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Mardi 21 Novembre 2017         

Tunisie : Le gouvernement Chahed résistera-t-il aux secousses internes et externes ?

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Publié le Mercredi 08 Novembre 2017 à 13:45
La coalition gouvernementale de Youssef Chahed saura-t-elle résister aux soubresauts endogènes et exogènes qui la guettent, et qui lui rendent la tâche encore plus complexe quant à mener ses politiques et programmes pour sortir le pays de la crise. Le retrait d’al-Joumhouri du gouvernement d’union nationale, même s’il n’y est plus de facto représenté, après avoir accepté la démission de l’un de ses dirigeants de premier rang, Iyed Dahmani, porte-parole du gouvernement, et ministre chargé des relations avec l'ARP, est un mauvais signe, qui fait craindre pour la pérennité de l’accord de Carthage.

Aussi, les tensions régionales, ayant affolé la scène internationale, les places financières, et provoqué une flambée des cours du brut, placent le gouvernement devant de nouvelles difficultés quasi-insurmontables.

En annonçant sa sortie du gouvernement, lundi 06 novembre, al-Joumhouri n’a pas révélé ses intentions au sujet du document de Carthage. Projette-t-il d’y demeurer, ou de s’en désolidariser. Ce pacte fondateur du gouvernement d’union nationale, dont est, en grande partie, tributaire sa légitimité et sa durabilité, est, à ce stade, extrêmement fragilisé. Il suffit que l'un de ses signataires le quitte, quelqu'en soit le poids, pour que son maitnien soit hypothéqué. 

C’est l’organisation patronale qui a été la première à ouvrir les hostilités en sa direction, pour dire sa totale désapprobation du projet de loi de finances 2018, qui menace, à ses yeux, la pérennité de l’entreprise, à travers l’institution de nouvelles impositions à même d’en alourdir les charges, de mettre à mal sa compétitivité et de freiner sa capacité d’investir et de créer des emplois.

Selon un constat fait, par la voix de ses dirigeants, l’accord de Carthage n’a pas tenu ses promesses sur le plan économique, chose qui incite peut-être, avait suggéré lundi dernier sur Express, son vice-président, Samir Majoul, de préconiser "un Carthage II".

A l’issue de son tout dernier bureau exécutif, le patronat affirme avoir adhéré à l’initiative de dialogue de Carthage, "partant du devoir national, de la conviction ferme de l’unité nationale, et de la responsabilité de faire face aux difficultés de l’étape, selon un programme de réforme multidimensionnel, requérant beaucoup d’audace, de responsabilité et de participation".

L’organisation réitère que le PLF 2018 n’a pas donné "des signaux clairs quant à la détermination du gouvernement de réanimer l’économie, de relancer l’investissement, de régler la dégradation continue de tous les indicateurs économiques, d’entamer la réforme de la finance publique, et du déficit des entreprises publiques, de mettre un terme à l’effondrement du dinar, et de maîtriser l’endettement".  

Le gouvernement, lui, se mure dans le silence. A part des appels vagues au dialogue pour aplanir les différends, il ne dit pas, d’une manière claire et tranchée, s’il a ou non la possibilité de revoir sa copie, et d’accéder aux demandes patronales et autres qui l’appellent à le faire.

D’autant plus que même les partis qui le composent expriment des réserves sur le texte, et le pressent de trouver d’autres ressources pour le financement du budget.

Le gouvernement est-il aussi tenu par une obligation des résultats au chapitre des réformes, là où les choses avancent  au ralenti, du fait de la complexité de ces réformes, et de la nécessité de les mener, selon une approche consensuelle. Or, les intérêts antinomiques font que la conclusion de modus vivendi relève de la gageure.   

A une situation interne tendue, où l’agacement est grandissant, vient se greffer une conjoncture internationale, qui même si elle n’a jamais été simple ces dernières années, est en train de connaître des évolutions explosives, dont les effets néfastes commencent à se faire sentir en termes de flambée des cours de pétrole, avec un coût supplémentaire pour le budget de l’Etat, qui se compte par des centaines de millions de dinars.

L’actuelle crise régionale affectant l’économie ouverte et mondialisée remet forcément en question les calculs faits par les autorités tunisiennes, quant à la contribution de nos partenaires étrangers, sous diverses formes, au financement du budget de l’Etat. Une dérive pernicieuse et généralisée face à laquelle le gouvernement semble être totalement désarmé, ce qui ne fait qu’accentuer les incertitudes sur le présent et le futur proche et lointain du pays.
Gnet

 

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