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Mardi 11 Décembre 2018         

Tunisie/ ARP : Chahed défendrait lundi son remaniement, sur fond d'un appel à l’unité

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Publié le Samedi 10 Novembre 2018 à 11:54
Youssef Chahed interviendra lundi 12/11 devant l'Assemblée. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tiendra lundi 12 novembre à partir de 10 heures une séance plénière consacrée au vote de confiance aux nouveaux membres du gouvernement désignés, une semaine après l’annonce du remaniement ministériel partiel, opéré par le chef du gouvernement.

La plénière devra être ouverte par le président de l’Assemblée, Mohamed Ennaceur, qui en présentera l’ordre du jour, et donnera par la suite la parole à Youssef Chahed.

Le locataire de la Kasbah devra prononcer un discours pour expliquer les motifs et les objectifs de ce remaniement, et les principales missions imparties à la nouvelle équipe, à même de conduire le pays aux prochaines échéances électorales de décembre 2019.

Le chef du gouvernement réitérerait avoir opéré ce remaniement conformément à ses  prérogatives constitutionnelles, et avoir accéléré le calendrier afin que la nouvelle équipe soit investie avant le début du marathon budgétaire, la discussion du projet de loi des finances en plénière et d'autres échéances cruciales en perspective.

L’investiture de ce gouvernement, dirait-il, devra mettre un terme à la crise ayant secoué le pays pendant des mois, et qui a grandement contribué à envenimer le climat général et à freiner l’action. Chahed mettrait l’accent sur l’amélioration de certains indicateurs économiques à l’instar de la reprise du tourisme, des exportations, des investissements et de la croissance, tout en évoquant la persistance des tensions macro-économiques, qui se traduisent notamment par la dépréciation du dinar par rapport aux principales devises étrangères, le creusement du déficit et la hausse de la dette. Il rappellera ses objectifs initiaux d'acheminer ces indicateurs vers le vert à l’horizon de 2020.

La relation avec les partenaires sociaux serait également évoquée lors de ce discours, notamment avec l’UGTT, où le chef du gouvernement devrait promettre un accord avec la centrale syndicale, pour éviter la grève du 22 novembre dans la fonction publique, à l’instar de l’accord conclu précédemment dans le secteur public et ayant conduit à l’annulation du débrayage du 24 octobre. 

Le co-chef de l’exécutif énumérerait les principales missions de son nouveau gouvernement : la première est de poursuivre la mise en œuvre des grandes réformes notamment celles de la fonction publique, des caisses sociales, du dispositif de subvention, etc. , la deuxième est de répondre aux demandes pressantes de la population, notamment dans les régions intérieures. La création d’un ministère qui lui est rattaché chargé de l’économie sociale et solidaire, aurait pour but d’y redynamiser l’activité économique. Et la troisième et ultime mission est d’assainir le climat et de préparer les contions à la tenue de la présidentielle et des législatives de 2019, afin qu’elles soient entourées des conditions d’intégrité et de transparence, de manière à permettre au pays de parachever son processus transitoire, et d’asseoir sa démocratie. 

Coalition gouvernementale élargie

Le chef du gouvernement soulignerait que l’élargissement de sa coalition gouvernementale qui comprend outre des ministres d’Ennahdha, de Nidaa (dont aucun n’a jusque-là obtempéré au mot d’ordre de démission lancé par le bureau politique du mouvement HCE/ Riahi et semblent ainsi tous choisir le gouvernement plutôt que le parti), ainsi que d’el-Moubadara, et de Machou tounes... est de nature à assurer le cordon politique à son gouvernement. Il lancerait un appel à l’apaisement et à l’unité, et à dépasser les tiraillements et les querelles partisanes qui empêchent le pays d’avancer, condition sine qua non à la tenue du scrutin dans une atmosphère saine.

Le chef du gouvernement ne devra pas dévoiler ses intentions pour les prochaines élections et insister que sa priorité serait de sortir le pays de la crise politique et de le préparer aux prochaines échéances économiques et politiques.

La déclaration gouvernementale sera suivie d’un débat qui s’annonce long, houleux et controversé. Entre ceux qui défendront la démarche de Chahed et son remaniement à même de sortir le pays de la crise, et de lui permettre de concentrer l’action sur les questions de fond, et d’autres qui marqueront leur désapprobation envers sa manière de faire, qui s'arrêteront aux irrégularités présumées ayant entaché ce remaniement, et pointeront  son échec et son incapacité à sortir le pays de l’ornière, d'aucuns reviendraient sur la crise au sein du pouvoir exécutif, que le président de la république a confirmée par sa conférence de presse de jeudi dernier. Certaines figures proposées dans ce gouvernement seront contestées, notamment celle de René Trabelsi nommé au tourisme, que de nombreuses voix accusent d'être partisan de la normalisation et de prêter allégeance à l’entité sioniste.

Chahed devra défendre sa politique sur la forme et le fond, et répondre à un chapelet de critiques, pour enfin solliciter le vote de confiance aux nouveaux membres de son cabinet : 13 ministres et 05 secrétaires d’Etat. Ceux-ci passeront au vote un à un. Arithmétiquement, ils devront tous passer l’examen parlementaire avec succès, étant donné que les soutiens de Chahed à l’Assemblée dépasse largement la majorité requise absolue (50+1). Le chef du gouvernement dispose a priori s’une majorité parlementaire de 122 députés,  Ennahdha (68 députés), coalition nationale (40 députés) et Bloc al-Horra Machrou Tounes (14 députés).

Une fois entériné par l'Assemblée, les nouveaux membres du gouvernement devront prêter serment devant le président de la république. La cérémonie de prestation de serment se déroulerait dès le retour du chef de l’Etat de Palerme, où il participera les 12 et 13 novembre à une conférence internationale sur la Libye.

BCE avait affirmé jeudi que le sort de ce gouvernement est entre les mains du parlement, qu’il ne sera pas contre sa décision, et s’en tiendra à ses prérogatives constitutionnelles, en permettant à tout type de prestation de serment sur le  Coran ou autre d’avoir lieu, et en signant le décret portant sur l’avènement du nouveau gouvernement.

Le gouvernement remanié serait officiellement investi, selon toute vraisemblance, mercredi, et un conseil des ministres légal aurait lieu dans la foulée pour donner le coup d'envoi de cette nouvelle étape.
H.J.

 

 

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