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Mardi 21 Novembre 2017         

Tunisie/ ANC : Moncef Marzouki ne sera pas destitué demain !

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Publié le Mardi 25 Juin 2013 à 17:56
Moncef MarzoukiA la veille de l’examen en plénière de la motion de censure contre Moncef Marzouki, prévue demain mercredi 26 juin 2013 à l’Assemblée nationale constituante, des députés ont jugé bon de retirer leurs signatures, étant donné que le pays a besoin actuellement de stabilité et d’unité. Ahmed Nejib Chebbi, l’une des figures de proue de l’opposition à l’ANC, a annoncé ce mardi sur Express son intention de voter contre la motion de défiance contre le chef de l’Etat. Selon ses dires, la procédure de destitution du président de la république ne peut être enclenchée qu’en cas de "haute trahison". Le député d’al-Joumhouri a dit "respecter l’Etat, les institutions et les symboles de son pays", et ne souhaite pas voir le président de son pays, quel qu’en soit le nom, faire l’objet d’une telle procédure pour des propos qu’il avait tenus, se défendant de tout arrangement avec Marzouki à ce sujet.

Pour rappel, cette motion de censure  a été présentée par un groupe de députés conduit par le constituant d’al-Massar,  Samir Bettaieb, en protestation contre les propos tenus par Moncef Marzouki en mars dernier au Qatar dans une interview accordée à al-Jazeera. Le locataire de Carthage avait déclaré que "si les extrémistes laïcs arrivaient au pouvoir par quelque manière que ce soit, suite à un putsch par exemple, ils seraient accueillis par une révolution qui sera impitoyable à leur égard". Le cas échéant, il n’y aura pas de sages prônant la modération et l’unité nationale, à l’instar de Rached Ghannouchi, de Mustapha Ben Jaâfar et de Moncef Marzouki, avait-t-il dit en substance,  exprimant sa crainte de voir, dans ce cas là, "les guillotines installées".  

Indépendamment de la teneur de ces propos et de la large controverse qu’ils avaient suscitée, ils paraissent en ce mardi 25 juin bien lointains, et totalement dépassés par les événements qui s’accélèrent en Tunisie au point qu’ils se détrônent les uns, les autres. Discuter de la destitution du président à l’heure où le pays traverse une conjoncture difficile marquée par des défis économiques, sociaux et sécuritaires est mal-a-propos. A fortiori que cette motion de censure constitue un précédent, car jamais un président n’a été confronté à une procédure de ce type pour avoir exprimé des opinions et livré une analyse sur une question donnée. Quand bien même ses propos auraient déplu et scandalisé, ils ne requièrent pas le recours à cette sanction extrême.

La plénière de demain n’aboutira pas, selon toute vraisemblance, à la destitution du président. Il n’y aura pas de coup de théâtre. Ce sera une énième séance de politique spectacle jouée sous les oripeaux de l’ANC ; une occasion supplémentaire pour les députés des différents bords de gloser, de marquer leurs clivages, et aux Tunisiens de se lasser encore plus de cette théâtralisation à outrance de la vie politique, qui ne les a menés nulle part, sauf à l’incertitude et à la peur du lendemain.  

La classe politique donne l’impression en s’empêtrant dans ces faux-problèmes et ces faux-débats de vouloir prolonger cette période transitoire, a un moment où celle-ci devrait entamer sa dernière ligne droite avec le débat, l’adoption et la promulgation de la nouvelle constitution. A ce jour, tout le monde sait au demeurant où réside les failles dans le projet de loi fondamentale ; opposition, experts et citoyens lambda formulent quasiment les mêmes remarques et les mêmes critiques, mais rien n’est entrepris concrètement pour rectifier le tir, introduire les modifications requises et passer au débat, et puis au vote. On nous dit que les élections vont se dérouler d’ici la fin de l’année, le chef du gouvernement, Ali Laâridh, l’a réitéré ce mardi  à Bruxelles, alors qu’on est à six mois de la fin de l’année, on en ignore encore la date, et l’instance électorale qui doit en superviser le déroulement n’est pas encore en place. Une situation  désespérante et on a du mal à entrevoir le bout du tunnel.

H.J.

 

Commentaires 

 
0 #3 RE: Tunisie/ ANC : Moncef Marzouki ne sera pas destitué demain !
Ecrit par Montygolikely     26-06-2013 16:40
Comme s'il réprésentait à lui tout seul la stabilité et l'unité du pays, mais à qui on veut faire croire ça ?
 
 
0 #2 Ok pou ne pas le destituer mais le juger plus tard de ces propos .
Ecrit par Tounes hora     26-06-2013 11:44
Un bonne decision de ne pas de le destituer peut ce revirement est du à la demission de rchid ammar. Surtout, il ne faut pas oublier ces propos et il faut le juger pour intenter à la guerre civil la tunisie. J'espère que Nida tounesse gnagnera les elections et qu'il jugeront les criminels de ce regime à commencer par rached elghnouchi uis mustfa ben jafar, marzouki, ali alryadth habou etc tous ce qui sont en complicité d'avir mis en danger le pays.
 
 
+2 #1 dépenses inutiles
Ecrit par Royaliste     26-06-2013 08:56
quel est le bilan de Marzouki?
a part renmplir son palais de bandits, de hors la loi et de LPR?

Monsieur 30 000DT par mois ne sert a rien, il peut partir ou rester cela ne changera absolument rien a la vie des tunisiens.

la présidence de Marzouki et son train de vie coutent 80 milliards par an, combien d'emploi pouvons nous créer avec cet argent?
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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