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Lundi 23 Juillet 2018         

Tunisie : Le désaccord avec la BCT, affaiblit davantage le gouvernement

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Publié le Lundi 18 Juin 2018 à 15:52
La décision de la banque centrale de relever son taux d’intérêt de cent points de base, le faisant passer de 5,75 % à 6,75 %, a suscité une indignation générale dans les milieux patronaux et syndicaux. L’UTICA et la CONECT ont  critiqué une décision qui est de nature à nuire davantage à l’entreprise économique et à sa compétitivité et à freiner la relance économique espérée. L’UGTT a, elle,  dénoncé une mesure qui est de nature à aggraver la crise économique et à détériorer davantage le pouvoir d’achat des salariés.

La BCT a beau expliquer sa décision par les tensions inflationnistes, et la nécessité d’en prévenir les effets néfastes sur le pouvoir d’achat des citoyens, la relance de l’activité économique, et la stabilité financière, elle semble avoir du mal à en convaincre du bien-fondé.

Ce désaccord entre les organisations nationales et l’institut d’émission, à qui incombe l’élaboration et la mise en œuvre de la politique monétaire et financière du pays, est de nature à affaiblir davantage le gouvernement, dont le sort n’est pas encore scellé, à cause d’une crise politique qui se poursuit depuis le lundi 28 Mai dernier. A cette date, le président Béji Caïd Essebsi avait procédé à la suspension sine die du document de Carthage faute de compromis autour du 64ème point, relatif au changement du gouvernement.

Dans une allocution télévisée le lendemain, mardi 29 Mai, Youssef Chahed s’est engagé à poursuivre son action pour préserver la stabilité du pays, en s’en prenant avec virulence à Hafedh Caïd Essebsi, pour avoir détruit Nidaa Tounes, "ce qui menace l’équilibre politique et le processus démocratique dans le pays", a-t-il dit.

Depuis, la crise politique s’est installée, sans que les deux têtes de l’exécutif ne reviennent dessus, escamotée peu de jours après par le naufrage au large de Kerkennah, et son effrayant bilan, celui qui a coûté son poste à l’ex-ministre de l’Intérieur, démis de ses fonctions par Youssef Chahed, pour manifestement, manquements sécuritaires sur l'Île.

Le gouvernement a, à cette date, laissé entendre qu’un remaniement ministériel allait suivre ce limogeage et que le locataire de la Kasbah planchait sur l’évaluation de ses ministres pour procéder aux changements nécessaires. Mais, cela n’a permis en rien de faire taire les voix hostiles.

Dans sa tentative obstinée de garder son poste, et deux jours après que Nidaa Tounes a annoncé, par la voix de son porte-parole, avoir entamé les concertations en vue de la formation d’une "large coalition nationale de Salut", Youssef Chahed s’est réuni avec les ministres et députés de son parti, une rencontre, organisée, dit-on, en concertation avec HCE, consacrée à la stabilité politique dans le pays, aux grandes réformes, et à la nécessité du rassemblement au sein de Nidaa.

S’il est plus ou moins parvenu à renverser la tendance au sein de sa formation politique, Youssef Chahed est plus que jamais confronté à un front de refus de l’UGTT qui exige instamment son remplacement et la désignation d’une autre personnalité pour former un gouvernement de compétents. La centrale syndicale en avait appelé jeudi dernier aux partis politiques, notamment ceux représentés à l’Assemblée, pour assumer leurs responsabilités historiques, et changer le gouvernent par des méthodes constitutionnelles, une sollicitation destinée, vraisemblablement, à Ennadha qui s’accroche à Youssef Chahed, en préservation de la stabilité politique.

L’influente organisation syndicale revient à la charge ce lundi ; son Secrétaire Général a mené une série d’entretiens avec des délégations de l’UPL, de la Tunisie d’abord de Ridha Belhaj et de la Tunisie en avant d’Abid Briki, où il a été question de "la crise politique aiguë" et "du manque de visibilité", face à "l’absence d’horizons clairs pour la résolution des problèmes posés".

Une situation inextricable, nul n’est en mesure de dire aujourd’hui sur quoi va-t-elle déboucher.
Gnet 

 

Commentaires 

 
+1 #1 BCT doit rester indépendante
Ecrit par Royaliste     18-06-2018 20:05
a 1 an des prochaines élections il est inutile et non-productif de changer le gouvernement.

le nouveau cabinet n'aura pas le temps de résoudre aucun problème.

il serait plus intéressant d'avancer les élections législatives et avoir un gouvernement stable.

par ailleurs, il faut garder la BCT loin des conflits politiques
 
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