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La Tunisie compte 840 unités hôtelières avec une capacité d’hébergement de 240 000 lits. Nos unités hôtelières sont, dans leur majorité, vieillissantes, souffrant de déficiences organisationnelles et managériales, de non-conformité aux normes d’hygiène et de sécurité, de l’absence d’une stratégie commerciale clairvoyante, de manque de compétence, voire de professionnalisme. Ce diagnostic peu reluisant a précédé la mise en œuvre de la phase pilote de mise à niveau des unités hôtelières. Celle qui a touché 45 unités, des plus étoilées à celles qui le sont moins, d’une capacité de 24 000 lits soit 10,52 % du total, concentrées dans les régions de Nabeul/Hammamet, Sousse, Kairouan, et opérant dans leur majorité (80%) dans le balnéaire.
Depuis son lancement, le programme de mise à niveau a vu l’adhésion d’hôteliers totalisant 70 000 lits. Son objectif est de permettre aux professionnels d’engager des investissements matériels, rénovation des infrastructures et des équipements, mais aussi immatériels, et c’est là un aspect déterminant dont dépendra l’avenir du tourisme tunisien, mais qui reste insignifiant en termes d’investissements ; sur une enveloppe globale de 207,6 MD allouée à la mise à niveau des hôtels, à peine 9,49 % ont été affectés à l’immatériel.
Professionnels et administration du tourisme se sont réunis hier à Gammarth, lors d’un séminaire autour "des nouvelles mesures de promotion de l’investissement immatériel dans le programme de mise à niveau des établissements hôteliers". Le constat dominant qui a émergé des interventions des uns et des autres, a trait à la nécessaire modernisation de notre parc hôtelier, vieux de 20 ans dans sa majorité. Mohamed Belajouza, président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) a rappelé la conjoncture difficile, qu’ont traversée les hôteliers tunisiens au lendemain des événements de Jerba et du 11 septembre 2001, ce qui a entraîné une baisse du taux d’occupation. "Une modernisation est devenue nécessaire pour préserver un produit qui a de plus en plus de mal à s’imposer dans un contexte rudement compétitif", a-t-il estimé.
Il y a 40 ans, on était pionniers disait Khélil Laajimi, ministre du Tourisme qui reconnaît les défaillances actuelles, "vieillissement du parc hôtelier, difficulté des hôteliers d’honorer leurs engagements financiers, et dégradation de la qualité de services". Même si le secteur s’est bien défendu face à la crise, comme l’aime si bien le rappeler le ministre, "la Tunisie n’a enregistré que 2,5 % de recul au niveau des entrées, et a affiché des indicateurs positifs, dont l’augmentation des recettes en devises et l’amélioration du rendement de la nuitée, +10,8% en dinars et +7% en euros".
Le secteur touristique est toutefois aux prises avec une concurrence rude, avec en toile de fond, une conjoncture erratique. Pour y faire face, hôteliers et administration prônent en chœur les investissements immatériels, décisifs dans la fabrication du produit touristique, a fortiori que le tourisme est un secteur de prestation de services. Il s’agit de promouvoir la qualité de services, de mettre en place une politique organisationnelle et managériale performante, une politique de marketing, de communication et de promotion, un programme d’économie d’énergie, et d’introduire les nouvelles technologies de l’information et de la communication auxquelles de nombreux hôteliers restent réfractaires. "Les nouvelles normes de classification accordent une place prépondérante aux aspects immatériels en vue de répondre aux standards internationaux, aux attentes des touristes et rivaliser avec nos concurrents qui disposent de moyens de promotion plus importants que les nôtres", dira le Président de la FTH.
La subvention accordée à l’aspect immatériel est de 50 % avec un plafond de 50 MD. Des plafonds qui gagneraient à être revus à la hausse, revendiquent les professionnels qui déplorent que le bénéfice des subventions soit assorti de l’obligation d’un assainissement financier préalable. Sur ce point, Khélil Laajimi estime nécessaire "d’assainir la situation financière de l’unité hôtelière pour garantir le remboursement du prêt, assurer la pérennité de l’hôtel et préserver les emplois". Et c’est là, le nœud gordien du problème. En effet, la principale entrave à la modernisation est le manque de financement. Le schéma de financement des investissements pour le programme de mise à niveau prévoit 40 % de fonds propres des hôteliers, ceux qui souffrent de déséquilibre financier structurel sont d’emblée exclus.
C’est ce qui fait que les professionnels soient encore rétifs aux actions immatérielles. "Les hôteliers ont un penchant d’acquérir des actifs matériels plutôt que de développer des actifs immatériels", fait observer Moez Belhassine, du bureau de mise à niveau touristique. A moins que la Success story de l’hôtel "Les Ambassadeurs" ne les incite à changer l’ordre des priorités. Son propriétaire, Mounir ben Miled, se réjouit que son hôtel ait pu augmenter son taux d’occupation de 53.8 % à 58 %, la durée de séjour de 20%, et ses tarifs de 10%, à l’issue d’un programme de mise à niveau sur trois ans (2007/09) englobant des actions matérielles et immatérielles.
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Commentaires
Ecrit par recherche 20-11-2009 05:04
Ecrit par AHAOUA 05-11-2009 17:14
en decouvre que toute la famille du proprietaire ( fils/fille/gendre/femme/petit fils et petite fille ) forment la direction de l\'hotel et se sont eux qui decident de tout ( cuisine/restaurant/chambre/annimation...) et le pauvre directeur qui est le seule responsable vis a vis l\'ontt regarde sans qu il intervient et si il fait pas comme ca il sera renvoyer de suite ...
Ecrit par GUY LE LYONNAIS 04-11-2009 23:49
Ecrit par Mahdi 04-11-2009 19:54
je pense que le secteur hotelier et le secteur qui emlpoi le plus de directeurs en Tunisie
les hotels assument les charges des villas de la famille, achétent les BMW a tous les membres de famille, financent les soirés et les voyage de la sainte famille.
Pour la rénovation, la promotion et la commercialisation, ils se tournent vers l Etat qui les a toujours finacés sans regarder si l argent été bien utilisé.
il faut lier les aides publiques, l argent du contribuable, le citoyen ordinaire (qui se voit toujours refuser l accés a ces hotels), donc lier les aides a la bonne gestion et a la transparence des comptes.
Ecrit par azerty 04-11-2009 17:39
le 7 Novembre 2009 dans 3 jours tu parles surement de 2008.