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Mardi 25 Septembre 2018         

Tunisie : Débat vif à l’ARP sur l’opération terroriste d’Aïn Soltane

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Publié le Mardi 10 Juillet 2018 à 13:35
Plénière ce mardi 10 juillet à l'Assemblée. L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est revenue longuement ce mardi 10 juillet, sur l’opération terroriste d’Aïn Soltane (Jendouba), au cours de laquelle six gardes nationaux sont tombés en martyr. Partagés sur plusieurs points, les députés ont mis en garde lors d'une plénière, dont l'ordre du jour a été chamboulé, contre l’instrumentalisation de ces événements.
D’aucuns ont fait assumer la responsabilité au gouvernement, et critiqué les derniers changements intervenus au sein du ministère de l’Intérieur.


Le député Mohamed Troudi a posé la question de savoir : "Pourquoi le commandant de la garde nationale n’a pas signé le dernier mouvement dans le corps de la garde nationale". "Loin de toutes les surenchères, nous appelons l’Assemblée à assumer sa totale responsabilité, notamment pour ce qui est des infiltrations du corps de la garde nationale".

"Pourquoi les forces sécuritaires n’ont pas procédé au ratissage de la région pour écarter tout danger", a renchéri sur un ton interrogatif le député Youssef Jouini. "Il est étonnant et illogique que la garde nationale ne possède pas des équipements et véhicules blindés, la progégeant du danger", a-t-il souligné, estimant "inadmissible qu’on n’ait pas de ministre de l’Intérieur en situation d’état d’urgence".

A chaque fois qu’on évoque la responsabilité du gouvernement dans la dernière opération, on est accusé de traitrise et de surenchère politique, a lancé en substance le député Noureddine Ben Achour. Il a dit ne pas comprendre "le démantèlement de l’institution sécuritaire qui réalise un franc succès en matière de lutte contre le terrorisme", faisant état de "soupçons" autour des dernières nominations. "Comment le ministre de la Justice peut-il diriger deux ministères de souveraineté en même temps", s’est-il encore demandé.

"Il faudrait délimiter les responsabilités sans se lancer mutuellement des accusations", a recommandé Amira Zoukari, considérant inconcevable que les pensions des sécuritaires qui tombent en martyr soient suspendues.

Hassouna Nasfi a estimé affligeant que "les politiques instrumentalisent cette circonstance pour se venger et régler des comptes politiques". "On n’a entendu personne présenter des excuses à ce peuple, le pays est devenu ingouvernable et nombreux sont ceux qui se vantent et font montre d’arrogance", s’est-il élevé.

Il a pointé une incapacité "de protéger le pays de l’argent sale étranger qui inonde les partis devant le silence du gouvernement". Tout ce qu’on vit découle, à ses yeux, de l’atteinte à la réputation de l’institution sécuritaire, des intellectuels, de l’élite, des politiques et de l’administration jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de confiance entre le citoyen et l’Etat. "Les ambassadeurs sillonnent le pays du Nord au Sud, et personne ne s’en soucie", a-t-il ajouté. 

L’institution sécuritaire a réalisé de nombreuses réussites et hélas, certaines opérations nous surprennent de temps à autre, a regretté Jalal Ghdira, appelant à rechercher des solutions pour les éviter. Il a estimé que "l’institution sécurité est loin de la politique", appelant à cesser de l’entrainer dans des "surenchères avec lesquelles elle n’a pas de relation". "Certaines erreurs interviennent sur le terrain qu’il faudrait éviter, mais les institutions de l’Etat à l’instar de la présidence de la république, la présidence du gouvernement et l’Assemblée accomplissent leur devoir," a-t-il rassuré. 

Sahbi Atig a considéré "regrettable que le débat se transforme en débat partisan", pointant l’investissement de cette circonstance pour procéder à un règlement de comptes. "Ben Guerdane a donné une leçon aux terroristes, reste ces opérations désespérées perpétrées par des loups solitaires", a-t-il relativisé, appelant à appuyer les institutions sécuritaire et militaire.

Lilia Younes Kssibi s’est interrogée sur les gardes forestiers qu’on a abandonnés. "Sans les gardiens des forêts, on ne peut anticiper ce type d’opérations", a-t-elle prévenu. 

Mehrizia Abidi a appelé à entourer les familles des martyrs de la sollicitude requise, plaidant pour la constitution "d’un giron sociétal pour contrer le terrorisme et les terroristes c’est là, une culture qu’on doit œuvrer à consacrer".

"Nous étions au courant qu’il y avait des menaces sérieuses dans le gouvernorat de Jendouba", a souligné Chaker Ayadi, appelant à faire assumer les responsabilités à leurs auteurs. "La région de Jendouba est la dernière dans l’indice de développement et la première en matière d’abandon scolaire", a-t-il déploré.

Pour Ghazi Chaouachi, le pays n’a pas réussi à ce jour "à réaliser l’unité nationale, pour preuve le discours politicien qui approfondit davantage la crise". Il s’est interrogé sur "la relation entre cette opération et le limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur, ainsi que les dernières nominations dans le corps de la garde nationale". Le député à suggéré la formation d’une commission mixte entre les pouvoirs exécutif et législatif pour enquêter et répondre aux questions de l’opinion publique.
"Pourquoi le chef du gouvernement refuse de venir à l’Assemblée pour répondre aux questions et éclairer la lanterne de l’opinion publique sur les affaires que connait le pays", s’est-il encore demandé. 

Ajmi Lourimi s’est voulu rassurant, affirmant que "les instituons de l’Etat sont dans un état de totale promptitude" et brisent tous ceux qui souhaitent attenter à son unité. "Dans pareilles circonstances, il n’y a pas lieu pour les querelles et surenchères", a-t-il dit, prônant "la poursuite de la construction nationale, et du renforcement du front intérieur".

La guerre contre le terrorisme est de longue haleine mais devant ce drame, il faut s’arrêter aux insuffisances pour garantir la victoire, a affirmé Souad Zawali. Elle a estimé que le dispositif sécuritaire n’est pas lié aux personnes, appelant à œuvrer à l’améliorer et à le développer, tout en demeurant vigilants.

"L’opération terroriste a renforcé le sentiment d’abattement, face à un échec national", a dit Issam Matoussi. Il a estimé que "le limogeage du ministre de l’Intérieur a influencé négativement le dispositif sécuritaire", regrettant que "les calculs politiques étriqués soient prééminents par rapport aux besoins réels du pays, en termes de sécurité et de développement". Il a évoqué une atteinte à la dignité du citoyen, en l’absence de développement au Nord-ouest, là où les grands projets sont bloqués.

"Le paysage général est bancal, ceci apparait à travers l’adhésion de l’institution sécuritaire dans la lutte contre le terrorisme et l’adhésion de la plupart des politiques dans les calculs politiciens étriqués", a fait constater Taoufik Jomni.

"Il est illogique de nommer un ministre de l’Intérieur par intérim dans une situation sécuritaire instable", a-t-il dit, en se demandant : "Comment le ministre de l’Intérieur par intérim a pu nommer un important nombre de cadres sécuritaires à de hauts postes à son premier jour au ministère ?"

Pour Jilani Hammami, l’opération d’Aïn Soltane prouve que "le gouvernement a échoué à tous les niveaux". Cette opération montre que les  éléments terroristes sont présents à travers tout le pays et dément la formule de la réussite des institutions sécuritaire et militaire dans l’éradication du terrorisme, selon ses dires.

"Les institutions sécuritaire et militaire sont désormais convoitées par de nombreux partis politiques et objet d’investissement politique", a-t-il déploré, pointant les conséquences du conflit au sein de Nidaa tounes sur la situation du pays. "Les propos sur l’unité sont frelatés, ce parti est tenu d’abord de resserrer ses rangs".

"Il y a la Tunisie, et les ennemis de la Tunisie. Il y a la patrie, et les ennemis de la patrie, nous ne devons pas rivaliser dans l’amour de la patrie, et surenchérir les uns sur les autres. Nous devons resserrer les rangs face à tous ceux qui veulent du mal à notre pays", a plaidé Hajer Ben Cheikh Ahmed. "Nous avons le sentiment d’être en guerre contre l’inconnu", a-t-elle ajouté, appelant à dévoiler et à juger les ennemis de la patrie. "Il y a des parties impliquées dans la démolition du pays, portent des agendas médiatiques pour répandre les rumeurs, diviser le pays, et servir le terrorisme d’une manière indirecte à travers des messages cryptés. Il y a un terrorisme intellectuel et médiatique qui s’exerce sur les enfants de la patrie", a-t-elle fustigé.

Samia Abbou a évoqué "une responsabilité commune entre le président de la république et le chef du gouvernement, car ce conflit politique provoqué conduit nécessairement au terrorisme, au despotisme, à la pauvreté et à la corruption". La députée a qualifié de provoquée "la propagation du chaos dans le pays, pour reporter les prochaines élections et les investir au profit des deux partis au pouvoir".

"L’exception tunisienne est fragile, et nous ne pouvons trouver des solutions qu’en faisant valoir la raison", a dit Mustapha Ben Ahmed. Il a estimé que le pays est au bord du chaos, et vit un Etat d’usure, prônant un dialogue national pour procéder à l’évaluation.

Abdellatif  Mekki a indiqué que le nombre des gardes forestiers a augmenté d’une année à l’autre." Dire qu’on les a abandonnés est dénué de vérité", a-t-il noté. Il s’est interrogé : Pourquoi les médias nous imposent des prétendus experts pour orienter l’opinion publique dans chaque événement ?

Gnet  

 

Commentaires 

 
0 #3 Crime
Ecrit par mehdi mountather     01-08-2018 13:05
Ces crimes de Daech a Skikda en Algérie et dans le monde pour satisfaire leurs patron satan normal ALLAH extermine le QG de satan a Alaska ou Arizona par un séisme plus 7 tsunami ou un astéroïde si les terroristes de Daech en Algérie en Tunisie et dans le monde ne posent par leurs armes le 2 Août 2018 INCHAALLAH vont mourir par les balles bombardement feu de forêt accident virus la fin de leurs complices par arrêt cardiaque cancer tumeur accident de la route Amine.
 
 
+2 #2 (Bis)
Ecrit par Agatacriztiz     10-07-2018 15:59
Débat vif , débat vif ? de quoi parlez vous ? Seulement 88 députés sur 217 se sont présentés à la séance plénière de ce mardi 10 juillet sur l’attentat terroriste de dimanche dernier, c'est franchement innaceptable !
 
 
+1 #1 RE: Tunisie : Débat vif à l’ARP sur l’opération terroriste d’Aïn Soltane
Ecrit par Agatacriztiz     10-07-2018 15:47
Au lieu de papoter pendant des heures et d'arriver à aucune conclusion, les députés devraient voter des crédits pour doter la garde nationale et l'armée de véhicules M.R.A.P.(Mine Resistant Ambush Protected) capables de transporter un équipage de 3 à 10 hommes spécifiquement conçu pour résister aux mines et engins explosifs improvisés ainsi qu'aux embuscades.
Ce n'est pas des 4X4 qui vont arrêter les dégats meurtriers fomentés par des terroristes fanatiques et haineux.
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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