Tunisie/Congrès Ennahdha : "Appels à l'union pour le bien du pays"
Publié le Jeudi 12 Juillet 2012 à 16:09
Le 9ème congrès d’Ennahdha a débuté par des versets du Coran et un vibrant hommage aux martyrs de la révolution. Une des personnalités d’honneur : Khaled Mechâal. Principal absent, le président Moncef Marzouki. Le congrès s'étalera jusqu'au dimanche 15 juillet.
Rached Ghannouchi : Un moment historique
Le discours d’ouverture du neuvième congrès d’Ennahdha a été donné par son leader, Rached Ghannouchi. Emu, ce dernier a tenu à remercier les invités qui ont répondu présents et surtout "les générations qui ont contribué à la tenue du congrès public pour la première fois en Tunisie. Ghannouchi, qui a qualifié l'évènement de "moment historique", a déclaré que le peuple est en train de cueillir le fruit d'un travail de longue haleine : "je tiens à rendre hommage aux victimes Yousséfistes, aux syndicalistes et à la femme tunisienne" a-t-il confié.
Profitant de l'occasion, Ghannouchi a rappelé que le mouvement est décidé à réaliser les objectifs de la révolution ; les trahir veut dire trahir Dieu, a-t-il déclaré. Il a appelé le peuple à rester uni et à miser sur un consensus national pour l'intérêt d'un pays qui passe par une période difficile, qu’il a qualifiée de "normale" après une révolution : "Notre pays est le déclencheur d'un printemps arabe qui a enchaîné les victoires en attendant celle du peuple syrien", a-t-il ajouté.
Avant de clore son intervention, le président du mouvement a salué deux amis de longue date: Abdelfattah Mourou et Salah Karkar. En parlant de ce dernier, Ghannouchi a souligné que vivre à l'étranger n'est pas une sinécure : "C'est un Djihad qui fatigue et qui fait des victimes" a-t-il souligné.
Hamadi Jebali : Combattre la contre révolution Le chef du gouvernement, a rendu un vibrant hommage à Khaled Mechâal et au président de la république Moncef Marzouki ; « Ce congrès est aujourd’hui possible grâce à des générations de militants aussi bien en Tunisie que dans les pays arabes. Un grand merci à nos jeunes qui n’ont jamais plié pendant des décennies et ont résisté jusqu’au déclenchement de a révolution et la chute de la dictature. La révolution de la liberté et de la dignité remet la Tunisie sur le droit chemin : un pays fier de ses origines et ouvert au monde. Nous avons lutté pendant 40 ans sans jamais oublier nos principes malgré la sauvagerie des deux dictatures qui ont dirigé la Tunisie. Nous comprenons tout à fait les attentes de notre peuple, mais il est dangereux de persister à demander ce qui est impossible à réaliser par ces temps difficiles, dans un Etat épuisé par la corruption qui gangrène tous les secteurs ».
Jebali a ensuite haussé la voix et rappelé ce qui est, selon lui, le combat le plus urgent : « Il faut mettre fin à la contre révolution, dirigée par ceux qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels » La foule lui coupe la parole et scande : « Non au retour des gangs destouriens ». Le chef du gouvernement conclue : « L’avenir de la démocratie en Tunisie est tributaire de l’éradication de la contre révolution dont les membres tentent de se rassembler pour revenir sur la scène. Afin de lui barrer la route, il faut que la révolution atteigne nos institutions. L’avenir ? Les prochaines élections seront très importantes. Notre parti devra aussi rajeunir ses cadres, pour un futur meilleur ».
Ben Jaâfer : Notre avenir est entre nos mains
La montée du président de l’Assemblée Nationale Constituante explose l’audimètre. Mostapha Ben Jaâfer, à l'inverse de son habitude, hausse la voix et affirme : « Je suis là avec les deux casquettes : celle de l’ANC et d’Ettakatol. Notre avenir est entre nos mains pour un régime républicain qui barre la route au retour de la dictature et un pays qui tient à ses origines arabo-musulmanes. Nous devons aller tous de l’avant et mettre à côté les calculs partisans qui ne font que ralentir le processus de développement. Nous allons consolider la Troïka pour améliorer nos performances et nous tendrons la main à tous ceux qui couperont très clairement avec le passé. Nous honorerons nos engagements. La Constitution ? Elle sera prête à la date prévue. Nous ne trahirons jamais la révolution, quelque soit le prix à payer ».
Abdelfattah Mourou : Ennahdha, pour un nouveau mode de gouvernance
Après des accolades avec Rached Ghannouchi que la foule apprécie via les écrans géants, c’est Abdelfattah Mourou qui prend la parole, après une standing ovation : « Je suis là parce que je ne peux pas refuser l’invitation de Rached Ghannouchi avec lequel j’ai toujours eu des désaccords, mais que j’aime énormément. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans la peur. Nous ne nous cachons plus pour bouquiner, nos filles n’ont plus peur de porter leurs voiles. Nous sommes là en présence de ministres, de hauts responsables et en plus, les policiers nous protègent. Ô mon Dieu ! Les islamistes étaient des sous-citoyens. Dieu merci, cela a changé. Je ne suis pas là pour donner des leçons mais pour me trouver une place parmi vous. A mes camarades d’Ennahdha je dis que maintenant vous êtes au pouvoir, continuez votre projet de société. Les Tunisiens savent qu’Ennahdha ne peut pas éradiquer rapidement les agissements des dernières décennies. Les gens vous ont choisis pour un nouveau mode de gouvernance. Il y va de votre responsabilité de satisfaire leurs exigences. Instaurez l’égalité entre les gens. Ce n’est qu’ainsi que vous réussirez ».
Abbes Zaki : « Nos ennemis sont les votres »
Quelques minutes après le discours tenu par Khaled Mechâal ( voir article : La vision en huit points de Khaled Mechaâl), le membre de haut rang du Comité central du Fatah, Abbes Zaki a appuyé l'appel fait par le chef du bureau politique du mouvement Hamas: "Je suis d'accord avec tout ce qu'il a dit. Nous sommes convaincus qu'il faut combattre ceux qui ont colonisé nos terres!"
Il a ensuite déclaré que la Tunisie a fait un pas en avant depuis la révolution et que les Tunisiens ont besoin d'être conscients que les ennemis de la Palestine sont les leurs. Selon lui, ces derniers feront tout pour les empêcher d’atteindre leurs objectifs surtout que la Tunisie nouvelle joue un rôle important dans la libération de la Palestine : "Nous ne pouvons pas parler de printemps arabe tant que la Palestine n'est pas libre. Aujourd'hui notre pays avance et Israël recule, nous n'attendrons pas l'aval des USA", a-t-il ajouté.
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+3#3RE: Tunisie/Congrès Ennahdha : Ecrit par tunisiano12-07-2012 20:16
Salam Alaykom moi personellement j'ai pas entendu l'hymne National ( NAchid Elwatini) dans ce Congré RABBI yehdi Salam
+4#2NAchid Elwatani Ecrit par tunisiano12-07-2012 20:14
Sala Alaykom moi personellement j'ai pas entendu l'hymne National ( NAchid Elwatini) dans ce Congré RABBI yehdi Salam
-3#1RE: Tunisie/Congrès Ennahdha : Ecrit par Benny12-07-2012 19:47
Le slogan du congres "Notre avenir est entre nos mains" est contraire a la chari3a et peut etre qualifie de Kofr. En effet cette expression est contradictoire avec la notion de "9adha we kadar"
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Commentaires
Ecrit par jawhar 13-07-2012 09:54
Ecrit par tunisiano 12-07-2012 20:16
moi personellement j'ai pas entendu l'hymne National ( NAchid Elwatini) dans ce Congré RABBI yehdi
Salam
Ecrit par tunisiano 12-07-2012 20:14
Salam
Ecrit par Benny 12-07-2012 19:47