L’administration peine à convaincre les cafés et autres lieux de loisirs de s’en tenir aux tarifs fixés initialement, de ne pas gonfler à leur guise les prix des boissons froides et chaudes, et de ne pas pratiquer la vente conditionnée. Ses appels et injonctions semblent tomber dans les oreilles d’un sourd.
Entre les services du ministère du commerce et les cafés, c’est le jeu du chat et de la souris. Dès que les premiers ont le dos tourné, les seconds font monter les prix en flèche. Pourtant l’administration tient compte à 90 % des prix proposés initialement par les tenanciers de ces espaces de loisirs, regrette Habib Dimassi, directeur général du Commerce intérieur. Des prix que l’on ne retrouve pas lors des opérations de contrôle. La tasse de thé qui devrait se vendre à un dinar est proposée à 2,5 dt, le jus qui devrait coûter 2 dt, est vendu à 5 dinars…Par ailleurs, la vente conditionnée fait recette, la commande d’un café est impérativement assortie de celle d’un gâteau. Les cafés et autres salons de thé dictent la loi, sous prétexte qu’ils offrent aux clients un extra, soit un orchestre, du chant et de la musique…des frais supplémentaires à leur charge, qu’ils font supporter aux consommateurs.
Mais les services de l’administration ne l’entendent pas de cette oreille, ils multiplient les descentes dans ces lieux très fréquentés en ce mois de Ramadan. Pas plus tard que samedi dernier, une campagne nationale de contrôle des cafés et des espaces de loisirs a eu lieu la nuit, avec la participation de 41 équipes de contrôle. Quelque 350 visites ont eu lieu dans les cafés de l’ensemble du district de Tunis, et 120 infractions ont été relevées : augmentation illicite des prix (46), non-affichage des prix (46), vente conditionnée (16) et abstention de vente (12). Cette campagne a également touché différentes régions de la Tunisie.
Le directeur général du Commerce intérieur a insisté, lors du point de presse de vendredi dernier, sur l’obligation qu’ont ces espaces publics à afficher leurs prix et à donner un ticket de caisse à leurs clients, chose à laquelle ils ne se conforment guère.
Polémique autour de la date des soldes
Le choix du 20 juillet, comme date de démarrage des soldes d’été n’était pas judicieux, c’est ce qui expliquerait le fiasco de la saison des rabais, du moins à ses débuts. Les commerçants et la fédération nationale du textile relevant de l’UTICA ne décolèrent pas et jettent la balle dans le camp du ministère du Commerce qui leur aurait imposé cette date. Faux, répond Fathi Fadhli, directeur général du contrôle économique, la date du démarrage des soldes a été arrêtée en concertation et en coordination avec l’UTICA.
Quelque 1586 entreprises commerciales exploitant près de 2018 points de vente ont participé à la saison 2010 des soldes d’été, dont la part du lion soit 90 %, revient au secteur du prêt-à-porter et des chaussures. La participation des autres secteurs comme l’électroménager, parfumeries et cosmétiques, opticiens, objets et cadeaux, reste encore timide. Le district de Tunis est en tête avec un taux de participation de 45% au niveau national. Les taux des rabais se sont situés entre 20 et 70 %, et le taux maximal a atteint 80% notamment avec le démarrage de la deuxième démarque. Par ailleurs, l’offre des articles soldés s’est réduite avec l’exposition des nouvelles collections.
Arnaques et soldes fictifs ont accompagné cette saison ; les consommateurs en sont les principaux témoins. Des pratiques qui restent minimes, à en croire les chiffres du contrôle économique. Les 1464 opérations de contrôle effectuées ont permis de relever 123 infractions : ventes promotionnelles illégales (40%), application de baisses sans déclaration préalable (42), absence du double-étiquetage (15), escroquerie dans le taux des réductions (6), non-respect du taux légal (01) et autres infractions (19).
Fruits secs : des prix qui donnent le tournis
Le marché des fruits secs est en crise dans le monde. La mauvaise récolte mondiale, due aux bouleversements climatiques, ont entraîné une baisse de l’offre et une augmentation des prix. La Tunisie qui couvre la quasi-totalité de ses besoins à travers l’importation a subi les répercussions de cette crise. A en croire le ministère du Commerce, le marché des fruits secs affiche une tendance au calme par rapport aux 3 à 4 mois passés. Mais le DG du contrôle économique se garde de toute comparaison avec l’année écoulée, car la conjoncture n’est pas la même.
Les prix ont ainsi reculé dans une proportion de 3 à 37% : amandes tous types confondus (de -1 à -8%), pistache (de -2% à -29%), noisettes (-1% à -3%), pignon (-3% à -37%), noix (-5%). Les prix référence sont ceux pratiqués dans le marché al-Fakka de Tunis.
Pour contenir la flambée des prix, les marges bénéficiaires au niveau de la vente en gros et en détail ont été fixées en vertu d’une note administrative du 23 juin dernier. Toujours est-il que les prix restent prohibitifs, exemples : pignon tunisien (dit beldi) de 31000 et 53000 le Kg, pignon espagnol : de 58000 à 61000, pistaches décortiquées dit beldi : de 25000 à 32000, noix décortiquées : de 20000 à 21000, noisettes blanches : de 16500 à 17000, amandes dites ochak : de 17000 à 19500, etc.
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Commentaires
Ecrit par A qui la faute? 01-09-2010 16:59
Mais nos mentalites n ont pas encore evolue au meme rythme; sous l effet d une propagande populiste bien orcherstree, mais aussi l effet d une certaine lecture simpliste d Un Islam par definition egalitariste, on continue a demander a L Etat de gerer les prix pour tout et partout, y compris pour un the au boundouk dans un caqfe chic d Ennasr et du Lac.
Non, la Tunisie a genere des fils a papa qui peuvent bien payer ces montants, et ceux qui ont investi dans ces locaux ont une belle ardoise a payer aux banques ( un fonds de commerce de 20 metres carres coute plus d'un millird de millimes) Ceux qui ont investi dqns l immobilier
et autres activites speculatives avec tous les encouragements de l Etat ne l'ont pas fait pour que n'importe qui vienne Yvayyes comme disent les jeunes... avec 1 dinar comme argent de poche.
Que les services de controle nous protegent en prix et surtout qualite pour la viande; le poisson; le lait et autres denrees de base
Et que ceux qui ne peuvent pas payer les consommations a Ennasr et au Lac; aillent une fois pour voir; puis reintegrent les locaux correspondqnts leur revenu et n 'aillent pas faire le coq dans des endroits huppés.
Oui; les inegalites ne cessent d 'augmenter en Tunisie; et c'est dans l'ordre des choses; et l 'art de vivre heureux est de connaitre ses limites; on sait ce qui est arrivé a la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf
NB Pour lever tout malentendu; depuis 10ans; je n 'ai été que 2 fois qu Lac et une fois a Ennasr, et parce que j 'y etais invité/
Ecrit par lala 01-09-2010 13:40
je croie bien qu'il faut qu'ils s y tiennent.
"tarifs fixés initialement"
Ecrit par el manchou 01-09-2010 11:54
On ne va pas obliger les étoiles 5 étoile à avoir le même prix que les w'kèla de bèb dzira
Ecrit par Mahdi 31-08-2010 03:05
Ecrit par trop c trop 30-08-2010 23:49