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Vendredi 20 Janvier 2017         

Les journalistes en grève réclament la démission du gouvernement

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Publié le Mardi 17 Septembre 2013 à 17:40
"L'Affaire de Zied El Héni a été la goutte qui a fait déborder le vase...Nous serons un bouclier contre les tentatives de faire taire la presse et faire plier les médias...les poursuites en justice des journalistes est une ligne rouge qui est franchie. Aujourd'hui même où nous observons une grève des médias, deux de nos confrères sont en train d'être entendus par la justice...", a déclaré la présidente du SNJT, Nejiba Hamrouni cet-après midi lors du rassemblement des journalistes au siège du Syndicat National des Journalistes Tunisiens en marge de la grève générale des médias.

Elle a ajouté "qu'une campagne orchestrée contre les médias avait lieu, et que si l'on considérait le seul traitement réservé au secteur des médias, sans parler des autres, nous pourrions dire que ce gouvernement a échoué, et qu'il doit démissionner". "Le gouvernement a échoué dans le traitement de tous les dossiers en lien avec les médias et les activistes tunisiens, a-t-elle dit, rappelant que tous "les dialogues avec le gouvernement ont échoué et que les politiques des nominations au sein des médias publics continuait à sévir." Nejiba Hamrouni a souligné que les seules revendications des journalistes étaient de faire appliquer des lois déjà existantes, à l'instar du décret-loi 115, et de mettre fin aux poursuites des journalistes. 
 
Plusieurs dizaines de journalistes ont répondu présents à l'appel de Nejiba Hamrouni, lancé hier, pour se réunir au siège du syndicat en protestation contre les poursuites à l'encontre des hommes et femmes des médias. 

A 14H sonnante, journalistes des télévisions publiques et privées, des journaux, magazines et de la radio se sont réunis autour du siège du SNJT, tous indignés par ce qu'ils considèrent être "une mainmise sur la liberté d'expression" . Plusieurs slogans ont été scandés, parmi eux, "Liberté, liberté aux médias tunisiens" " A bas le gouvernement colonisateur", "Vive, vive les médias libres". 
 
Nabil Jmour, Secrétaire général de l’Union générale de la Culture et de l’Information, a pour sa part réitéré le soutien qu'apporte l'UGTT "à toute mobilisation des médias et des intellectuels", accusant au passage le gouvernement d'être "complice dans les exécutions commises, et responsable du musèlement des médias et des intellectuels", et l'appelle à démissionner. 

Mongi Khadhraoui, membre du Bureau exécutif du SNJT, a  rappelé que le syndicat "défendait la liberté, les valeurs de la république, et le droit du citoyen de s'exprimer...et que s'ils appellent cela être partisans, et bien nous sommes partisans", a-t-il déclaré, en faisant allusion aux autorités qui accusent les médias de part-pris. Le journaliste Zied el Héni, libéré hier lundi, après trois nuits passés à la prison de Mornaguia, pour avoir déclaré que le procureur de la République "mentait" dans l'affaire de Mourad Maherzi, caméraman ayant filmé le jet d'œuf sur le ministre de la culture, s'est aussi adressé à la foule, en les mettant en garde contre les tentatives d'atteindre les médias.

Un rassemblement sans incidents, jusqu'à ce que deux femmes s'étaient introduites dans la cours du siège du syndicat, au milieu des grévistes en criant leur mécontentement vis à vis des médias tunisiens, en les qualifiant de "Médias de la honte". Ce qui a provoqué la colère de la foule qui les a chassées dehors, pour que les agents de l'ordre qui assuraient discrètement dehors le périmètre, se chargent de les éloigner. 
 
La liberté de la presse est une ligne rouge, selon les pancartes brandies par les journalistes.
Rassemblement au siège du SNJT en ce jour de grève générale.
Une journée de mobilisation des médias en Tunisie.
Les journalistes adoptent la revendication de l'opposition et appellent à la démission du gouvernement.
Les médias observent une grève générale en ce mardi 17 septembre 2013.
 
Reportage de Chiraz Kefi
 
 

Commentaires 

 
-2 #2 @le baron
Ecrit par Al Africain     18-09-2013 22:22
Tu as mille fois raison. La Tunisie se porte beaucoup mieux maintenant.
Beaucoup moins de chômage, une excellente sécurité (c'est le mossad et la cia qui assurent l'intérim), et une économie florissante comme jamais nous n'en avons eue. C'est que Ben Ali, le dictateur qui a tué moins de salafiste que n'en ont tué Ennahdha, doit encore être en train de voler le pays par procuration et de manipuler les médias. Comme Al Jazeera qui nous a fait tant de bien. Ou que BHL, celui qui a dit dans un discours devant les libyens: "je suis un ami sioniste". Alors si tu veux continuer à vivre ton film, surtout ne te réveilles pas car le réveil pourra être fatal.
 
 
+5 #1 nostalgie
Ecrit par Le Baron     18-09-2013 09:13
la seule et grande différence entre le comportement des médias tunisiens avant et après le 14 janvier 2011 c'est que a l'époque du grand voleur: le dictateur Ben Ali tous les médias sans exceptions vendaient la dictature comme "le rêve tunisien" ils donnaient l'impression que la Tunisie est un paradis sur terre ou il fait bon vivre(le ciel est bleu et les oiseaux chantonnent..)or après la révolution auquel aucun média n'a participé il faut le rappeler ces mêmes médias ont changé de fond de commerce ils ont commencé a vendre la révolution en tant que" le cauchemar tunisien" donnant l'impression que cette même Tunisie est devenu un enfer ou il ne fait pas bon vivre ce revirement de bord s'explique sans doute par le fait que le tyran Ben ali engraissai ces médias a travers l'atce(l'agence tunisienne de communication extérieur) et les annonces publicitaires des entreprises publiques a titre de carotte pour les bons et loyaux services afin de redorer son image et celle de son régime autocratique et sanguinaire alors qu'aujourd'hui ces mêmes médias se trouvent privés de ce met de choix et ont beaucoup de mal a survivre par leur propres moyens en dehors de la tutelle de la dictature cela explique aussi leur haine vis a vis du gouvernement post révolution et leur nostalgie de la dictature!!!
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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