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Mardi 25 Septembre 2018         

Tunisie/ Commission des Libertés : La controverse autour du rapport ne faiblit pas !

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Publié le Mardi 03 Juillet 2018 à 13:56
Le rapport de la  commission des libertés individuelles et de l’égalité continue à alimenter la controverse. Des avis aux antipodes s’expriment jour après jour autour de sa teneur, entre ceux qui le considèrent comme "un facteur de progrès et de modernisation de la société", et d’autres qui y voient "une atteinte aux fondements de la religion, de la morale, et du modèle de société".  

L’association tunisienne des sciences de la Chariaa a mis en garde à l’issue de la tenue de son assemblée générale, dimanche 01er juillet, contre les conséquences déplorables du rapport, y percevant "une atteinte aux fondements religieux et moraux", et appelant les Tunisiens à s’attacher aux prescriptions de leur religion.

Ce rapport est contraire à la nature humaine saine, légitime la  permissivité sous le nom de la liberté, la destruction de la famille, la rupture des liens sociaux fondés sur les valeurs islamiques, et augure un anéantissement du modèle sociétal du peuple tunisien, qui est enraciné dans son identité religieuse islamique depuis 14 siècles, et institue la discorde sociale, souligne-t-elle.

L’université Zitouna avait  affirmé n’assumer aucune responsabilité scientifique ou morale envers la teneur de ce rapport, y voyant "une récupération éhontée des valeurs et prescriptions de l’Islam".

Les enseignants de l’université de la Zitouna ont estimé que ce rapport était "contraire aux dispositions régissant la famille en Islam comme les dispositions de l’héritage, de la dot, de la filiation, la prise en charge de l’homme par la femme", etc., "le rapport est attentatoire à  l’identité arabo-musulmane du peuple tunisien, ses symboles sacrés et ses valeurs spirituelles et morales".

Il constitue également, à leurs yeux, "une atteinte à la paix et l’harmonie de la société, déstabilise la sûreté et la souveraineté nationale, et attente à l’unité nationale en consacrant l’individualisme, la permissivité et la débauche". Comme il porte atteinte à la Tunisie dans son appartenance arabo-musulmane, considèrent les enseignants de la Zitouna, rejetant ce rapport, et réclamant son retrait et son annulation conformément à l’article 1er de la constitution. 

Dans l’autre camp, des universitaires, intellectuels et activistes ont publié une pétition de soutien à la commission des libertés individuelles et de l’égalité, dénonçant la campagne qui la vise. 

Les signataires de cette pétition (paru sur le site d’al-Chourouk) affirment "le droit de la société au développement, au progrès et à la consécration des valeurs de liberté, de justice et d’égalité", annoncent leur soutien aux propositions de la commission, et y perçoivent une consécration de la constitution du 27 janvier 2014, des traités internationaux des droits de l’homme et des conventions internationales signées par la Tunisie.

Ce rapport présente de nombreuses suggestions qui sont de nature à développer notre arsenal législatif, et à imprégner nos textes de loi de l’esprit de la constitution, indiquent-ils en substance.

"Le rapport décrète les libertés individuelles, fait prévaloir l’égalité et la non-discrimination entre les citoyens et les sexes, et reconnaît les principales libertés individuelles, à l’instar de la liberté de conscience, la liberté de culte, et la liberté de la vie privée", ajoutent-ils.

Les signataires parmi lesquels figurent l’ancienne ministre de la Culture, Latifa Lakdhar, le chercheur en histoire contemporaine, Amira Sghaïr, le politologue et universitaire tunisien en France, Cherif Ferjani et autres dénoncent le communiqué des professeurs de l’université de la Zitouna, le considérant comme "un retour en arrière et une régression par rapport aux acquis modernistes décrétés par la nouvelle constitution tunisienne".

Le gouvernement, lui, choisit la neutralité, tout en saluant le débat que suscite ce rapport.

Dans une déclaration hier aux médias, la ministre de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des personnes âgées, Neziha Abidi, a déclaré hier, lundi 02 juillet, que le gouvernement se gardait d’appuyer telle ou telle position, tout en soutenant "la dynamique intellectuelle" ayant accompagné le processus d’élaboration de ce rapport et sa publication.

Le rapport propose de réorganiser la dot المهر, d’annuler le délai de viduité العدة pour la veuve, ainsi qu’al-Qyama القوامة  (responsabilité qu’à l’homme envers la femme), et al-Nafaka النفقة, l’obligation de l’homme de prendre en charge sa femme.

Il propose l’abrogation de la peine de mort, annule la criminalisation de l’homosexualité, prône une liberté intellectuelle et artistique absolue, et prévoit une peine de prison, pour toute atteinte à la confidentialité de la vie privée d’autrui. 

Gnet

 

Commentaires 

 
-1 #1 la caravane avance
Ecrit par Royaliste     03-07-2018 19:00
les ''vieux turbans'' ont condamnés le CSP et leurs héritiés refusent tout changement et toute critique des carcans qui étouffent le citoyen

a les écouter il serait préférable de réintroduire l'esclavagisme et le ملك اليمين
 
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