Tunisie/VDS: «Notre seul but est l'unification» (Ben Fadhl) |
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Publié le Jeudi 05 Avril 2012 à 17:31 |
«La voie Démocratique et Sociale», nouveau parti qui a vu le jour le premier avril 2012, n’est autre que la coalition de trois composantes politiques, à savoir le parti Ettajdid, Le Parti du Travail Tunisien et des indépendants du Pôle Démocratique Moderniste. Ce matin, une partie de son secrétariat national a donné une conférence de presse pour lever le voile sur les orientations de la nouvelle coalition et ses objectifs.
La conférence constitutive de la Voie démocratique et sociale a eu lieu le 31 mars et 1er avril 2012, Rachid Mchereg, son président, a affirmé que tout au long du dialogue au sein de la coalition, avec ses différentes composantes « il y a une conscience partagée de la nécessité de s’unifier. Cette coalition ne prendra tout son sens que quand elle rejoindra la coalition du PDP, Afek Tounes et le Parti républicain », a-t-il dit.
Cette position a été également partagée par Samir Bettaïeb, élu de l’assemblée constituante et représentant du PDM au sein de la coalition, « cette voie est un pas vers la réalisation d’union progressiste démocratique. Néanmoins, la situation politique actuelle est inquiétante. Face aux soucis actuels de la société, comme la hausse des prix, le chômage et la montée de courants extrémistes, le gouvernement de la Troïka, se distingue par son absence. Nous nous inquiétons également au sujet des nominations gouvernementales, à la tête des gouvernorats, délégations et autres institutions étatiques, non pas pour les compétences professionnelles des personnes nommés, mais pour leurs appartenances politiques. Par ailleurs, Nous soutenons les blessés de la révolution, et déplorons le mépris auquel ils ont eu droit, ce pour quoi il y aura un rassemblement le 7 et 8 avril à Tunis en guise de soutien aux blessés, et le 9 avril une grande manifestation ».
D’ailleurs, Riadh Ben Fadhl a expliqué que la coalition déplore la décision gouvernementale d’interdire les manifestations à l’Avenue Habib Bourguiba à Tunis et qu’un recours sera déposé auprès du tribunal administratif pour le réexamen de cette décision.
Interrogé sur la raison pour laquelle aucun visa légal n’a été demandé auprès des autorités pour le nouveau parti de coalition, Riadh Ben Fadhl a répondu que « Nous n’avons pas encore procédé à une demande de visa, pour laisser la porte ouverte à l’unification avec les autres partis progressistes. Notre seul but est l’unification, et nous sommes en train de réduire au minimum tous nos différends, pour y arriver».
Au sujet de l’initiative de Beji Caid Essebsi et la possibilité d’y adhéré, Abdejlil Bedoui, du Parti du Travail Tunisien a répondu : «Le projet de Caid Essebsi n’est pas clair, nous nous interrogeons sur ce qu’il compte en faire, quelle forme il compte lui donner. Sa position n’est pas claire pour que l’on se prononce ».
Il a aussi répondu à une question au sujet de l’éventuelle idéologie que porte cette nouvelle coalition, par : «Ceux qui ont une idéologie sont ceux qui veulent intégrer la Chariâa dans la constitution. Nous n’avons aucune idéologie, nous sommes au contraire de plus en plus pragmatiques ».
Et Samir Bettaïeb d’ajouter que le sujet de la chariaa n’est pas encore clos « Ne me dites pas que l’histoire de la chariâa est finie parce que le premier article a été posé. Habib Ellouze a récemment demandé à son parti (Ennahdha) de revoir sa position concernant ce sujet. Je ne considèrerais ce sujet comme étant clos que lorsque la constitution sera entièrement rédigée. Mais entre temps nous restons vigilants ».
Ahmed Ibrahim, pour sa part relevé que les débats sur les idéologies devraient cesser pour être remplacés par les débats sur les sujets économiques et sociaux.
La voie démocratique et sociale, précise dans son pacte « que l’identité arabo musulmane du peuple tunisien est au centre d’un consensus national et qu’il faut la protéger de toute instrumentalisation politique et qu’elle soutien le maintien de l’article premier de la constitution de 1959, tout en s’attachant à l’héritage civilisationnel éclairé et les acquis réformistes. »
Il défend également l’égalité parfaite et effective entre l’homme et la femme et le développement du Code du Statut personnel, ainsi que la création d’une économie nationale efficace et équitable, « loin du modèle néolibéral sauvage, qui a mené au clivage social et au déséquilibre régional, entre autres, en effectuant une profonde réforme fiscale pour une meilleure redistribution des richesses ».
Chiraz Kefi
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Commentaires
Ecrit par Pseudo 06-04-2012 07:58
Ecrit par Touhami Garnaoui 05-04-2012 23:23
Mais La voie démocratique et sociale, précise dans son pacte, en se contredisant « que l’identité arabo musulmane du peuple tunisien est au centre d’un consensus national et qu’il faut la protéger de toute instrumentalisation politique et qu’elle soutien le maintien de l’article premier de la constitution de 1959, tout en s’attachant à l’héritage civilisationnel éclairé et les acquis réformistes. »
Qu’entend La voie démocratique et sociale par consensus national ? L’accord entre la troika et les partis zéro virgule, dans une assemblée qui représente à peine 50 % des ayant droit, constituée à travers des élections marquées par de graves irrégularités ? L’accord entre ceux qui combattraient pour les objectifs de la révolution et ceux qui sont en train de réaliser à étapes forcées la contre-révolution ? Pauvres démocrates et pauvre Tunisie.