Gouvernement : Vote de confiance, prestation de serment et investiture en début de semaine

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Publié le Jeudi 07 Septembre 2017 à 14:54
Youssef Chahed. Le remaniement ministériel annoncé hier par Youssef Chahed n’a pas apporté de grandes surprises. Sa structure partisane est constante,  tournant autour de trois partis, Ennahdha, Nidaa et Afek. Des figures indépendantes rejoignent la coalition, qualifiée par son chef, de gouvernement de guerre.

Composé de 43 membres dont 28 ministres et 15 secrétaires d’Etat, le gouvernement est clairement en sureffectif, ce qui montre que Youssef Chahed s’est déployé à satisfaire les différents partis de sa coalition, en leur garantissant une présence significative au sein du nouveau cabinet, tout en faisant appel à des compétences indépendantes dont la technicité et l’expertise contribueraient à régler les épineux problèmes posés dans un tel secteur ou tel autre, et en créant des postes dictés par la conjoncture , à l’instar du portefeuille créé à la Kasbah de ministre chargé du suivi des grandes réformes, un message aux bailleurs de fonds dont le FMI, qui assortit son programme de soutien financier et technique à l’avancée en matière de réformes, ou de secrétaire d’Etat à la diplomatie économique, dont le rôle serait de promouvoir l’image de la Tunisie, de lui permettre de conquérir de nouveaux marchés dans différents pays du monde, dont l’Afrique, et de drainer des investissements.

Le gouvernement est attendu sur plusieurs dossiers et n’aura pas droit à l’erreur. Il aura à poursuivre la guerre contre le terrorisme, la corruption et à mener la bataille pour le développement, l’emploi et contre les disparités régionales, avait déclaré hier Youssef Chahed, évoquant "un gouvernement de guerre".

Le locataire de la Kasbah expliquera lundi 11 septembre, les raisons et les objectifs de ce remaniement et présentera la politique du gouvernement à la prochaine étape, à l’hémicycle, lors d’une séance plénière, tenue lors d’une session parlementaire extraordinaire, pour le vote de confiance au gouvernement. Les nouveaux membres du gouvernement devront passer au vote un à un, et arithmétiquement, vu le poids de la coalition gouvernementale au parlement, la confiance devra leur être accordée sans coup férir.

L’annonce du Front populaire de ne pas voter la confiance à la nouvelle équipe, ne changera rien à l’équation, excepté le fait de confirmer que le gouvernement d’union nationale remanié, aura la même opposition à l’Assemblée, que ceux qui l’ont précédé, celle qui désapprouve d’emblée son "orientation libérale, à la solde des institutions financières internationales".

Sauf coup de théâtre de dernière minute, les nouveaux membres du gouvernement prêteront serment devant le chef de l’Etat en début de semaine et seront investis dans la foulée, après quoi ils seront réunis au complet lors d’un conseil des ministres à la Kasbah, où le chef du gouvernement aura à leur présenter la feuille de route devant les conduire, sauf impondérables et graves soubresauts, jusqu’à 2019.
Gnet