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Vendredi 15 Décembre 2017         

Tunisie : L’UGTT plaide pour un nouveau modèle de développement inclusif

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Publié le Lundi 04 Décembre 2017 à 16:30
Les caciques de la centrale syndicale récitent la Fatiha à la mémoire du martyr Farhat Hachad. Le Secrétaire Général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a plaidé ce lundi 04 décembre pour "un nouveau modèle de développement inclusif, alliant les dimensions économiques, sociales et environnementales, fondées sur la complémentarité des trois secteurs public, privé et solidaire, où l’Etat joue le rôle d’instigateur, de catalyseur, et de régulateur", selon une gouvernance participative et ouverte.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la commémoration du 65ème anniversaire de l’assassinat du leader syndicaliste, Farhat Hachad, le chef de la centrale syndicale a souligné que sept ans après la révolution, le peuple tunisien fait du surplace, tiraillé qu’il est entre pessimisme et optimisme ; désespoir et espoir, regrettant que le même modèle de développement continue à prévaloir, dont "les résultats catastrophiques" générés par les cinq précédentes décennies du règne despotique, ont prouvé "l’échec et le caractère stérile".

"Un modèle qui n’a connu aucun changement, avec les mêmes injonctions, les mêmes formules, et les mêmes parties qui donnent des ordres, soit le fonds monétaire international (FMI), et la banque mondiale", a-t-il contesté. "Le bilan est plus de pauvreté, d’injustice, de disparités entre les régions, et d’inégalités entre les couches sociales ; davantage de chômage, de marginalisation, et d’exclusion, notamment parmi les femmes et les diplômés du supérieur, et plus de polarisation entre un secteur organisé effrité et peu porté sur l’initiative, et un secteur parallèle hyperactif, avec plein de pouvoir et d’audace, défiant la loi et dominant les rouages de l’Etat", a-t-il alerté. 

Le chef de la centrale syndicale a déploré la persistance, sept ans après la révolution, des tiraillements et des querelles stériles, loin des préoccupations réelles du peuple, alors qu’on imaginait avoir réussi à faire du dialogue une voie pour parvenir au consensus, loin des calculs partisans étriqués. "Le consensus est devenu pour certains soit un objet de plaisanterie, soit un moyen pour manœuvrer", a-t-il regretté. 

Taboubi a tenu certaines élites politiques, précisément certains partis, pour responsables de la désaffection de la jeunesse de la vie publique, et de la dégradation de la confiance envers l’opération électorale, la politique et les politiciens…"chose qui nous fait mal, et nuit à la vie politique", a-t-il noté.

Selon ses dires, les travailleurs sont ceux qui étaient le plus lésés avant et après la révolution, ce sont eux qui ont consenti le plus de sacrifices pour faire réussir le processus de transition, qui créent la richesse, et qui supportent les suites de la crise, tout en profitant le moins, d’où son appel au partage des charges entre tous et au "sacrifice pour la Tunisie".

Taboubi a appelé toutes les parties à adhérer sans atermoiements, ni tergiversation à l’effort national visant à faire avancer les dossiers stratégiques à l’instar de ceux de l’enseignement, de la santé, et des caisses sociales.

Face à ce qu’il appelle l’attaque acharnée contre la masse salariale, le chef de la centrale syndicale a réclamé transparence et clarté sur "les exonérations fiscales, douanières et sociales, et les privilèges généreux pour voir leur conformité avec les contributions de leurs bénéficiaires à mettre un terme au chômage, à lutter contre la pauvreté, et à investir dans les régions intérieures pour réduire les disparités régionales". 

Noureddine Taboubi a, de surcroît, évoqué les accords issus de la rencontre entre le bureau exécutif de l’UGTT et le chef du gouvernement et ses membres, portant principalement sur les négociations sociales pour les majorations salariales dans la fonction et le secteur publics, la demande de la hausse du SMIG, la régularisation de la situation des travailleurs des chantiers après 2011, et les fichés par la police, faisant part de l’accord conclu au sujet du secteur public, et sa non-privatisation. Il a émis le souhait que ces accords participent à "la consécration de notre jeune expérience démocratique, et à l’instauration de la stabilité sociale nécessaire pour sauver l’économie et améliorer le climat politique".

Il a dit l’attachement de l’UGTT "à défendre les droits syndicaux, sa liberté et l’indépendance de sa décision, vaille que vaille ; à poursuive la défense de la constitution, et à faire face à toutes les tentatives de sa récupération, de quelque partie que ce soit".

La centrale syndicale s’engage également, par la voix de son numéro un, à appuyer toute démarche sincère œuvrant à lutter contre la corruption, et à contrer toutes les tentatives qui cherchent à l’instrumentaliser pour des fins vengeresses et de règlement de comptes, ainsi qu’à poursuive l’appui des efforts en vue de lutter contre le terrorisme et les barons de la contrebande, et à poursuivre la défense de l’école publique, de l’hôpital public, et du transport public.
Gnet

 

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