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Mardi 11 Décembre 2018         

Tunisie : Le drame de Kerkennah pèsera de tout son poids sur l'issue de la crise politique

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Publié le Vendredi 08 Juin 2018 à 13:50
Le drame de Kerkennah a mis entre parenthèses la crise politique, et est censé influencer son issue. Le dialogue devra reprendre dans les jours à venir pour parvenir à une sortie de crise. Entretemps, les concertations ont déjà repris entre l’exécutif et les organisations nationales.

Béji Caïd Essebsi a rencontré avant-hier, mercredi 06 juin, Noureddine Taboubi ; les deux hommes ont convenu "de dépasser rapidement l’actuelle situation politique, conformément à l’intérêt national". Ce vendredi 08 juin, Youssef Chahed a reçu à la Kasbah une délégation de l’UTICA, conduite par son président, Samir Majoul. Une rencontre qui semble baliser le terrain à la reprise du dialogue entre les partis et organisations signataires du document de Carthage, pour continuer les discussions, au point où elles ont été laissées lors de la dernière réunion à Carthage, arrivée à une impasse, faute d’accord.

Le président de la république avait décidé lundi 28 Mai la suspension sine die du document de Carthage, en l’absence d’un compromis entre les partis et organisations signataires de ce pacte, autour du 64ème point, relatif au changement du gouvernement.

Les positions étaient divergentes entre ceux qui réclamaient un changement radical et profond du gouvernement avec le départ de Youssef Chahed, Nidaa Tounes et l’UGTT, et ceux qui suggèraient un remaniement ministériel avec le maintien de Youssef Chahed, Ennahdha.

D’autres parties, à l’instar de l’organisation patronale, ont choisi de se réfugier dans la neutralité.

La tragédie de l’émigration clandestine qui a secoué le pays, avec son lourd bilan de morts et de disparus, est en train de peser sur le cours des événements et de déterminer la manière dont la crise sera résolue, en privilégiant, selon toute vraisemblance, la stabilité politique. 

Pour montrer qu’il a toujours la situation en main, et qu’il jouit de ses pleins pouvoirs, le locataire de la Kasbah a démis de ses fonctions le ministre de l’Intérieur, une décision largement contestée, à travers laquelle il a voulu montrer que les manquements ne restent pas impunis, à l’heure où son gouvernement est tenu pour responsable de ce naufrage, pour ne pas avoir été en capacité d’écouter la détresse des jeunes et de répondre à leurs attentes. 

Selon le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, Youssef Chahed ne compte pas s’arrêter à la révocation de Lotfi Brahem, mais est en train de plancher sur une évaluation de ses ministres et un remaniement s’en suivra. Les changements interviendront notamment dans les ministères où les titulaires n’ont pas donné des résultats probants, notamment, aux yeux, de l’influente organisation syndicale, dont le journal Al- Chaâb titre en une de sa dernière édition : "Le limogeage du ministre de l’Intérieur ne suffit pas, pour rectifier le processus gouvernemental ?"

Les détracteurs de Youssef Chahed, dont son propre parti Nidaa Tounes qui a appelé dans la foulée du drame de Kerkennah à un programme de salut national, et la centrale syndicale semblent s'orienter vers une inflexion de leur position, en faveur de sa confirmation à son poste, en exigeant le départ de certains ministres.

Un passage de Youssef Chahed par l’Assemblée pour demander qu’on lui renouvelle la confiance n’est pas à exclure. Si les protagonistes du processus de Carthage parviennent à aplanir tous les désaccords, Chahed ira au parlement après le remaniement attendu, pour prononcer un discours sur la politique à suivre d’ici 2019 à la lumière des dernières évolutions sur la scène politique, et demander qu’on accorde la confiance aux membres du gouvernement qu’il aura désigné pour remplacer les partants, dont le nouveau ministre de l’Intérieur.

Un département comme celui de l’Intérieur ne devrait pas demeurer longtemps dans une telle situation provisoire, avec juste un intérimaire à sa tête.
Gnet

 

Commentaires 

 
0 #1 Pourquoi pas Si Rached?
Ecrit par Tunisien     10-06-2018 19:37
On est vraiment de plein fouet , chômage , la mort de nos jeunes au de la de 75, crise politique....
Tounsi: Ramdhan, Bac , Aid , Ya satter ester..
Pourquoi pas si Rached ne trouve pas des solutions?
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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