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Mercredi 14 Novembre 2018         

"Tous les Tunisiens sont mes enfants y compris Hafedh et Youssef Chahed" (BCE)

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Publié le Jeudi 01 Novembre 2018 à 11:28
Le président de la république, Béji Caïd Essebsi, a appelé à se garder de toute interprétation de la déclaration qu’il a faite à Berlin, suite à l’attentat-suicide survenu lundi 29 octobre à l’avenue Habib Bourguiba de Tunis.

Dans un entretien avec la chaîne allemande Deutsche Welle (DW), en marge de sa participation au G 20 sur le partenariat en Afrique à Berlin, BCE a dit qu’il entretenait "des rapports directs avec le peuple", et qu’il tenait "à ne pas l’induire en erreur". "Il ne faut pas interpréter les propos, mais se limiter à relater les faits et laisser le citoyen juger", a-t-il dit, critiquant que ce soit les médias qui attribuent un sens aux propos et expliquent. "En Tunisie, le nombre d’analystes politiques est supérieur à celui des politiques, eux-mêmes", a-t-il lancé.

"La Tunisie n’a pas de culture de terrorisme, c’est quelque chose qui nous a été imposée et a changé nos priorités", a-t-il, par ailleurs, souligné, estimant que "le pays avait réussi à affronter le terrorisme, un fléau dont aucun pays n’est à l’abri". 

Sur la question de savoir, s’il faisait confiance à Ghannouchi, il a rétorqué : "c’est une question étrange à laquelle je ne réponds pas, je n’ai de mauvais rapports avec quiconque. Je suis le président de la république et je suis au dessus des partis et des tiraillements". Et d’ajouter :"je n’ai de mauvais rapports ni avec Ghannouchi, ni avec le chef du gouvernement, ni avec quiconque. J’ai des rapports objectifs avec tous, et je me conduits à partir de mes responsabilités constitutionnelles et la fonction que j’occupe". 

Il a ajouté qu’il n’avait pas de relations avec Ennahdha, qu’il avait des relations avec Ghannouchi et que celles-ci sont maintenues, suivant la volonté de ce dernier.

Invité à réagir à une déclaration médiatique de HCE selon laquelle, le choix de Youssef Chahed n’était pas judicieux. Il a commencé par dire que "tous les Tunisiens étaient ses enfants y compris Hafedh et Youssef Chahed". Il a estimé avoir  choisi Youssef chahed non pas pour être une marionnette entre les mains des personnes. C’est un homme qui a accompli son devoir, et je considère qu’il continue jusque-là à le faire, mais il n’y aucun Tunisien qui soit valable en tout temps, et tout lieu". Il a estimé que sa mission (Chahed) allait arriver à son terme, lorsque le parlement l’aurait voulu.

Sur la position envers le meurtre du journaliste saoudien, Jamal Kashorggi et la controverse qui s’en est suivie entre le ministère des AE et Ennahdha, BCE a rétorqué qu’"il n’y avait pas plusieurs postions, mais une seule position, la politique étrangère est du regard du président de la république".

Il a affirmé que la Tunisie condamnait "tous les actes de type assassinant dans un consulat ou ailleurs, notamment lorsqu’il s’agit de journalistes". "Nous avons condamné cet acte horrible et nous demandons aux frères saoudiens de contribuer à établir la vérité", a-t-il déclaré, mettant en garde contre le fait "d’attenter à la stabilité de l’Arabie saoudite, chose qui pourra provoquer l’instabilité dans l’ensemble du monde arabe".

BCE oppose un niet catégorique à des centres de réfugiés en Tunisie
"La Tunisie est un pays sûr, et il n’y a pas lieu de le comparer à d’autres", a-t-il indiqué, en évoquant la question des réfugiés. Il a ajouté que "la Tunisie était prête à supporter ses ressortissants dont le comportement n’était pas droit, si certains pays souhaitent leur rapatriement, mais ne supportera pas d’autres".

Il a opposé un niet catégorique à l’installation de centres de réfugiés en Tunisie. "Ce n’est pas dans notre capacité de supporter les charges des réfugiés pour l’Europe, chaque pays doit supporter sa part en la matière", a-t-il souligné.   

Il a dit que la Tunisie avait une expérience en matière d’accueil des réfugiés plus que de nombreux pays européens, dans la mesure où elle a accueilli 300 mille réfugiés après la révolution libyenne, dont la plupart ont d’ores et déjà regagné leur pays.

Sur la décision de la chancelière allemande, Angela Merkel, de se retirer de la politique, et la question de savoir quand est-ce qu’un dirigeant arabe pouvait se retirer, BCE a répondu qu’il était "capable de faire la même chose", sans préciser quand. 
Gnet

 

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