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Samedi 17 Novembre 2018         

La Tunisie, le Maroc et la Libye opposent un niet aux plateformes de débarquement

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Publié le Vendredi 29 Juin 2018 à 17:00
L'Europe cherche à externaliser la gestion des flux migratoires. Les Européens sont parvenus ce vendredi 29 juin à un accord sur la question migratoire, en envisageant le déplacement de ce drame humanitaire en dehors du sol européen, à travers la création de  "plateformes de débarquement", sans préciser l’endroit où elles seront créées. Les pays maghrébins, africains et sud-méditerranéens sont les espaces présumés pour abriter ces centres d’accueil et de transit. La plupart s’y sont fermement opposés. La Tunisie, le Maroc, et la Libye le font savoir. 

Le ministre des Affaires étrangère, Khemaïs Jhinaoui, a déclaré ce vendredi que la question des "plateformes de débarquement" n’a pas été proposée à la Tunisie, signalant que notre pays a affirmé, à plusieurs reprises, son opposition à de telles structures. 

Dans une déclaration aux médias à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire onusien en Libye, Ghassen Salama, le ministre a reconnu que l’afflux des migrants a provoqué une crise politique en Europe, signalant que la question migratoire ne peut-être réglée par "le refus de l’autre ou l’installation de pareilles plateformes".

Il a prôné "une lutte contre toutes les formes d’immigration clandestine, tout en encourageant la migration légale".

L’Europe a besoin d’un appui humain démographique en dehors de son espace géographique, et les jeunes des pays sud-méditerranéens et africains souhaitent travailler en Europe, a-t-il indiqué en substance.

L’Allemagne avait proposé l’année dernière à la Tunisie d’accueillir des centres d’accueil pour migrants. Lors de sa visite en février 2017 à Berlin, Youssef Chahed avait tenu tête à la chancelière Angela Merkel à ce sujet, rejetant l’idée d’installation de camps de réfugiés sur le sol tunisien, pour accueillir des migrants et alléger le fardeau sur l’Europe.

La Libye avait tout récemment opposé un niet à l’avènement de ces centres à l’intérieur de ses frontières, tout en préconisant de commun accord avec l’Italie de mettre en place des "centres d'accueil et d'identification de migrants", à sa frontière externe sud. En visite éclair lundi dernier à Tripoli, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, n’a pas, néanmoins, précisé dans quels pays ces centres devaient être installés.

Le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, a rejeté hier jeudi 28 juin l’instauration de ces centres sur son sol. "Le Maroc rejette et a toujours rejeté ce genre de méthodes pour la gestion de la question des flux migratoires", a-t-il déclaré après une rencontre à Rabat avec son homologue espagnol Josep Borrell, en dénonçant les "solutions faciles" et les "mécanismes contre-productifs", rapporte l’AFP.

L’organisation internationale pour les migrations (OIM) a estimé ce vendredi que les centres de gestion des migrants devaient être situés en Europe. "La solution doit être européenne", a affirmé un porte-parole de l’agence onusienne, cité par Reuters.

L’Europe est confrontée d’emblée à un front de refus pour donner corps à ses plateformes de débarquement en dehors de l'espace de l'UE, une idée qui ne fera que déplacer le drame au lieu de le résoudre. Les flux migratoires continueront à déferler à bord d’embarcations de fortune, fuyant la misère, le chômage et l’absence d’horizons dans les pays d’origine, et nombreux seront les jeunes qui y laisseront leur vie…la solution c’est de leur redonner espoir et des perspectives pour rester sur leur sol, et non de les confiner dans ces humiliantes plateformes de débarquement.

Gnet  

 

Commentaires 

 
0 #2 RE: Migration : La Tunisie, le Maroc et la Libye opposent un niet aux plateformes de débarquement
Ecrit par Agatacriztiz     01-07-2018 14:43
Oui mais, les "plate-formes" d'embarquement clandestines, sous la coupe de passeurs sans foi ni loi, de connivence avec les mafias sud-européennes, avec la complicité de "ripoux" locaux, sont encore nombreuses, en Tunisie, en Libye et au Maroc...
Voilà le vrai problème...
 
 
+1 #1 de la comedie
Ecrit par Khaireddine     30-06-2018 10:10
La tunisie ne peut rien imposer à ses prêteurs/maîtres.

La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit.
 
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