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Samedi 24 Février 2018         

Liste noire : L’UGTT appelle à réduire les transactions en liquide et à durcir le contrôle

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Publié le Vendredi 09 Février 2018 à 17:30
L’inclusion de la Tunisie sur la liste noire de la Commission européenne des pays présentant des "déficiences stratégiques" en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, continue à susciter l’indignation dans les milieux politiques et civils, pour ses retombées négatives sur l’image de notre pays, et sa crédibilité auprès de ses partenaires, les institutions de crédit et les agences de notation.

L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) considère cette décision comme étant "un coup grave" porté à l’économie tunisienne, qui aura des répercussions déplorables susceptibles "d’approfondir davantage la crise économique dans laquelle se débat le pays, face au relâchement du gouvernement et à l’absence d’une vision et d’une volonté politique claire pour des choix politiques, économiques et réformateurs réels".

"Cette décision révèle la non-coordination entre les structures de l’Etat, la vulnérabilité des dispositifs de la politique financière et bancaire de la Tunisie, et une réalité économique marquée par la contrebande, l’inflation, le volume de l’économie informelle, et la progression des transactions financières en liquide,  soit en dinar soit en devises, à travers les circuits illégaux, outre l’évasion fiscale et sociale, autant, d’éléments qui facilitent les opérations de blanchiment de fonds, et constituent une couverture pour le financement des partis et associations suspects".

Dans un communiqué de son bureau exécutif ce vendredi 09 février, la centrale syndicale  considère ce classement comme une pression supplémentaire de la part de l’Union européenne, "pour imposer des réformes libérales et impopulaires, s’étonnant du laisser-aller du gouvernement et de la banque centrale quant à faire face à ces décisions à temps, et à prendre les mesures nécessaires pour les éviter".

L’UGTT appelle le gouvernement à prendre des dispositions réformatrices urgentes :

*Créer une commission nationale indépendante pour évaluer le contrôle bancaire, les travaux de la commission des analyses financières, et préconiser des mesures à même de réhabiliter le rôle de la banque centrale en matière de contrôle de la circulation financière intérieure et extérieure, réformer les dispositifs de contrôle des données, évaluer les risques, et moderniser l’administration et sa numérisation…

*Accélérer l’adoption d’une loi portant sur la déclaration du patrimoine et la lutte contre l’enrichissement illicite

*Revoir les exonérations fiscales 

*Décréter une loi limitant les transactions monétaires ne dépassant pas les 5 mille dinars,

*Décréter une loi imposant l’utilisation de la facturation électronique

*Obliger l’ensemble des services d’impôts et de la douane à ne pas faire le recouvrement de l’impôt en espèce

*Renforcer les opérations de contrôle de l’entrée des devises et leur introduction dans les circuits organisés

*Durcir le contrôle sur les revenus du tourisme et de l’exportation, et sur leur entrée d’une manière effective au pays

*Durcir le contrôle et l’audit sur le financement de milliers d’associations et des partis.

Cette décision "alourdit le fardeau pour l’économie nationale déjà éreintée, et rend  extrêmement difficile, l’attraction des investissements étrangers à notre pays", indique Bani Watani. 

Le parti fondé par Saïd Aïdi considère cette décision comme étant "le résultat de l’incurie du gouvernement quant à la nécessité des réformes rapides et efficaces contre les destructeurs de l’Etat, tout en se limitant à brandir le slogan oiseux de lutte contre la corruption".

Sous ce gouvernement, on a enregistré "une inflation record, avec la baisse des réserves en devises à leur plus bas niveau, l’augmentation exponentielle des liquidités en dehors du système bancaire, et une économie parallèle franchissant le seuil des 52 % de l’économie globale", déplore-t-il. 

Le parti pointe ce vendredi "la persistance du vide législatif", s’agissant de "sanctions pénales et financières rigoureuses contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et l’absence de transparence au niveau du registre du Commerce qui ne prévoit pas obligatoirement l’identité des actionnaires et dirigeants des entreprises".

Bani Watani appelle le gouvernement à accélérer la réforme fiscale, et à procéder à une évaluation complète du dispositif de contrôle, en vue d’une véritable lutte contre la corruption.

Gnet


 

Commentaires 

 
0 #1 Elle est forte celle là
Ecrit par Agatacriztiz     13-02-2018 11:42
La meilleure, les spécialistes des "dessous de table" parlent d'interdire les "transactions en liquide"...
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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