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Jeudi 23 Mars 2017         

Tunisie : Salem Labiahd récuse toute politisation de l’école

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Publié le Lundi 16 Septembre 2013 à 17:41
Salem Labiadh. La machine éducative a été remise en branle en ce lundi 16 septembre 2013. Quelque 2 millions d’élèves ont repris le chemin de l’école dans les différentes régions de la république. Le retour à l’école intervient cette année dans un climat général quelque peu tendu, dominé par les tiraillements et la controverse, aiguisés par cette crise politique qui perdure depuis le 25 juillet.

Le ministre de l’Education, Salem Labiadh, qui a annoncé sa démission, suite à l’assassinat du martyr, Mohamed Brahmi, issu de sa même famille politico-idéologique prônant le nationalisme arabe, continue de s’acquitter de sa mission à la tête du plus grand département du pays.

Il a confirmé ce lundi sur Mosaïque sa démission annoncée il y a un peu plus d’un mois, précisant qu’il continue d’assurer le service public. "Conformément à cette démission, je n’ai exercé aucune activité officielle, aucune activité politique représentant l’Etat à l’intérieur ou à l’extérieur, mes missions se limitent à la gestion du plus grand service névralgique en Tunisie", a-t-il dit invoquant sa "responsabilité nationale et morale" qui lui dicte la poursuite de sa mission.  

Le ministre a fustigé la campagne menée dans la presse contre la rentrée scolaire une semaine avant le jour J, appelant à mettre l’institution éducative "à l’abri des tiraillements politiques", car il s’agit de "notre capital humain et de l’avenir de nos enfants".

Il a précisé que la moitié des délégués régionaux ont été remplacés, et trois d’entre eux ont été démis de leurs fonctions, pour manquements, affirmant qu’à ce premier jour de la rentrée, toutes les délégations régionales ont à leur tête des délégués, et l’ensemble des 6025 établissements scolaires ont des directeurs. Le ministre plaide pour le remplacement des responsables des examens et des délégués régionaux tous les cinq ans pour éviter le népotisme.

Interrogé sur l’annonce faite par Hamma Hammami d’intensifier la mobilisation populaire et les sit-in à l’occasion de la rentrée scolaire, Salem Labiadh a souligné qu’une circulaire a été dépêchée aux délégués régionaux, et aux directeurs d’établissements scolaires les invitant à mettre l’institution éducative à l’abri des tiraillements idéologiques, partisans, politiques et religieux. "L’institution éducative est un espace public fermé destiné aux élèves et au cadre éducatif, celui qui n’y travaille pas n’en fait pas partie", a-t-il noté. Il a ajouté que sur les 3 mille demandes d’associations voulant travailler dans l’enceinte scolaire, seules 100 associations éducatives y ont été autorisées. "Nous refusons la politisation de l’institution éducative", a-t-il asséné.

Les enseignants issus de l’amnistie générale

Au sujet des professeurs âgés, bénéficiaires de l’amnistie générale qui suscitent des critiques, n’étant pas à jour pour  pouvoir accomplir leurs missions éducatives, Labiadh a indiqué que les bénéficiaires de l’amnistie générale sont nommés par la présidence du gouvernement, et non par le ministère de l’Education. Il a par ailleurs expliqué que la loi de juillet 2012, adoptée par l’ANC, a stipulé que 30 % des recrutements soient accordés aux bénéficiaires de l’amnistie générale, et que la priorité doit être accordée au plus âgé, et aux diplômes les plus anciens. "Cette loi est préjudiciable pour l’institution éducative", a-t-il reconnu, faisant savoir que ce texte n’est plus appliqué, et que désormais on se référera à la loi de recrutement de la fonction publique.

Le ministre a  récusé le manque de 750 instituteurs à la présente rentrée, comme l’a attesté le représentant du syndicat. Ce chiffre n’est pas actualisé, on l’a présenté depuis une dizaine de jours au syndicat. Entretemps, une série de recrutements ont été effectués, sur un total des 2700 prévus pour cette année, à la fin de cette journée, il n’y aura que 40 à 50 postes à pourvoir, a-t-il souligné en substance.

Plus de 3 millions abandons scolaires depuis 1987
Il a annoncé avoir proposé au gouvernement un projet de texte pour l’organisation des cours particuliers. "Celui qui ne respecte pas les dispositions en vigueur, qui seront définies par le ministère de l’Education, sera passible de sanctions disciplinaires et répressives", a-t-il mis en garde. Il a annoncé avoir présenté une conception pour créer un nouveau poste au ministère de l’Education d’expert psychologique et social pour détecter les difficultés scolaires, écouter les élèves qui souffrent de difficultés d’adaptation et d’intégration.

Le ministre a fustigé "l’instrumentalisation politique" de certains chiffres comme celui des 100 mille élèves qui ont abandonné l’école au cours de l’année scolaire 2012/2013, un chiffre qui a défrayé la chronique ces derniers jours. "Les chiffres de l’abandon scolaire sont encore élevés, et cela ne date pas d’aujourd’hui. L’effectif de ceux qui ont abandonné l’école, n’ayant pas dépassé la première année (ancien régime) et la 7ème année (nouveau régime) a atteint entre 1987 et 2011 environ 3 millions et 250 mille élèves. Quelque 154 mille élèves ont rompu leur scolarité en 1990, et 120 mille en 2010, alors que 100 mille ont renoncé aux études en 2011/2012, ce qui prouve que le chiffre est en baisse", a-t-il dit. "La sonnette d’alarme de l’abandon scolaire a été tirée en 1987, leur polarisation par les groupes terroristes et criminels a commencé depuis des décennies", a-t-il indiqué, récusant toute responsabilité à ce sujet. Idem pour les établissements scolaires dépourvus d’infrastructure, d’eau et d’électricité... cette situation relève d’un legs ancien, et mérite des solutions et non son évocation dans les médias, a-t-il précisé en substance.  
Gnet


 

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