La scène politique tunisienne fait face à sa première crise postélectorale. Le processus de formation du nouveau gouvernement de coalition qui ne semble pas si simple qu’on ne le présente, est en train de se compliquer avec l’annonce du forum démocratique pour le travail et les libertés, Ettakatol de Dr Mustapha Ben Jaâfar, de se retirer des trois groupes de travail tripartites- Ennahdha, CPR, Ettakatol- chargés de définir les politiques et les programmes de la prochaine période transitoire, et de répartir les maroquins. Raison de ce forfait : les vagues suscitées par l’évocation du 6ème califat par Hamadi Jebali.
Dès le 24 octobre, le microcosme politico-médiatique n’avait d’yeux que pour la formation de la prochaine équipe gouvernementale, et le dispatching des portefeuilles ministériels. La nature et l’appellation du futur gouvernement a suscité d’emblée la discorde, entre ceux qui appellent à un gouvernement d’unité nationale, dont les vainqueurs des élections auront toute leur place ; et d’autres qui se disent favorables pour un gouvernement d’intérêt national ouvert sur toutes les sensibilités politiques, indépendamment des résultats des urnes ; d’aucuns préconisent un gouvernement de technocrates, et de personnalités indépendantes en dehors de toute domination partisane.
Ces désaccords restent entiers, incitant certaines formations politiques à choisir le camp de l’opposition, pour proposer, annoncent-ils, une alternative démocratique. Entretemps, les tractations chez le clan des vainqueurs du 23 octobre continuent pour définir la feuille de route de la prochaine période transitoire, et donner naissance à ce gouvernement attendu de tous. Al-Aridha ou pétition populaire vainqueur surprise des élections, classée troisième avec 26 sièges à l’assemblée constituante, reste en dehors de ces négociations, et son chef de file continue à jouer les trouble-fête à partir de Londres.
Les choses ne sont pas donc si simples, loin de là, et voici qu’elles se compliquent davantage avec ce pavé dans la mare jeté par le SG d’Ennahdha, Hamadi Jebali, en évoquant le 6ème califat, lors d’un meeting avec les sympathisants de son mouvement tenu dimanche dernier à Sousse. Le numéro 2 d’Ennahdha prête ainsi le flanc aux critiques, et suscite une levée boucliers de ses adversaires politiques. Sa phrase sur le 6ème califat était de trop et pouvait semer le doute dans les esprits, a fortiori, qu’Ennahdha a annoncé, à maintes reprises, que le califat n’est pas à l’ordre du jour de son programme, et qu’il prône un régime républicain démocratique et civil. Hamadi Jebali vient d’ailleurs de corriger cette maladresse verbale, en précisant, pour le paraphraser, qu’il ne faisait, par cette évocation, que réaffirmer l’attachement de son mouvement aux principes de justice, d’équité et de loyauté. C’était une manière de dire qu’Ennahdha au pouvoir va prendre l’exemple les califes musulmans et emboîter le pas à leur droiture et leur probité.
Cette mise au point va-t-elle convaincre ses adversaires, apaiser les tensions, et surtout faire revenir Ettakatol à la table des négociations, pour que ce chapitre de formation du gouvernent soit fermé, et que la Tunisie se remette au travail. Le pays ne supporte pas que cette période transitoire soit prorogée davantage, d’autant plus que l’ensemble des Tunisiens sont suspendus à l’annonce de ce nouveau gouvernement. Attentistes, les administrations sont quasiment à l’arrêt. Plusieurs dossiers dans différents ministères sont gelés, en attendant l’arrivée des nouveaux ministres.
Dr Moncef Marzouki s’est voulu rassurant hier au JT de la chaîne nationale en affirmant que le processus de la préparation de la deuxième période transitoire suit son cours normal, annonçant au passage sa candidature à la présidence de la République. D’autres informations font état d'un appui du mouvement Ennahdha de la candidature du SG du CPR à la fonction suprême, en proposant à Dr Mustapha Ben Jaâfar, la présidence de l’Assemblée nationale constituante. Quoiqu’en disent les parties prenantes, cette histoire de postes suscite des susceptibilités et des rivalités, et semble être source de tensions, plus que des propos prononcés par un leader politique en extase, qui harangue la foule.
H.J.
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Commentaires
Ecrit par Musulman. 03-12-2011 12:31
Je participais à un séminaire et j’étais très peu disponible.
Plusieurs versets et Hadiths sont franchement politiques. La sourate Youssof (12) en est un exemple. On y voit la corruption des politiciens et qu’il est possible, avec l’Aide de Dieu, d’assainir et de purifier la pratique de la politique. Aussi, beaucoup de versets combattent la dictature comme, par exemple, (اذهب إلى فرعون إنه طغى) et (ما أريكم إلا ما أرى وما أهديكم إلا سبيل الرشاد). Un verset typique contre la séparation entre la politique et la religion est le verset 41 de la sourate Al Hajj (الذين إن مكناهم في الأرض أقاموا الصلاة وآتوا الزكاة وأمروا بالمعروف ونهوا عن المنكر ولله عاقبة الأمور). Contre les laïcs qui sont contre le caractère social de l’Islam, on peut opposer l’emploi du pluriel dans ce verset de La Fatiha (إياك نعبد وإياك نستعين). J’ai été très concis, mais on peut développer beaucoup plus.
Les Ibadhites ont une foi correcte dans les principes. Quant aux détails, il existe des divergences avec les autres écoles. Par exemple, ils croient que les qualificatifs de Dieu sont Dieu Lui-Même. C’est une question philosophique où les savants sont divergents sans jamais y trancher nettement. Cela ne les fait point sortir des musulmans de foi correcte et admissible. Il en est de même pour beaucoup de types de chiites.
Dieu A Inspiré le mal et le bien à tout le monde. Toute personne se tournera vers le mal car ses instincts la guident vers ce bas monde sauf si la religion nous guide vers le bien. Ceux qui ne se laissent guider que par leurs instincts mangeront en excès, pratiqueront le sexe en excès et auront toutes les beautés de la vie de ce monde en excès par tout moyen légal ou non. Ce sont les gens qui sont incroyants en l’autre monde et qui disent toujours : « on ne va pas vivre deux fois ». L’Islam vient faire la part des choses en attribuant à chaque monde sa part sans excès.
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Ecrit par lecteur 28-11-2011 15:33
mais on fuit toujours la vérité! car elle blesse et elle est humiliante
Ecrit par Musulman. 28-11-2011 12:25
Ecrit par Royaliste 25-11-2011 16:10
vous dites que la Fatiha a une connotation politique : je vous demande de nous donnez la Aya qui vous laisse penser ainsi. c'est facile.
Cherchez dans votre bibliothéque et consulter votre entourage : est ce qu'un Ibadite fait partie de Ahl essouna oual jama3a?
les Ibadites sont des Acha3ira?
un Ibadite peut etre un imam de Ahl essouna oual Jama3a?
je ne traite personne de non musulman, parceque c'est le boulot de D.eu de determiner ce que chacun porte dans son coeur.
on accepte un imam chiite dans une mosquée chiite mais un imam chiite ou ibadite a la Zitouna : NON ./
quand au verset فألهمها فجورها
pourquoi le Coran a placé
foujouraha avant ta9waha? c'est un hasard ou c'est pour montrer que l'Homme est pécheur par nature (Exp:Adam).
regradez les enfants entre eux ils sont souvent méchants ? est ce un hasard ou c'est parcequ'ils ne maitrisent pas encore leur Nafs (ego)?
je m'excuse de m'écarter du sujet principale de cet article de Gnet : mais si vous avez des réponses claires vous pouvez me contacter directement sur
titeuf833
Ecrit par Mouwaten 25-11-2011 15:44