Tunisie, l’instance électorale en devenir suscite la polémique |
|
|
|
Publié le Vendredi 11 Mai 2012 à 10:23 |
Le gouvernement s’apprête à soumettre à l’assemblée nationale constituante un projet de loi relatif à l’instance électorale indépendante dans les tous prochains jours, après qu’il soit examiné en conseil des ministres, déclare Abderrazek Kilani, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec l’assemblée nationale constituante, cité par Assabah dans son édition de ce vendredi.
Le projet de ladite instance relayé par les médias et imputé au mouvement Ennahdha n’est pas le même que celui adopté par le gouvernement, dit-il, ajoutant que le texte a fait l’objet de plusieurs modifications.
Sami Ben Slema, ancien membre de l’instance supérieure indépendante des élections, ayant supervisé les élections du 23 octobre 2011, indique au même journal que le projet de loi supposé portant création de l’instance nationale indépendante des élections, que le gouvernement compte présenter à l’assemblée constituante est "inapplicable" dans sa version initiale.
"Le projet de loi relayé par certains médias, s’il venait à être appliqué, provoquerait la destruction du processus électoral tunisien", dit-il, étant donné que "ledit processus vise essentiellement à gagner la confiance des électeurs dans les élections et dans l’instance qui veille à leur organisation".
Le projet de loi en question repose sur la formule "de quotas partisans", et "de répartition des tâches, selon le principe de la représentativité proportionnelle qui donne la majorité à la coalition au pouvoir", souligne-t-il. "Ceci est de nature à semer le doute quant à la crédibilité des prochaines élections".
"L’ancienne commission électorale est née sous un gouvernement transitoire provisoire et s’est engagée qu’aucun de ses membres ne se représente aux élections, alors que le gouvernement transitoire actuel compte se présenter aux élections, et à la commission électorale, il sera ainsi juge et partie", estime Sami Ben Slema.
Il qualifie le projet de loi "d’étonnant et de favorisant l’exclusion". S’agissant du changement de l’appellation de la commission, en instance nationale indépendante des élections, au lieu d’instance supérieure indépendante des élections, il s’interroge si la nouvelle commission va dépendre d’un ministère, plutôt que d’être une autorité électorale à part entière. "Pourquoi veulent-ils changer le nom de la commission, effacer ses travaux, et supprimer son nom qui a franchi les frontières et a eu un rayonnement mondial", se demande-t-il.
Ben Slema considère ce projet de loi comme un simple ballon d’essai, le vrai projet n’est pas encore paru, d’après ses dires.
Gnet
|
Commentaires
Ecrit par khammous 12-05-2012 22:01
Ecrit par khammous 12-05-2012 21:53
Tout ce que vous dites je le partage Sauf que l islamisme en marche forcee ne passera pas en Tunisie Savez vous pourquoi Eh bien figurez vous il y a des femmes en Tunisie Et je ne parle pas de intellos ALLEZ POSER LA question de leur emancipation aux paysanes et ouvtrieres et ecouter leur reponse ...
Ecrit par Tounsi en France 12-05-2012 00:37
Ces islamistes sont comme tous le monde voire pire !
Ils sont endoctrinés par la religion !
Ils sont endoctriné par la politique !
Ils sont les vrais dictateurs à venir !
Y a qu'à voir l'Iran !
Ecrit par Royaliste 11-05-2012 14:57
prise de pouvoir en 87, élections bidons en 89 et c'est parti pour une dictature policiére de 23ans.
ghannouchi, prise de pouvoir en 2011 élections bidons en 13 et c'est parti pour une dictature religieuse de 23ans.