka à la feuille de route du quartette. "La vérité sera révélée demain à l’opinion publique, notamment pour ce qui est de la perte de temps et des parties politiques qui tirent vers l’arrière", a-t-il ajouté. Ce ton négatif de l’UGTT, ajouté aux réactions critiques de l’opposition, pointant une réponse vague de la troïka à l’initiative du quartette, semblent avoir amené le mouvement Ennahdha à publier un communiqué pour dire ouvertement qu’il "accepte l’initiative du quartette", et annonce sa disposition "claire est sans conditions" pour un démarrage immédiat du dialogue national en vue de parvenir aux consensus sur les questions en instance. Le parti islamiste a mis de côté "les réserves sur un certain nombre de points", évoquées dans son premier communiqué à ce sujet, datant du mercredi 18 septembre. Il assortit, néanmoins, les accords sur la formation d’un nouveau gouvernement au parachèvement de la constitution et à la fixation d’une date définitive des élections.

Sauf mauvaise surprise, à la lumière de cette dernière position d’Ennahdha, le quartette devra annoncer demain une date pour le démarrage des négociations directes. La première séance, attendue la semaine prochaine, sera déterminante pour l’évolution de la situation politique en Tunisie.

La troïka au pied du mur  
La troïka, en prime Ennahdha, doit accepter le Jour J, la feuille de route du quartette, dont les points qui lui font mal principalement la formation d’un gouvernement de compétences nationales, la procédure de la motion de censure le visant, assujettie à des règles strictes, de manière à y réduire au maximum le recours, ainsi que la démission du gouvernement actuel dans un délai de trois semaines, à compter de la date de l’amorce du dialogue national.  

La coalition tripartite au pouvoir n’a pas une grande marge de négociation, face aux parrains du dialogue et au front de salut national qui affichent une entente parfaite sur la feuille de route, posée pour être avalisée, et non pour être discutée. Cette marge de manœuvre est d’autant plus réduite, que beaucoup de temps a été perdu dans les pourparlers indirects qui ont tourné au dialogue de sourds, devant l’attachement obstiné des deux parties à leurs positions initiales. Le prolongement de cette impasse politique a envenimé le climat général, et fait empirer la situation économique, extrêmement critique et grave, de l’aveu du gouverneur de la banque centrale, qui laisse présager une situation catastrophique à la fin de l’année, qui est déjà à nos portes.  

La troïka est au pied du mur, et n’a plus de ressorts pour faire valoir sa conception de la gestion du reste de la période transitoire. Le seul succès qu’elle peut réaliser autour de la table des négociations est d’obtenir une date proche pour la tenue des prochaines élections.

Entretemps, la situation du pays requiert sans plus tarder apaisement, rassemblement et visibilité politique, afin que l’économie puisse être relancée et que l’on évite l’effondrement annoncé. A défaut, la persistance de la discorde politique aura des retombées extrêmement redoutables sur le pays. La situation sera ingérable, avec d’un côté un gouvernement de la troïka paralysé et objet de toutes les critiques, et une opposition faisant cause commune avec les organisations syndicale, patronale et autres organisations de la société civile. Personne ne souhaite ce scénario pour le pays, synonyme de dégénérescence, d’instabilité, de tensions sociales, et d’une plus grande détérioration économique qui risque d’être fatale. A l’heure qu’il est, tous les clignotants sont au rouge, la situation ne peut se décanter que si pouvoir et opposition enterrent la hache de guerre et décrètent l’armistice sur fond d’une approche consensuelle pour  la gestion de ce qui reste de la période transitoire.

Une fois le climat apaisé, l’équipe gouvernementale qui sera aux commandes, aura à plancher en priorité sur la situation économique en décrétant l’austérité comme l’a recommandé le gouverneur de la banque centrale. Toutes les économies en crise, l’exemple européen l’illustre parfaitement, adoptent une politique de rigueur, en réduisant les dépenses publiques, en vue de comprimer les déficits.
H.J.


 

Commentaires 

 
-1 #1 revenir a la table de négociation oui ,,, mais
Ecrit par ennahdamais     20-09-2013 19:41
Revenir a la table de négociation oui mais par les étapes suivantes et dans cet ordre :
1/ 1 semaine pour s'accorder sur le chef du nouveau gouvernement et pourquoi la Troïka et l’opposition ne l’on ils pas discuté sérieusement tous le long des 5 semaines précédentes. Ce qui émet des doutes sur la bonne volonté de la Troïka qui procède comme toujours a une fuite en avant.
2/ Ce chef de gouvernement va choisir les ministres qui vont composer ce gouvernement avec au préalable approbation écrite de l’opposition, quartet et Troïka
Mais pourquoi la Troika et l’opposition ne l’on ils pas fait tous le long des 5 semaines précédentes. Ce qui émet des doutes sur la bonne volonté de la Troïka qui procède comme toujours a une fuite en avant.
3/ En concomitance reprise des travaux de L’ANC qui finalise la constitution dans le délais de 3 semaines + révision des dossiers des candidats a la commission de l’ISIE par une organisation nationale reconnue par ses compétences et sa neutralité d’autant plus qu’il y’a des trafics et une condamnation par le Tribunal administratif puis votes successifs des députés jusqu’ a retenir 9 membres.
Jour 1 :Remise de la démission du gouvernement au président de la république qui deviendra gouvernement d’affaires courantes.
Jour 2 : Désignation du nouveau chef de gouvernement qui a eu au préalable l’approbation des parties
Jour 8 : présentation du nouveau gouvernement au vote de confiance du parlement et approbation
Jour 9 : Début d’exercice effectif du nouveau gouvernement qui aura toutes les prérogatives
L’ANC aura jusqu’ ‘au 23 octobre 2013 pour terminer toutes les missions pour lesquels il a été élu et il ne pourra pas prétendre a une allocation de retraite sous prétexte qu’il devrait attendre les nouveaux représentant du pouvoir législatif .
Mais accepter une entrée en discussion aux conditions annoncées dans la déclaration d’Ennahdha est une soumission et une insulte au peuple Tunisien et une perte de temps sans aucun doute .
En effet, les Tunisiens dignes de ce nom n’ont plus confiance a Ennahdha .
Ils savent qu’Ennahdha a tous planifié pour trafiquer les élections en nommant ses partisans incompétents dans tous les rouages de l’état surtout pour lui rendre service le jour des élections .
En plus, Ennahdha a tous fait pour salir et écarter la commission compétente de Jendoubi pour contrôler toute la chaine des élections.
Ennahdha a planifié de rester en dépit et contre toute légalité.
L’annonce qu’elle a donné son accord sur la feuille de route du Quartet semble n’être qu’une nième escroquerie.
Le seul but de la Troïka est le retour des députés protestataires a l’ANC afin de finaliser la constitution qui est très médiocre et la loi électorale mais sans que le gouvernement de Mr Laraiedh ne va démissionner dans les délais convenues.
Un éventuel retour des députés contestataires va être considéré comme une victoire pour la Troïka mais les Tunisiens ne seront pas prés de voir de si tôt le gouvernement escompté de compétences nationales.
En effet, même si on supposerait un accort signé par les chefs de parties de la Troïka sur la feuille de route du Quartet, rien ne peut garantir que le gouvernement actuel va accepter de démissionner dans ou même en dehors des délais convenues.
Rien ne peut garantir qu’il va y avoir un accord sur un nouveau chef de gouvernement et sur la composition du nouveau gouvernement et sur ces prérogatives. D’autant plus que la Troïka et surtout le front de la soit disant légalité vont trouver de multiples prétextes pour ne pas s’accorder sur le nom d’une personnalité qui va diriger le gouvernement, sur le rôle et sur la composition de ce nouveau gouvernement.
Aussi rien ne peut garantir que les députés d’Ennahdha et du Cpr vont voter en faveur des engagements de leurs chefs quand il s’agit de voter en faveur de la confiance à un tel gouvernement de transition.
Ennahdha va utiliser le front de la soit disant légalité pour barrer la route a la naissance d’un tel gouvernement salvateur qui est sensé démanteler les plans hégémoniques de la Troïka et préparer les conditions optimales pour des élections dans les règles de l’art.
Il est prévisible que ce blocage n’est pas prés de se terminer de si tôt et les prévisions de la situation de la Tunisie à tous les niveaux ne pourront que s’empirer.
Ce qui va a l’encontre des plans d’ Ennahdha c’est la décision du tribunal administratif d’annuler les membres qu’elle a soigneusement choisi pour représenter la soit disant l’ISIE qui sont controversés et qu’il va falloir revenir a la case départ.
Mais tous est mal partie et il suffit, les Tunisiens ont en marre et savent qu’il n’y »a aucune issue avec Ennahdha au pouvoir et il faut abréger ce calvaire
Nous devons réclamer la seule sortie de crise qui reste plausible ;a savoir l’organisation des élections législatives ,présidentielle ,des membres du tribunal constitutionnel parmi les compétences en droit constitutionnel dans les plus brefs délais ,ceci sous la complète organisation de l’ancienne ISIE et des nations unis.
Ce dernier Tribunal n’aura qu’a enlever les articles ajoutés par les conseillers de Bourguiba et Ben Ali et ajouter des articles renforçant les libertés et l’égalité des chances des personnes et des investissements dans les régions et la dignité du citoyen conformément aux objectifs de la révolution .
Le peuple Tunisien n’a aucune confiance a Ennahdha qui a préparer tous le terrain pour falsifier les élections en noyautant par ses partisans d’ailleurs incompétents tous les rouages de l’état.
Il est connue qu’Ennahdha a bel et bien donné son accord depuis le début et jusqu’à la soit disant élection des membres de l’ISIE par les députés en ne retenant que les dossiers des proches et fidèles pour qu’en définitif les députés n’ont que le choix de voter dans le pool des proches d’ Ennahdha ce qui est bien dénoncé par le jugement administratif qui ordonne d’annuler cette commission .
D’autant plus l’ANC n’est non seulement plus légal depuis le 23 octobre 2012 mais il ne peut plus fonctionner sans les retours des députés de l’opposition.
Surtout que, les gouvernements issues de la majorité actuelle qui se sont succédé n’ont donné aucune satisfaction entraînant une aggravation des problèmes de la Tunisie à tous les niveaux.
 
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