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Lundi 22 Janvier 2018         

Tunisie : Si Béji Caïd Essebsi se présente en 2019, "je serai avec lui" (Chahed)

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Publié le Mardi 02 Janvier 2018 à 13:11
Béji Caïd Essebsi et Youssef Chahed, c'est l'entente parfaite, selon ce dernier. Youssef Chahed a assuré le président Béji Caïd Essebsi de son soutien, s’il venait à briguer un nouveau mandat à la prochaine présidentielle. Interrogé hier soir, lundi 1er janvier 2018, lors d’un entretien avec al-Wataniya, sur sa position dans l’hypothèse d’une nouvelle candidature de BCE, il a rétorqué, "c’est naturel, je serai avec lui".

"Je crois et je défens le projet de Béji Caïd Essebsi. Je ne suis pas en compétition avec lui et je ne peux pas l’être", a-t-il lancé, écartant toute tension dans ses rapports avec le chef de l’Etat.

"C’est Béji Caïd Essebsi qui m’a accordé sa confiance et j’en suis fier. Il a cru en moi, et m’a donné la chance de servir la Tunisie à partir de cette position, car il croit en la nécessité de créer une génération politique qui est imbue du sens de l’Etat", a-t-il dit un brin lyrique, affirmant son adhésion au projet de BCE qui est  fondé sur "le sens de l’Etat, un  Etat civil et moderne", et, qui plus est "un prolongement du mouvement national réformateur". 

Les deux processus parallèles de 2018
Le chef du gouvernement a encore annoncé au micro d’Insaf Yahyaoui, que son gouvernement allait avancer selon "deux processus parallèles" en 2018. Primo, le processus des réformes (fonction publique, caisses sociales, etc.) et secundo, le processus de poursuite de l’activation des moteurs de croissance (tourisme, agriculture…), en ayant pour "principale obsession" la relance de l’emploi. "2018 sera l’année de l’emploi avec ses différents mécanismes : initiative privée, politiques actives de l’emploi, etc"., a-t-il dit, signalant qu’une grande stratégie de relance de l’emploi en 2018 est en train d’être préparée. 

Le locataire de la Kasbah a fait état d’une année 2017 difficile, tout en mettant en avant, comme il le fait à chaque fois, une amélioration des indicateurs à l’instar de la production du phosphate, du tourisme, de l’investissement, de l’exportation, etc.

Il a évoqué "les grandes réussites" réalisées en matière de lutte contre le terrorisme, "on est sur la voie de son éradication, mais la vigilance doit être de mise, car le risque zéro n’existe pas".

Il encore indiqué que la loi de finances 2018 a misé sur un taux de croissance de 3 %, sur la base duquel, on prévoit une croissance de 3,5 à 4 % en 2019, et de 5 % en 2020, ce sera le début du redressement de l’économie tunisienne, a-t-t-il promis.

Et de renchérir : "La loi de finances  2018 est difficile, car on s’est dit que l’on ne pouvait continuer dans la politique de l’endettement, et de déficit et qu’il fallait sortir de cette spirale", a-t-il expliqué,  signalant que le déficit a été fixé à un taux de  4, 9 %, ce qui signifie que l’on va s’endetter moins en 2018, en préservation des droits des futures générations. C’est cela "la bonne gestion des fonds publics, et la bonne gouvernance".

Il a encore ajouté que la maitrise du déficit et des dépenses de l’Etat  a un impact sur le pouvoir d’achat du citoyen ; prédisant que la loi de finances 2018 sera la dernière à être difficile, celles de 2019 et 2020 seront "meilleures". Il a reconnu que son gouvernement a pris des mesures douloureuses. "Nous avons pris des mesures qu’aucun gouvernement ne souhaite prendre, on les a prises pour l’intérêt du pays".

"L’ennemi de l’économie est l’instabilité politique"
Youssef Chahed s’est gardé de s’attaquer aux précédents gouvernements, admettant qu’ils avaient à travailler dans la contrainte, comme le sien d’ailleurs. "Lorsque nous sommes arrivés, nous avons trouvé un accord avec l’UGTT pour augmenter les salaires, et un accord avec le FMI pour ne pas les augmenter", a-t-il souligné. 

Il s’est engagé à la poursuite de la guerre contre la corruption, dont le but, a-t-il dit, est "de protéger l’économie tunisienne et l’expérience politique en Tunisie". Il s’est vanté que son gouvernement ait été le premier "à avoir démarré la guerre contre la corruption avec sérieux", reconnaissant les insuffisances en la matière, et préconisant la continuité de la lutte : "tous les corrompus ont leur place en prison", a-t-il réitéré. 

Chahed a souhaité que l’année 2018 soit moins difficile que l’année 2017, préconisant qu’en fin  2018, le difficile sera derrière nous. Il a aussi affirmé que le programme économique et social de son gouvernement à l’horizon 2020 allait permettre à la Tunisie de sortir de la crise économique et de la crise des finances publiques. Mais pour réussir, ce programme a besoin de stabilité politique et sécuritaire. "L’ennemi de l’économie est l’instabilité politique", a-t-il prévenu. 

"Comment peut-on avoir une politique économique, industrielle et agricole, si à chaque fois on change de ministres", s’est-il interrogé, précisant que la stabilité politique est tributaire d’un climat politique sain.

Tout en n’excluant pas l’éventualité d’un remaniement ministériel, "en Tunisie, tout est possible, mais je ne souhaite aucun remaniement. Il y a des ministres qui travaillent, et qui signent des accords et des engagements, on ne peut à chaque fois changer de ministre, le pays a besoin de stabilité", a-t-il tempêté. 

"Des prérogatives seront transférées aux régions dans le cadre de l’unité de l’Etat"
Au sujet des municipales du 06 Mai, il a affirmé que son gouvernement y était prêt, les qualifiant d’"étape importante et charnière". Le scrutin local constitue, à ses yeux, "le point de départ pour l’amorce du processus de décentralisation, en application de la constitution tunisienne qui évoque un Etat décentralisé".

Il a admis que la décentralisation sera une opération difficile, qui suscite des craintes, mais ça va donner lieu à "un changement radical du mode de développement dans les régions, selon les principes de participation et de contrôle en aval". "Nous allons donner des prérogatives aux régions dans le cadre de l’unité de l’Etat, nous n’allons pas démanteler l’Etat," a-t-il rassuré, ajoutant que les municipales traduisent la démocratie de proximité, et appelant les Tunisiens à s’inscrire, et à participer au scrutin "pour choisir leurs élus locaux et décider du destin de leur quartier".

Youssef Chahed qui a tenu à afficher la positive attitude en ce début d’année, a  prôné "la culture de l’optimisme et de la réussite et non la culture de l’échec et de l’auto-flagellation". "Le Tunisien vit des conditions difficiles, mais il est prêt à comprendre et à consentir des sacrifices, car les Tunisiens sont des patriotes qui aiment le drapeau et aiment ce pays", a-t-il lancé, plaidant pour la conjugaison des efforts pour sortir de l’ornière : "Si tout le monde met la main dans la main : gouvernement,  partis politiques et  société civile, nous pouvons faire avancer le pays". 

Gnet

 

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