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Jeudi 19 Juillet 2018         

Tunisie/ Crise politique : Des partis pointent des conflits de succession !

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Publié le Jeudi 31 Mai 2018 à 14:00
L’attentisme semble prévaloir sur la scène politique. Les réactions se font rares et mitigées face à la crise politique qui secoue le pays, depuis l’annonce de la suspension du document de Carthage par le président de la république lundi dernier, et l’allocution de Youssef Chahed, mardi soir, où il a étalé au grand jour, son conflit avec le directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi.

Seuls quelque partis ont réagi dans des communiqués officiels à cette crise, et ont mis en garde contre ses répercussions sur le pays, sa stabilité et son image à l’extérieur.

Al-Joumhouri considère la suspension du document de Carthage comme "une chute retentissante du processus de Carthage, et un échec cinglant du système de 2014". "Ce que ce système a échoué à réaliser pendant quatre ans, est impossible à concrétiser en une seule année par un nouveau gouvernement, même s’il s’engage à ne pas se présenter aux prochaines élections", estime le parti.

La Tunisie a besoin aujourd’hui d’un gouvernement électoral restreint, qui œuvrera à mettre un terme à la dégradation de la situation économique et sociale, à préserver la stabilité sécuritaire, à assainir le climat politique, et à préparer le pays aux prochaines élections, souligne-t-il. Les deux têtes de l’exécutif devront se consacrer à leurs missions au sein de l’Etat et ne pas se porter candidat aux prochaines élections, et préparer un climat politique approprié pour surmonter cette étape difficile loin des "conflits de succession" dont la Tunisie a tant souffert tout au long de son histoire politique, ajoute al-Joumhouri.

La suspension du document de Carthage représente "une fin naturelle" pour un processus qui s’est appuyé sur des "équilibres fragiles, des calculs étriqués et des accords frelatés", renchérit Harak Tounes al-Irada.

Le parti fait assumer la totale responsabilité aux participants à ce processus parallèle, qui constitue une "violation de la constitution et de ses institutions", "l’exacerbation de la crise du pouvoir, et tout ce qui en découle, comme retombées sur la stabilité du pays, et son image auprès de ses partenaires, et le moral des Tunisiens".

Al-Harak appelle les organisations nationales à se tenir à l’écart de ce processus et à retrouver leur rôle originel en matière de préservation de l’équilibre social et de défense de leurs affiliés. 

Le fait d’entraîner le pays dans cette crise politique qui s’ajoute à une crise économique et sociale est un comportement irresponsable, de la part de forces qui semblent prêtes à sacrifier la stabilité de l’Etat, et déterminées à faire passer la bataille du parti vers les institutions de l’Etat, dans le cadre du conflit de succession et de positionnement dans la perspective des prochaines élections présidentielles, s’élève le parti.

Al-Harak appelle les forces d’opposition "à se rencontrer et à coordonner les positions et les actions sur la base de la préservation de la stabilité, du processus démocratique, et de la souveraineté populaire, et du refus des injonctions étrangères en vue d’imposer des recettes économiques et financières toutes prêtes, et un accord de partenariat asymétrique et inéquitable avec l’Union européenne".

Le Parti des travailleurs considère, lui, le document de Carthage II comme une tentative de reconduire les mêmes choix, et un pas pour accélérer la réalisation "de ce qui est faussement appelé les grandes réformes, dictées par le FMI, ce qui va approfondir la crise économique, et mener le pays à l’effondrement".

Le parti considère "les conflits déclarés et dans les coulisses sur le limogeage de Youssef Chahed et son gouvernement, comme étant l’un des aspects des différends au sein de la coalition au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et les milieux influents à Carthage, et une course anticipée pour avoir la mainmise sur les centres du pouvoir, et les institutions de l’Etat, des conflits qui n’ont rien à voir avec l’intérêt du pays". 

Le PT dénonce "l’ingérence étrangère insolente" dans des questions de souveraineté, notamment pour ce qui est du gouvernement, du fonctionnement des institutions de l’Etat, et de la nomination des hauts responsables, et appelle les forces politiques et civiles à agir rapidement contre ces graves évolutions.

Gnet
 

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