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Samedi 20 Octobre 2018         

Tunisie : La crise s'essouffle, mais rien n'est encore acquis pour le gouvernement !

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Publié le Vendredi 03 Août 2018 à 12:56
Le gouvernement Chahed demeure encore en proie aux soubresautsEn cette léthargie estivale, le débat politique s’essouffle mais laisse transparaitre une guerre d’usure en prévision de 2019. Momentanément tranquille, après le vote de confiance samedi dernier au parlement à son ministre de l’Intérieur, à une majorité confortable, Youssef Chahed continue d’être la cible des attaques. D’aucuns ne donnent pas cher du maintien de son gouvernement, et prévoit sa chute à la rentrée, face à un cordon politique peu solide, car faiblement soudé.

Jusque-là, Youssef Chahed a su résister à l’adversité, et retourner la situation en sa faveur, mais plusieurs entraves se dressent encore sur son chemin, et font que son gouvernement soit encore en proie aux soubresauts. Sa discorde avec le chef de l’Etat, qui fait déplacer le problème au sein des institutions d’un Etat faible, qui peine à rétablir son autorité, n’arrange en rien les choses. Les relations entre les deux hommes se crispent davantage, en témoigne les attaques à peine voilées de BCE : un politicien pense à la prochaine élection, l’homme d’Etat, aux prochaines générations, a-t-il lancé à qui voudra l’entendre à la clôture de la conférence des ambassadeurs.

Sa bataille avec son propre parti n’est pas encore réglée, et Nidaa qui s’est engagé il y a tout juste une semaine lors d’une réunion autour de son fondateur à Carthage, à unifier ses positions, demeure toujours divisé au sujet du sort du locataire de la Kasbah.

Ses rapports avec l’UGTT même s’ils se sont quelque peu apaisés, à la faveur de la reprise des négociations entre le gouvernement et la centrale syndicale sur les majorations salariales dans la fonction publique et le secteur public, sont encore tendus. L’UGTT n’a pas changé d’un iota sa position réclamant le départ du gouvernement, a déclaré tout récemment Noureddine Taboubi, repris avec la même virulence et sur la même lancée par les SG adjoints de l'organisation. 

Les résultats de l’actuel round des négociations et son achèvement le 15 septembre, une date annoncée par Youssef Chahed au parlement détermineront la nature des relations entre les deux parties. Une éventuelle réconciliation gouvernement/ Syndicat dépeindra sur l’ensemble du paysage, et participera à l’apaisement du climat général. Le cas échéant, le chef de l’Etat qui ne cesse de marteler qu’aucune unité nationale n’est possible sans l’UGTT, se pliera à la nouvelle donne, et les deux têtes de l’exécutif seraient obligés de faire, comme si de rien n’était. Un tel scénario est-il aussi de nature à renforcer la légitimité du chef du gouvernement au sein de son parti, et pourra le mener loin.

A contrario, une montée de tension avec la centrale syndicale, et des négociations mises à mal ou inabouties, pour telle raison, ou telle autre, feront exacerber la crise, outre la menace que cela représente pour la paix civile, face à un climat social délétère marqué par l’exaspération et les appels à la grève, dans des secteurs névralgiques.

L’inconnue demeure aussi la position d’Ennahdha. Le mouvement qui soutient le gouvernement au nom de la préservation de la stabilité politique, continuera-t-il de l’appuyer quoiqu’il advienne, ou a-t-il ses propres calculs qu’il dévoilera le moment venu, selon la direction du vent politico-social.

Les échéances qui attendent le gouvernement à la rentrée, et au cours du dernier trimestre de l’année, avec l’élaboration de la loi de finances 2019 lui compliqueront encore plus la tâche. La situation demeure pour l’heure incertaine, et les différents protagonistes auraient chacun un plan A, et un plan B, en fonction de plusieurs impondérables.

Le problème est que le pays, dont les indicateurs macroéconomiques continuent à dégringoler, ne pourra pas conforter l'élan de la reprise, et avancer sur les réformes, nécessaires urgentes, face à un tel embrouillamini.
Gnet

 

Commentaires 

 
+3 #1 RE: Tunisie : La crise s'essouffle, mais rien n'est encore acquis pour le gouvernement !
Ecrit par Agatacriztiz     03-08-2018 17:37
BCE devrait dire : un politicien comme moi pense à la prochaine élection (de son fils), l’homme d’Etat (que j'aurai pu être), aux prochaines générations de diplômés qui n'ont qu'une seule envie, celle d'aller chercher leur bonheur ailleurs..
 
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