Un accord cadre de partenariat a été signé hier samedi entre, d’une part la Compagnie Phosphate Gafsa (CPG), le Pole de compétitivité de Gafsa, le Fond de Reconversion du centre minier et la Biodex, et d’une autre part part la multinationale Protun et la société Sunchem. Prontun étant un groupe représentant plusieurs entreprises européennes (Autriche, Slovaquie, Espagne).
De quoi s’agit-il ? « C’est un accord établi dans le cadre d’une dynamisation de la politique d’encouragement des investissements mixtes entre des entreprises tunisiennes et des investisseurs étrangers pour la relance de la croissance économique, et l’amélioration des conditions de vie dans la région de Gafsa à travers des projets innovants», explique le communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce.
Une idée qui a germé en 2008, où les différents parties citées ont identifié des projets compatibles avec la région de Gafsa, pour créer de l’emploi et impulser la croissance. Pourquoi avoir mis autant avant de passer à l’application ? Mohamed Lamine Chakhari, ministre de l’Industrie et du Commerce répond : « en 2008, il y a eu le soulèvement du bassin minier, et la situation politique n’était pas saine…les partenaires étrangers ont préféré attendre encore, et là ils reviennent avec la ferme intention de passer à l’acte ».
Au total 12 projets sont sur les Starting block, parmi eux, un projet des plantes énergétiques, un projet de création de l’énergie à partir de la biomasse, un projet pour la production du Biodiesel, un projet pour la gestion des déchets ferreux, une usine de parfum, et un projet de production de fleurs.
Alors que la partie tunisienne apporte un soutien logistique, en assistant la partie étrangère dans toutes les formalités administratives nécessaires à la création des sociétés et l’obtention des avantages réglementaires, la partie étrangère est tenue de rechercher toutes les nouvelles opportunités industrielles, agricoles et commerciales ou des services exploitant des richesses, capables de générer des projets innovants. Elle se chargera par ailleurs de réaliser des études de faisabilité technico-économiques et de présenter des dossiers d’exécution des projets retenus.
«La région de Gafsa a besoin de diversifier ses activités…quand on dit le bassin minier, on dit la CPG, mais cette société à elles seule ne suffit pas pour créer des opportunités d’emploi… Le financement de ces nouveaux projets sera à 100% étranger, et la production sera entièrement dédiée à l’export.
Ces projets non seulement sont innovants mais en plus ils respectent l’environnement... Ce sera donc l’opportunité pour nous d’apprendre de nouvelles techniques », dit le ministre, lors de la conférence de presse organisée samedi à l’occasion de la signature de cet accord.
Le volume des investissements est estimé à 120 millions d’euros (240 millions de dinars) avec la création d’environ 4000 emplois. A titre d’exemple La production des fleurs nécessitera 16 millions de dinars d’investissements, avec une capacité d’emploi de 1000 personnes. Quant à un autre projet de maisons préfabriquées, il nécessitera 22 millions de dinars, et emploiera environ 1000 personnes. La gestion des déchets ferreux, aura un coût de 10 millions de dinars et permettra d’employer 350 personnes.
«Parmi ces projets, il y a ceux qui sont déjà prêts à être réalisés, d’ailleurs les différentes parties passeront à l’action à partir de ce lundi, alors que d’autres sont encore au stade d’étude de projet », précise le ministre.
Il est à rappeler que ces décisions d’investissement coïncident avec l’annonce des résultats du concours de recrutement d’agents d’exécution au sein de la Compagnie Phosphate Gafsa, à la Délégation de Oum Laarayes. Des résultats qui ont provoqué des mouvements de contestations dans les rangs des chômeurs mécontents, qui sont sortis hier samedi protester dans les rues de Oum Laarayes.
Chiraz Kefi
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Ecrit par imedhitana 22-04-2012 13:47