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Lundi 10 Décembre 2018         

Les Tunisiennes citadines et paysannes : Disparités et dures réalités !

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Publié le Jeudi 08 Mars 2018 à 17:18
La femme paysanne n'a pas accès à ses droits socio-économiques. En ce 8 Mars, la moitié de l’humanité est censée être en fête, et l’autre moitié devait la féliciter, et lui souhaiter bonheur, liberté, et dignité. Une célébration décrétée par l’ONU en 1977 pour réduire les inégalités entre les deux sexes, et améliorer la condition de la femme à travers la planète.

Plus de quatre décennies après, on est loin du but : injustice, souffrance, pauvreté, et dépendance continuent à être, ici et là, le lot quotidien des descendantes d’Eve.

Les femmes ont des conditions différentes, et des vécus multiples. Alors que dans certaines régions du monde, les femmes se battent pour une meilleure présence dans la vie politique et publique, un meilleur accès aux postes de décision, la suppression des écarts en termes de salaires avec les hommes ; dans d’autres, les femmes n’ont pas encore accès à l’éducation, à l’emploi et aux droits socio-économiques les plus élémentaires…Leur condition diffère aussi, selon qu’elles vivent en temps de paix, ou de guerre. Dans les zones de conflits, ce sont toujours elles qui paient le plus lourd tribut, en étant victimes des agressions les plus abjectes, et les plus humiliantes. 

Les disparités existent aussi au sein d’un même pays, selon que ces femmes sont issues du milieu citadin ou rural. Autant de différences qui font que les besoins ne sont pas les mêmes, encore moins les rêves et les aspirations.

Egalité et parité constitutionnelles
En Tunisie, pays du Code du statut personnel (CSP), de l’émancipation de la femme, de l’égalité et de la parité constitutionnelles entre les deux sexes, la réalité reste encore en déphasage avec l’arsenal législatif. Les femmes sont encore loin d’atteindre l’équité en termes de droits. Même si la Tunisie affiche fièrement des chiffres honorables en matière de scolarisation féminine à tous les niveaux d’enseignement, même si les Tunisiennes ont conquis toutes les sphères d’activités, et sont toujours pionnières en la matière par rapport à leurs semblables dans la région, les femmes sont en majorité confrontées à des réalités dures, du fait de mentalités qui n’ont pas évolué aussi vite que la loi.

En milieu citadin, face à des hommes absents, et confinant leur rôle dans le travail à l’extérieur, les plus grandes charges pèsent sur la femme, en termes de gestion du foyer, de tâches ménagères, de prise en charge de la famille, d’éducation et de suivi de la scolarité des enfants, outre bien entendu sa vie professionnelle, qu’elle n’accepte, pour rien au monde d’abandonner, soucieuse qu’elle est de son épanouissement et de son indépendance financière.

Soumise à une montée d’Adrénaline permanente, la femme citadine est victime de l’égoïsme masculin, voire d’un machisme qui a la vie dure.

Les fées des champs
En milieu rural, la condition des femmes est bien pire. Là bas, l’indigence se transmet de mère en fille, mais pas que, les valeurs de courage, et de sacrifice aussi. Dans l'arrière-pays, la seule source nourricière est la terre, souvent labourée, cultivée et ensemencée  par les femmes, face à des maris, des frères et des fils, absents et passifs, passant le plus clair de leur temps à flâner, ou attablés au café.

Les fées des champs travaillent la terre mais ne gagnent qu’une partie insignifiante de ses fruits et  richesses, leurs employeurs terriens ne sont pas souvent généreux à leur égard, et les paient moins que les hommes. Sans compter les conditions dans lesquelles elles sont transportées, dans des camions de fortune…Des accidents de la route, à l’issue desquels des femmes agricultrices ont succombé, on en a connu plusieurs ; des drames lourds de conséquences pour des enfants laissés sans soutien, et sans gagne pain.

La vie champêtre a sa beauté, son paysage verdoyant, son air pur...et ça devrait être un bonheur de la mener loin des pressions des grandes villes. Pas pour ces femmes. Faute de moyens, de commodités, et d’infrastructure, elles peinent à en dompter la rudesse.

Les femmes paysannes ont le droit d’accéder à un emploi digne, à une couverture sociale, elles ont le droit de voir un processus de développement durable s’enclencher pour changer la réalité de leurs contrées. Les filles de la campagne ont aussi droit d’accéder à l’école, dans des conditions décentes, de manière à ce qu’elles n’interrompent pas leur scolarité au cycle primaire sombrant vite dans l’illettrisme et le travail précaire, à l’exemple de leur mère, et grand-mère.

Le savoir étant la seule voie libératrice et salvatrice, à même de leur permettre de voler de leurs propres ailes, et de changer leur vécu et celui de leur communauté.
Gnet

 

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