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Mardi 11 Décembre 2018         

L’IJABA en grève : Les enseignants-chercheurs veulent une revalorisation salariale

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Publié le Lundi 19 Novembre 2018 à 12:46
Brassard rouge au bras depuis le 7 novembre, les enseignants-chercheurs affiliés au syndicat IJABA sont en colère. Ils entament à partir de ce lundi 19 novembre dans tout le pays, une grève périodique de trois jours. Ils protestent contre la non-application de l’accord conclu le 7 juin dernier avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique après six mois de grève administrative dans les établissements relevant du syndicat.

Les revendications de l’IJABA ne datent pas d’hier. Cela fait maintenant trois ans que ce syndicat, encore minoritaire dans les universités, se bat pour la revalorisation salariale des enseignants-chercheurs. La grève administrative de six mois survenue de janvier à juin 2018 a failli conduire à une année blanche pour les étudiants C’est grâce à un accord conclu entre le ministère de l’enseignement supérieur et l’IJABA que l’année a pu être sauvée. Cet accord visait, entre autres, à l’élaboration d’un nouveau statut pour les enseignants-chercheurs et la mise à niveau de l’échelle salariale.

Six mois plus tard, les mouvements de grève sont de retour. L’IJABA déplore que le ministère accorde les mêmes salaires à tous les enseignants universitaires quels que soient leurs niveaux d’étude estimant qu’il s’agit d’une injustice puisqu’il convient d’appliquer la grille salariale de la fonction publique pour donner à chacun son droit. Gnet s’est rendu à l’ISTEUB (Institut Supérieur des Technologies de l’Environnement de l’Urbanisme et de Bâtiment), où une quarantaine de professeurs se sont réunis, tous en grève, afin de protester. Nous avons rencontré Leila Beltaifa, membre de l’IJABA. 

« L’échelle salariale dans la fonction publique n’est pas respectée. Elle n’a pas été mise à jour depuis une vingtaine d’années. Depuis 2011, nous voyons qu’il y a des augmentations salariales dans la fonction publique qui ont eu lieu suite à des mouvements sociaux dans plusieurs secteurs, sauf dans l’enseignement supérieur. Aujourd’hui nous enseignants-chercheurs qui avons des diplômes élevés, avons des niveaux de salaires beaucoup plus bas que les juges par exemple, qui ont le même niveau d’études voire moins. Ils touchent environ 150% de plus que nous ».
IJABA ISTEUB lundi 19 novembre 2018
De son côté, le ministère travaille actuellement sur l’élaboration du projet de loi sur les nouveaux statuts du corps enseignant universitaire qui doit être définitivement validé par les différents syndicats à la fin du mois de novembre. Un texte qui devait déjà leur être soumis en octobre dernier. 

«Le Ministère a retardé l’élaboration de la convention d’un mois. Mais pour les revendications salariales nous voulons en discuter puisqu’elles sont indépendantes du statut. Notre revendication principale c’est l’échelle salariale. La mise en place d’un nouveau statut n’était pas une décision imminente, car c’est quelque chose qui prend du temps. Nous ce que nous voulons d’abord c’est la mise à niveau de nos salaires » nous confie Leila Beltaifa. 

L’IJABA a indiqué ce lundi dans une déclaration que le ministère de l'Enseignement supérieur a refusé de fixer une séance de travail ce lundi en vue de se mettre d'accord sur un calendrier de négociation sur les incidences financières du nouveau statut des chercheurs universitaires.

D’après l’IJABA, 4000 enseignants auraient quitté la Tunisie pour enseigner à l’etranger en 2018. Un phénomène de plus en plus important qui pourrait constituer un vrai danger pour l’avenir des universités tunisiennes. "On ne peut plus rester dans cette situation. De plus en plus d’enseigants chercheurs partent enseigner à l’étranger. Nous avons étudié à l’étranger, mais nous sommes revenus en Tunisie. Aujourd’hui, nous avons du mal à avoir un niveau de vie correct, du coup, nous sommes tentés par un départ à l’étranger mais nous avons un pincement au cœur par rapport à nos étudiants et notre université publique. Nous nous inquiétons pour le futur de nos universités et de nos enfants".

La grève sera observée les 19, 21, 23, 27 et 29 novembre ainsi que le 1er décembre. Le mouvement touche de nombreuses universités à travers le pays, notamment à Sfax, Sousse et Gafsa, où le syndicat IJABA est majoritaire.
 
Wissal Ayadi
 
 
 
 
 
 
 

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