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Mardi 19 Septembre 2017         

Tunisie/ Egalité dans l’héritage : Le débat serait tranché au parlement

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Publié le Lundi 14 Août 2017 à 14:03
Béji Caïd Essebsi dans son discours du 13 août.Béji Caïd Essebsi veut faire sauter un verrou, que Bourguiba n’a pas osé franchir. Le chef de l’Etat a fait sienne une revendication féministe de longue date, celle de l’égalité dans l’héritage. Il a a aussi préconisé une légalisation du mariage d’une tunisienne avec un non-musulman, en appelant à la révision de la circulaire 73.  

Le disciple cherche à faire mieux que son mentor. Emancipateur de la femme et instigateur du code du statut personne (CSP), Habib Bourguiba n’a pas eu l’audace d’aller plus loin dans ses réformes modernisatrirces, de toucher au droit successoral, et de contredire les versets coraniques qui prévoient deux parts pour l’homme, et une part pour la femme   يُوصِيكُمُ اللَّهُ فِي أَوْلَادِكُمْ ۖ لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الْأُنثَيَيْنِ (An-Nissaa 11). 
 
Ce n’est pas l’envie de le faire qui lui a manqué, mais c’est parce qu’il a été dissuadé à l’époque par les cheikhs la Zitouna et autres oulémas de l’Islam. Le combattant suprême craignait-il aussi les réactions que cette réforme pouvait susciter dans une société encore largement conservatrice. 

Béji Caïd Essebsi considère, lui, qu’il est aujourd’hui possible de prévoir l’égalité progressive en matière d’héritage, s’appuyant en cela sur la nouvelle constitution du 27 janvier 2014 qui dispose dans son article 21 de "l’égalité entre citoyens et citoyennes en droits et en devoirs". BCE jette la balle dans le camp des juristes tunisiens pour trouver les formules adéquates et conformes aux préceptes religieux et constitutionnels. 

L’annonce du chef de l’Etat a suscité des réactions contrastées. Alors que certains l’ont considérée comme une atteinte aux préceptes de l’Islam, et à la constitution qui prévoit dans son article premier que l’Islam est la religion de la Tunisie, et qui stipule également que le texte de loi ne doit pas contredire le texte religieux. D’autres l’ont applaudie, la considérant comme étant révolutionnaire et progressiste. 

Diwan Iftaa, lui, approuve, sans réserve aucune, la position du chef de l’Etat, "père de tous les Tunisiens pour sa grande expérience politique, son intelligence, et sa perspicacité", souligne-t-il. Dans un post sur sa page officielle, Dar al-Iftaa considère que le chef de l’Etat était "excellent dans son discours de dimanche 13 août". Ses "suggestions étaient une consolidation de la place de la femme, une garantie et une activation du principe d’égalité entre l’homme et la femme en droits et en devoirs prônée par notre sublime religion", dit Dar al-Iftaa évoquant les traités internationaux ratifiés par la Tunisie, en vue d’éliminer les écarts en matière de droits entre les deux sexes.

Le président de la république a d’ores et déjà le mufti de la république, Othman Battikh, à ses côtés, celui dont la principale mission est d’émettre des Fatwas (avis juridiques) pour légiférer sur telle ou telle question équivoque conformément à la religion. Ceci ne permet en rien, néanmoins, de clore la polémique qui promet d’être vive, et qui serait tranchée au parlement certainement moyennant des compromis, aussitôt la commission des libertés individuelles et de l’égalité d’ores et déjà créée aura présenté son rapport sur les réformes préconisées.  

Selon les spécialistes du droit successoral en Islam, le dispositif, tel que détaillé par le texte coranique et le Feqh tunisien, est très complexe et comprend plusieurs cas de figure, l’homme hériterait plus que la femme dans seulement quatre cas. Dans d’autres cas, la femme hériterait plus que l’homme, ou serait seule à hériter alors que l’homme n’hérite pas.
 
Une approche pédagogique gagnerait à être suivie pour expliquer les tenants et aboutissants du texte religieux sur ce sujet délicat et clivant, éviter de susciter la discorde et de diviser la société sur une question, qui est loin d’être prioritaire, à l’heure où le pays est amené à prendre à bras le corps des priorités encore plus urgentes, notamment en matière socio-économique. 
 
Gnet
 
 
 
 

Commentaires 

 
0 #5 @riri et co.
Ecrit par Matwi     17-08-2017 15:46
le texte dans le coran est tellement claire... celui qui n'accèpte pas ce qui est écrit dans le coran n'est pas musuleman.
Pourquoi Allah nous a envoyé un prophète qui nous explique l'islam pendant 23 ans à la place de decendre le livre au complèt dès le début?...
Wallahi même si on arrive à changer la loi il faut toujours être conscient que chaqu'un comparètra seule devant son créateur.
Celui qui s'est marié selon les règles islamiques n'est pas dans le danger d'être jugé comme un ZAANII... Celui (homme ou femme) qui ne respècte pas la loi divine va prendre sa résponsabilité... Il faut seulement se souvenir de la cause pour laquelle nous vivons ici (Sourah 51; verset 56).
Nous ne prendrions rien avec nous sauf nos actes et notre croyance... Ni argent ni maison ni voiture ni travail ni bijoux...
Et Ceux qui ont marié des non-musulemans: ni leurs maris/femmes!

N'oubliez jamais que chaqu'un de nous va gôuter la mort.
 
 
0 #4 Allah est le plus Grand
Ecrit par Patience     15-08-2017 14:28
Bonjour à tous, As Salam Alekoum,

Courage à nos frères et sœurs musulmans de Tunisie qui sont pour l'application de la Charia. Soyez patients mes frères et sœurs contre ces personnes qui veulent tout sauf la loi divine dans votre pays. Soyez endurants dans la volonté d'Allah le Très Haut. Courage !

Qu'Allah vous facilite.

Salam Alekoum,
De la part d'un frère converti à l'islam en France.
 
 
-1 #3 Et NON, ce n’est pas à l’ARP de trancher…
Ecrit par aziz aziz     15-08-2017 11:50
Il faut un REFERENDUM POPULAIRE,
La question doit être simple, exemple « êtes-vous pour l’égalité complète dans l’héritage entre la Femme et l’Homme ». OUI /NON
Et que chacun et surtout chacune assume son choix.
 
 
0 #2 Non, Non et encore Non…il faut un référendum.
Ecrit par aziz aziz     15-08-2017 09:28
Pour des questions aussi controversées, le passage par un référendum populaire et nécessaire, c’est ce qui c’est passé aux pays du sud de l’Europe pour les questions du divorce et de l’avortement.
L’ARP n’a rien à voir là dedans.
 
 
0 #1 bravo
Ecrit par riri     14-08-2017 16:05
Il y a plus de 80 possibilité de répartr l'éhéritage dans le Coran. Le principe suivit étant celui de l'équité.
pourtant, nos religieux ont décidé de n'apliquer qu'une seule de ces possibilité: celle ou l'homme à la deouble de la femme.

bref, pour qui connait le Coran (pour de vrai), donner 100% du temps le double à l'homme est Hram est totalement à l'opposé du Coran.

pourtant, combien d'abrutis pense que c est cela qu il y a dans le Coran???

Bref, bravo a BCE et au Mufti!! Il nous rapproche de la modernité, de la justice, et même de l'esprit du Coran!
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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