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Mardi 25 Septembre 2018         

Tunisie : Le retrait de l’UGTT, signifierait un Carthage II mort-né !

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Publié le Lundi 21 Mai 2018 à 09:41
La dernière réunion autour de Carthage II sera décisive. Le Secrétaire Général adjoint de l’UGTT, Bouali M’barki, a déclaré que la décision du retrait, ou non du document de Carthage, était du ressort des institutions de la centrale syndicale, à l’instar de la commission administrative.

"Si l’on constate que notre présence n’a pas de sens et nos propositions ne sont pas écoutées, tout sera posé", a-t-il indiqué dimanche dans une déclaration aux médias, relayée par Mosaïque. "Nous revenons aux institutions d’al-Itihad, et nous prendrons la décision à temps", a-t-il ajouté.

Le comité des experts devra remettre ce lundi 21 Mai la version définitive du document Carthage II, comprenant 60 propositions, focalisées notamment sur la relance de l’investissement pour faire face aux difficultés socioéconomiques.

L’Assemblée des présidents se tiendra mardi ou mercredi, autour de BCE à Carthage, pour en entériner la teneur, et décider du gouvernement qui devra conduire ce pacte amendé et actualisé, qui fait figure d’une feuille de route devant présider à la période nous séparant de 2019, année des échéances électorales nationales.

Deux principales éventualités sont en vue :

*La première porte sur un changement profond du gouvernement, qui n’exceptera pas Youssef Chahed.
*La seconde consiste en un remaniement ministériel à même de toucher certains portefeuilles, dont les titulaires n’auraient pas donné des résultats probants ; avec la confirmation du locataire de la Kasbah à son poste. 

L’influente organisation syndicale n’a eu de cesse de clamer haut et fort, lors de la dernière période, la nécessité d’insuffler du sang neuf dans les veines du gouvernement dit d’union nationale. Avec la déclaration, dimanche, de l’un des lieutenants de Noureddine Taboubi, l’UGTT est en train de mettre la pression et de poser ses conditions, dans la perspective de voir un véritable changement de l’équipe gouvernementale s’opérer,  et afin que la politique engagée la prochaine période soit en phase avec sa ligne sociale et économique, et sa vocation de défense des droits des travailleurs et ouvriers, notamment sur le brûlant dossier des entreprises publiques. La centrale syndicale exige la réforme au cas par cas de ces entités publiques en difficulté, et rongées par les déficits, et ne prête aucunement l’oreille à une éventuelle privatisation, voire une ouverture de capital ne serait-ce que partielle.

"Le secteur public est une ligne rouge", "le secteur public n’est pas à vendre", ces formules sont revenues tel un leitmotiv dans les discours du chef de la centrale syndicale, alors qu’il présidait les différents congrès régionaux, ou dans ces différentes sorties médiatiques, pendant la dernière période. L’hostilité syndicale envers le gouvernement s’est accentuée, lorsque Youssef Chahed a préconisé la cession des entreprises publiques du secteur compétitif.

Intervenant le 23 Mars au parlement, le locataire de la Kasbah a déclaré que "L’Etat ne pouvait plus supporter le déficit des entreprises du secteur compétitif dont les pertes ont été estimées en 2016 à 6500 millions de dinars", excluant toute intention de privatiser les entreprises de service public (STEG, SONEDE…).

L’UGTT lui a, immédiatement, opposé une fin de non-recevoir, déclinant sa contre-proposition pour le sauvetage de ce qu’elle qualifie de "fleurons" de l’économie nationale, à travers l’instauration des règles de bonne gouvernance, de transparence, de renouvellement d’un matériel de production vétuste, etc.

Même si elle est moins bavarde, l’UTICA souhaiterait, à son tour, un remaniement ministériel, qui toucherait la Kasbah. L’organisation patronale juge sévèrement le bilan de ce gouvernement, dans le domaine de l’investissement et de la relance économique. D’ailleurs le premier à avoir évoqué un Carthage II, recentré sur l’économie et les exigences de l’entreprise économique, sa pérennité et sa compétitivité, était Samir Majoul, alors fraichement élu à la tête du patronat en janvier dernier.

La réunion attendue de l’Assemblée de Carthage sera décisive, devra concilier des avis inconciliables et parvenir à des compromis vitaux, pour prévenir tout blocage. Personne n’ose imaginer le retrait de l’UGTT, voire de l’UTICA de ce fameux pacte, dont la clef de voûte est le consensus politique et national. Son maintien est tributaire du soutien et de l’adhésion des partis politiques et des organisations nationales, à défaut Carthage II sera mort-né, et le risque que le pays ne devienne ingouvernable sera plus grand. L’esprit de concession doit prévaloir pour éviter à la Tunisie ce type d scénario.
Gnet  

 

Commentaires 

 
-1 #2 Permettez moi,
Ecrit par Tunisien     21-05-2018 16:20
On peut pas dire le contraire.
1+1=2
0+0=0
1-1=0
Les discussions, le BBLA BLA peuvent modifier les résultats , mais le support reste imaginaire et non pas réel.
Le mieux c'est prendre des décision selon les besoins nécessaires réels demandés par les Tunisiens.
Nos Besoins sont liés intégralement aux conditions de La Tunisie. Je sais que notre terre est riche. Rien que l'agriculture, la pêche peuvent mettre les tunisiens à lèse.
 
 
-1 #1 RE: Tunisie : Le retrait de l’UGTT, signifierait un Carthage II mort-né !
Ecrit par Scherlock Homs     21-05-2018 14:52
Chiche ! qu'ils s'en aillent, ils sont tellement impopulaires qu'ils risquent au mieux de se diviser et finir par se bouffer entre eux avec leurs surenchères stériles et leurs combats d'égos, au pire finir aux oubliettes par perte de toute crédibilité...
Et ça sera tant mieux pour la Tunisie qui a besoin d'un syndicalisme intelligent et responsable.
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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