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Mardi 19 Septembre 2017         

Tunisie/ Fête du 25 juillet : La 2ème république tarde à prendre son envol

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Publié le Lundi 24 Juillet 2017 à 14:04
Habib Bourguiba le jour de la proclamation de la république, le 25 juille 1957.La Tunisie célébrera demain, mardi 25 juillet 2017, le 60ème anniversaire de l’avènement du régime républicain. Il y a six décennies, au sortir de la colonisation, la monarchie était abolie, et la république instaurée par la première Assemblée constituante, sous la présidence de Jallouli Farès. Proclamé premier président de la république naissante, Habib Bourguiba était investi des pleins pouvoirs, s’appuyant alors sur un néo-destour triomphant.

La première république était celle de la consécration de l’indépendance et de la construction de l’Etat moderne. Ce pan de l’histoire nationale contemporaine était marqué par plusieurs événements politiques, économiques, sociaux, sociétaux, qui font que la Tunisie est ce qu’elle est aujourd’hui.

Côté cour, et un côté jardin

L’entreprise de modernisation amorcée par celui qu’on appelait le combattant suprême était appuyée sur deux principaux piliers : la promotion de l’éducation de masse et l’émancipation de la femme, avec la promulgation du Code du Statut Personnel (CSP), quelques mois après la proclamation de l’indépendance, le 13 août 1956. Deux réformes révolutionnaires ayant affranchi la société des archaïsmes, contenu l’analphabétisme et l’illettrisme dans des proportions relativement réduites, et conféré au pays une place d’avant-garde en termes de condition de la femme.

L’élan réformateur insufflé par Bourguiba était limité. Sans embrasser le champ politique, il avait des conséquences, peu ou prou désastreuses dans la sphère économique.

Expérimentant sans succès socialisme et libéralisme, le pays n’a pu trouver la voie de la prospérité, ni avec le système des coopératives d’Ahmed Ben Salah, ni avec le tournant libéral amorcé par Hédi Nouira.

Au volet politique, le monolithisme et l’autocratie étaient de mise, et l’instauration de la présidence à vie en 1975, a privé le pays de tout espoir d’ouverture, et a approfondi les fissures entre l’Etat-parti ou le parti-Etat d'un côté, l’opposition et les organisations nationales en prime l’UGTT de l'autre, dans un climat caractérisé par l’exacerbation des inégalités et des tensions sociales.

Le système dictatorial dont les germes ont été semés dès l’aube de l’indépendance, a sévi pendant 55 ans, pour connaitre son épilogue le 14 janvier 2011.

La Tunisie a ouvert depuis un nouveau chapitre de son histoire avec l’amorce d’une transition politique et économique mouvementée, difficile et marquée par différentes crises, dont la plus aigue est celle de 2013, ayant failli la mener vers la guerre civile. L’esprit de sagesse et de dialogue a fort heureusement triomphé, et le modèle pacifique a pris le dessus,  avec l’adoption, le 26 janvier 2014, par la deuxième assemblée constituante, d’une nouvelle constitution, censée opérer le passage effectif vers la deuxième république.

Dès lors des élections présidentielles et législatives démocratiques et transparentes ont été organisées, ayant donné lieu à une alternance pacifique au pouvoir, à l’avènement d’institutions élues, et à la consécration du régime républicain et de l’Etat civil.

La deuxième république tarde, néanmoins, à faire ses marques et à prendre son envol. La jeune démocratie tunisienne reste vulnérable, face aux menaces sécuritaires encore persistantes malgré les avancées réalisées,  et aux difficultés économiques encore inextricables.

La transition politique reste, elle inachevée, et le régime mixte inscrit dans la nouvelle constitution a montré aussitôt ses limites, avec une instabilité politique durable, marquée par la succession de sept chefs du gouvernement. Des voix prônent, par moments, une réforme constitutionnelle, que d’aucuns interprètent comme une régression du projet démocratique et révolutionnaire.

Le problème ne réside pas, néanmoins, dans le texte, a fortiori qu’il n’est pas appliqué au pied de la lettre au regard de la réalité d’aujourd’hui, mais plutôt dans le contexte, ses contraintes, ses pressions et ses pesanteurs.
Gnet

 

Commentaires 

 
+1 #2 une lecture légère
Ecrit par tahfoun     24-07-2017 23:40
J'ai jamais vu des gens 9allebit fista comme les tunisiens...après le miracle tunisien on parle aujourd'hui d'échec...que de manipulations et lecture orientée de l'histoire...kithb, nife9, ta3tim...on se pose la question, la tunisie n'a pas atteint dans les années 70 une certaine prospérité socio-économique et aussi dans les années 90 la même chose...la Tunisie n'a pas tenu jusqu'à 2010 des équilibres en termes macro-économiques...mais avec le retour d'eche3bewia wel conservatisme we tojjars eddine we 7ou9ou9 la tunisie ne se remettra pas debout....
 
 
0 #1 Democratie ?
Ecrit par Ecolobib     24-07-2017 17:29
Les experts électoraux dident qu'il faut parfois 10 ans pour avoir une démocratie.
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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