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Mercredi 22 Février 2017         

Tunisie : Une mineure de 13 ans violée et mariée de force !

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Publié le Mardi 13 Décembre 2016 à 16:30
Une fillette de 13 ans a été violée et est enceinte de trois mois. Le tribunal autorise son violeur à l’épouser, ce qui est de nature à arrêter les poursuites judiciaires. La petite fille est doublement sanctionnée, et sa vie sera gâchée à jamais. Le ministère de la femme dit avoir œuvré à obtenir l’annulation du mariage, mais en vain…

Au pays du code du statut personnel (CSP), du code de l’enfance, et où l’égalité homme/ femme est inscrite dans la constitution, les femmes continuent à subir les formes de violence les plus humiliantes, et cela semble se transmettre de mère en fille, et de génération en génération. La violence contre les femmes revêt différentes formes : matérielle, psychologique, morale, économique et sexuelle. Elle touche différentes catégories de femmes : instruites et analphabètes, aisée et pauvre, et aussi tous les âges.

Les campagnes de sensibilisation menées à une cadence plus ou moins fréquente permettent quelque peu de rompre l’omerta, sans avoir des résultats concrets dans la réalité. Et quand des textes de loi sont, clairement, au détriment des femmes, cela produit des scandales qui choquent la société et  font pousser des cris d’orfraie aux activistes des droits de l’homme.

Telle l’affaire de cette petite fille de 13 ans, qui violée par un jeune de 20 ans, tombe enceinte et se retrouve obligée, par ordre judiciaire de l’épouser. La jeune fille est doublement sanctionnée, et est privée de disposée d’elle-même ou de choisir.

Selon des informations médiatiques, le tribunal de première instance du Kef a autorisé l’auteur du viol à conclure un contrat de mariage avec la victime auprès de l’un des  notaires de la région.

Dans un communiqué paru l’après-midi de ce mardi, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance dit sa profonde préoccupation envers la situation de la fillette, ayant fait l’objet d’un ordre judicaire, autorisant son mariage avec son agresseur, sur la base des dispositions de l’article 227 bis du code pénal, selon lequel le mariage du coupable avec la victime, arrête les poursuites et les effets de condamnation.


Le ministère dit avoir œuvré à obtenir l’annulation de la décision de justice et du mariage, eu égard à l’intérêt suprême de l’enfant, invoquant l’article 20 du code de l’enfance, selon lequel sont considérés, en particulier, comme des situations difficiles menaçant la santé de l'enfant ou son intégrité physique ou morale, l'exploitation sexuelle de l'enfant qu'il s'agisse de garçon ou de fille ; mais c’était visiblement peine perdue.

Il dit s’engager à travers ses structures et en coordination avec les autres ministères concernés à accompagner la victime, en vue de lui assurer la prise en charge psychologique et médicale nécessaire, et lui venir en aide ainsi qu’à sa famille, ce qui permet son intégration sociale, et appelle les médias à tâcher de ne pas dévoiler les données personnelles de l’enfant.

Le ministère de la femme presse l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’accélérer l’examen du projet de loi portant sur l’éradication de toutes les formes de violence contre la femme, et à travers la prévention, les poursuites contre les coupables, la protection et l’aide aux victimes.

Gnet

 

Commentaires 

 
0 #2 Tout simplment inhumain
Ecrit par Maestro     15-12-2016 15:42
Ce connard de juge qui se base sur un article de loi qui date de je ne sais pas quand est ce qu'il a pensé à la petite fille qui se trouve doublement condamnée pour un acte horrible qu'elle a dû subir? Au lieu de sévir et même aller jusqu'à castrer le coupable pour servir d'exemple à tous ceux qui sont malades et pensent toujours que la femme est un objet sexuel, on ne trouve pas mieux que d'imposer à la fillette de l'épouser sans égard à sa santé physique ou mentale. Et si c'était sa propre fille comment le juge aurait-il réagi? Entre temps on se contente de quelques dénonciations par ci et par là. Par contre lorsqu'il s'agit d'autoriser l'homosexualité tout le monde se manifeste pour dire que leur droit est garantie par la constitution c'est comme si la pauvre petite fille n'a pas de droit qui sont garantis par cette même constitution? Ça fait terriblement mal au cœur.
 
 
0 #1 Quelle honte !
Ecrit par Montygolikely     15-12-2016 11:52
C'est la prise en charge psychiatrique du juge qui est absolument nécessaire...
En plus qu'est ce que ce foutu article moyenâgeux "227 bis" fait encore dans notre code pénal.
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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