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Samedi 18 Mai 2013         

Tunisie/ "Il n'y a pas de justice indépendante sans la liberté des médias"

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Publié le Jeudi 29 Mars 2012 à 20:52
L’Observatoire national de l’Indépendance de la Justice a débuté ses activités le 7 mars courant.  Hamed Rahmouni, juriste, et président de l’Observatoire explique le rôle de l’Observatoire et de la commission de l’Observation de l’information judiciaire : « Les objectifs de la commission c’est de créer un lien entre les journalistes et les juristes. C’est établir une relation entre les médias et la justice pour les besoins des couvertures des affaires judiciaires. Quant à l’Observatoire, son rôle est  de relever les dépassements possibles, aussi bien pour les justiciers que pour les justiciables ».

Parmi les pressions possibles il cite les pressions dont peuvent être victimes les juges, les auxiliaires de justice mais aussi les citoyens qui ont des affaires en cours. « Concernant les juges il peut s’agir de pressions extérieures lors d’un procès, les mutations abusives, les menaces venant des parties deux partis. Ou encore des plaignant dont les affaires sont bloquées en justice ».

Concrètement le rôle de la  commission de l’observation de l’information judiciaire, « est l’observation de la couverture des affaires judiciaires, leur suivi et leur appréciation. On ne peut pas trouver une justice indépendante sans médias libres, et vice-versa. La liberté d’expression permet d’éclairer l’opinion publique et à un grand pouvoir sur elle. On observe également jusqu’à quel point la justice respecte la liberté d’expression et la manière dont elle traite les affaires touchant aux médias », ajoute Hamed Rahmouni.
 
En effet, Il n’existe pas en Tunisie une législation qui précise les droits et les obligations des médias dans leur rapport avec la justice et les affaires judiciaires. Lors d’une réunion organisée cet après-midi au siège de l’Observatoire, son président confronte cette réalité à celle de la législation canadienne qui prévoit un code de la gestion de la relation entre la justice et les médias. Ce code précise les libertés dont disposent les journalistes à l’intérieur des tribunaux, y compris la liberté de circulation, de disposer d’un centre de médias, de documentation, les conditions de tournage, etc. 
 
Cette commission de l’information judiciaire aura également des antennes régionales, pour observer les conditions de déroulement des affaires judiciaires et leur diffusion par les médias dans les régions, mais aussi des affaires judiciaires concernant les médias. « Les juristes ne sont pas formés de telle manière à traiter les affaires avec des organismes médiatiques, comme a été le cas pour Nessma, pour Ettounsia et celle du journaliste de MosaïqueFM. La juridiction tunisienne ne prévoit pas avec exactitude des textes pour ce type de conflits  », dit-il.
Les auxiliaires de justices sont aussi concernés par ce travail, et ils représentent 25 corps de métiers, comme les médecins légistes, les experts, les douaniers, les agents pénitenciers, les huissiers, les topographes, les inspecteurs du travail, les experts comptables, et tous les métiers-clés qui contribuent à la bonne marche de l’appareil judiciaire. 
 
« Par ailleurs, avec l’avènement de la liberté d’expression, les médias peuvent être dangereux, en l’absence d’une déontologie. La question qu’on se pose est si les médias seront au service de l’indépendance de la justice où seront-ils juste à la recherche du sensationnel », dit Ahmed Rahmouni. 
 
L’équipe de l’Observatoire pense à ce titre, organiser des sessions de formations et d’apprentissage, en invitant des experts formateurs des deux camps, juristes et hommes des médias.  Une troisième commissionplanchera sur la juridiction médiatique, et une 4ème sera spécialisée dans les dépassements des médias. 

Le président de l’Observatoire, termine avec un appel à toutes les forces vives des deux côtés à ce joindre à cet organisme pour y apporter une contribution effective, «pour garantir la liberté des médias et de la justice, ne sont-ils pas des objectifs majeurs de cette période transitionnelle ? », dit-il.
Chiraz Kefi 
 
 

Commentaires 

 
-2 #1 Que du baratin..
Ecrit par The Observer     30-03-2012 10:24
Je me demande de quels médias Monsieur parles?
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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