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Mercredi 22 Octobre 2014         

Les Syriens ont anticipé le coup de tête tunisien

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Publié le Mercredi 08 Février 2012 à 19:21
De source bien informée à Damas, nous avons appris que les autorités syriennes, analysant minutieusement la situation en Tunisie, se sont activement préparées à quitter le territoire tunisien depuis plusieurs semaines, plus exactement depuis le 13 janvier 2012. Les cinq événements ayant convaincus les autorités syriennes des intentions tunisiennes, sont, dans l'ordre chronologique : 
 
1- La déclaration de Rached Ghannouchi sur Al-Jazira au début du mois de novembre, appelant les autorités tunisienne à, renvoyer l'ambassadeur syrien, reconnaitre le conseil national syrien (CNS) et même remettre l'ambassade syrienne au CNS. Les autorités syriennes ont mis à l'époque sur le dos du manque d'expérience diplomatique de Rached Ghannouchi l'utilisation de la formulation "renvoyer l'ambassadeur syrien" alors que ce type de sanction n'existe pas dans les us et coutumes diplomatiques. Le stade ultime des sanctions étant la rupture des relations diplomatiques qui engendrent ipso-facto le retrait des ambassadeurs dans des délais convenus. 
 
2- L'absence de publication des félicitations extrêmement chaleureuses du Dr. Bachar Al Assad au Dr. Moncef Marzouki alors que les autres félicitations émanant notamment de la Turquie ou du Qatar ont été publiées et commentées. 
 
3- La présence du Dr. Moncef Marzouki à la réunion du Conseil National syrien présidé par Borhan Ghalioun dans l'un des hôtels de la place sitôt élu président de la république. 
 
4- L'absence d'invitation de l'ambassadeur Syrien à la première réunion du corps diplomatique à Carthage organisé par le Dr. Moncef Marzouki. 
 
Mais la goutte qui a fait déborder le vase et qui a incité les autorités syriennes à prendre la douloureuse décision de se préparer effectivement à quitter le territoire tunisien à été prise le 13 janvier après s'être rendue compte que :
 
5- l'ambassadeur syrien était encore une fois, le seul ambassadeur à ne pas être invité a la commémoration du premier anniversaire de la révolution tunisienne. 
 
Ainsi la diplomatie syrienne a anticipé les événements. C 'est pour cette raison que la résidence de l'ambassadeur à pu être déménagée en quelques heures ! On espère que cela est le cas du côté tunisien et que la diplomatie tunisienne s'est donnée le temps de prendre les dispositions nécessaires pour assumer l'étape suivante, c'est à dire la vie de la diaspora tunisienne en Syrie sans service diplomatique, bien que le consul général tunisien à Damas ai déjà  affirmé le contraire, mais peut-être n'était-il pas au courant de la planification au niveau gouvernemental. 
 
Même si elle a anticipé les événements, la Syrie n'en est pas moins irritée par les conditions de l'annonce de la décision. Ainsi le samedi matin, jour du Mouled et jour du vote du conseil de sécurité, quelques heures avant l'annonce par la présidence sur facebook du communiqué fatal, des manifestants salafistes ont surpris la sécurité tunisienne en tentant de pénétrer à l'intérieur de l'ambassade, un seul individu y est arrivé, rapidement maitrisé par les employés de l'ambassade, qui l'ont immédiatement remis aux forces de sécurité tunisienne. Ces éléments ont pu par la suite tagger, complétement l'enceinte et les portes de l'ambassade, sans que la sécurité n'intervienne ou n'établisse un cordon de sécurité autour de l'ambassade, comme l'ont montré plusieurs chaines de télévision. 
 
L'irritation et la surprise syrienne ne vient pas donc pas de la rupture des relations diplomatiques mais des quatre faits suivants: 
 
1- L'absence de protections spécifiques (Barbelés, Armée) de l'ambassade syrienne, au moins le samedi, à l'instar des ambassades d'Arabie Saoudite, du Qatar, de Turquie et de bien d'autres encore, alors que la décision de la rupture était déjà annoncée. 
 
2- Le choix du jour pour annoncer (non pas la rupture des relations diplomatiques mais) le renvoi de l'ambassadeur dans les mêmes termes prononcés par Rached Ghannouchi trois mois auparavant, termes absents du jargon diplomatique. Ce jour du Mouled sacré, en principe, jour de communion de l'ensemble des musulmans, mais surtout, jour de vote au Conseil de sécurité sur des demandes inacceptables pour la Syrie et donc ouvrant la porte à une intervention armée étrangère. Cet acte à été interprété comme une volonté délibérée, non pas de réagir à des événements, mais une tentative d'influencer le vote au côté du Qatar, de l'Arabie Saoudite et des puissances occidentales. 
 
3- la convocation et la notification à l'ambassadeur syrien de la rupture des relations, seulement le lundi 6 après midi, c'est à dire trois jours après que cette annonce ne soit rendue publique. 
 
4- L'absence d'excuses des autorités tunisiennes pour la violation de l'ambassade alors que dans les pays les plus en pointe contre la Syrie comme la Libye ou la grande Bretagne, des excuses ont été présentées aux autorités syriennes. 
 
Et maintenant qu'allons nous faire ? Avions-nous besoin d'un autre ennemi ? Avions-nous prévu un plan B ?
 
Au cas où le camp de Bachar, de hezbollah et de l'Iran sort renforcé de cette insurrection téléguidée ?
 
Au cas où les rapports des observateurs arabes sont confirmés et qu'au grand jour, on découvre les véritables assassins ?
 
Au cas ou le monde découvre que la pseudo révolution, n'était qu'une énième tentative pour concrétiser le même rêve occidental de remplacer l'Iran par Israël dans le rôle de l'ennemi irréductible et pour trouver la nouvelle chair à canon arabe qui remplacera celle d'Irak des années 1980 pour la future guerre Arabo-persique ? Cela tombe bien, avec les nouveaux gouvernants islamistes presque partout dans les pays arabes, il sera beaucoup plus facile de les convaincre de porter l'estocade aux impies ! 
 
Et si c'était cela, la raison de ce raz de marée, béni par l'occident ?
 
Les marchands d'armes se frottent déjà les mains, et puis on le sait, la bourse, si mal en point en ce moment, de l'autre côté de l'atlantique a toujours misé sur les guerres afin d'aspirer les excédents inutilisés des pays du golfe qui sont bien plus utiles aux économie occidentales qu'aux pétro-monarchies. Rien que pour les transferts Sud-Nord limités aux armements, on a dépassé les 200 Milliards de dollars l'année dernière. Mais il y a toujours problème, il va falloir déstocker les armes, il nous faut une guerre, il n' y a plus de place et puis le cours du baril, ne cessant de grimper, il y a tant d'argent à recycler, qu'il faut se remettre rapidement à la tâche et imaginer les guerres de demain et d'après demain, la dette américaine ne cessant de gonfler, le congrès ne cessant d'en relever le plafond, elle ne peut plus attendre!
 
Parions que la majorité de ces guerres se passeront sur ces terres sacrées mais toujours imbibées de pétrole. Heureusement qu'en Tunisie, nous n'avons pas de pétrole et que tout ces problèmes nous sont étrangers, on en est juste le nouveau petit maillon (précurseur pour les égocentriques) et puis ne sommes-nous pas protégés par les incantations de notre premier ministre? 

Nous en avons vraiment besoin, au moment ou au moins le tiers de la population grelotte de froid! 
 
Que Dieu nous protège, nous et nos frères syriens. Nous le pensons vraiment. 
Gnet
 
 

Commentaires 

 
0 #27 ah c génial!!
Ecrit par bizertin     19-02-2012 16:22
vraiment là na7itouli 5amjeh 3al 9alb!! ça c'est du journalisme, un journalisme qui ne s'interdit pas de penser de réfléchir, pas comme ce que nous servent les autres médias, bravo, jpense que dorénavent je chercherai mes infos sur ce site
 
 
0 #26 RE: Les Syriens ont anticipé le coup de tête tunisien
Ecrit par apoko     12-02-2012 21:02
Bien dit, bon article
 
 
-1 #25 RE: Les Syriens ont anticipé le coup de tête tunisien
Ecrit par CITOYEN     10-02-2012 22:21
Que Gannouchi s'exprime de la sorte n'a rien d'etonnant, "achaiou min matahou la youstagrabou", car on connait tous sa soumission total aux émirs du golf et particulierement a celui du quatar, mais c'est l allignement de Marzouki et Ben Jaafar qui démontre qu'il n'y a plus rien a ésperer de ces 2 qui sont devenus de simples marionnettes aux mains de Gannouchi et ça augmente le pessimisme quant a la suite du processus democratique en Tunisie .
Personnellement je n'ai plus qu'un seul espoir: un vrai HOMME de l'armée qui balai toutes ces marionnettes et retablit le pays dans son vrai chemin.
 
 
+5 #24 العزوزة هازها الواد و تقول العام صابة
Ecrit par Msahsah     10-02-2012 13:37
C’est du mascarade, comme disait un des observateurs Tunisiens envoyés sur place par la LIGUE NON ARABE (LNA), ce qui se passe en Syrie.
Commençons par le commencement : Les occidentaux (les américains en l’occurrence et derrière eux les sionistes) étaient en quelque sorte surpris par la révolte des Tunisiens puis des Egyptiens avec comme conséquence la perte d’alliés hors norme (la preuve, les hésitations et les contradictions fondamentales et nombreuses dans les commentaires et répliques).
Comme ces gens là sont des bons stratèges, ils ont assimilé le choc et ils sont passé par la suite à la contre-attaque (c’est comme dans un ring de box, au fait).
C’est scientifique et c’est très bien étudié. En sciences de gestion, on appelle ça « transformer une menace en une opportunité ». Ben oui, ils ont sauté sur l’occasion pour s’attaquer à leurs ennemis qui entravent leurs politiques expansionnistes et colonialistes, les Syriens en l’occurrence qui soutiennent les 2 H (Hezbollah & Hamas) et qui sont en alliance avec les iraniens.
A la limite, ils sont entrain de défendre leurs intérêts ces occidentaux combien même les moyens sont malsains et illégitimes (mandater des terroristes à terroriser la population, à détruire l’infrastructure [des ponts, des pipelines, des stations gazifières et pétrolières, des domiciles de particuliers innocents, …] et à ruiner le pays même à l’irakienne).
Mais, de l’autre côté de la barrière :
– La LNA, pourquoi n’a-t-elle pas débattu le rapport des observateurs dépêchés par elle-même en Syrie dans une séance supposée avoir cela comme ordre du jour (sachant, la moitié des observateurs sont des ressortissants des monarchies du golf, américains plus que les américains !!!!) ?
– Le chef de la délégation envoyé par la LNA (le soudanais), pourquoi s’est-il adressé, dans cette audience même, au Quatari Ben Jassem en lui disant : Vous voulez calmer la situation en Syrie, arrêtez alors la propagande médiatique orchestrée contre ce pays « frère » ?
– Ce chef des observateurs arabes, pourquoi n’a-t-il pas été invité à l’ONU pour l’entendre lors de la plaidoirie sur la situation en Syrie ? Et le rapport de son équipe, pourquoi n’a-il pas été annexé à celui préparé par le duo El Arabi et Ben Jassem (il vous sera communiqué par rapide post disaient ils en s’adressant aux présents à la réunion du Conseil de sécurité !!!) ?
– Cette réaction de la Tunisie, n’est-elle pas intempestive, hâtive, de deux poids deux mesures (ce n’était pas pareil avec le Yemen, le Bahreïn et la Lybie. Pourtant, c’étaient des boucheries qu’on regardait en direct à la télé. La Tunisie, rappelons le, était la dernière à reconnaître le CRL de nos voisins Libyens et à « évincer » le représentant du sanguinaire Gueddafi !!!) ?
– Es-ce par hasard que juste après cette réaction Tunisienne, des semblables se succèdent (USA, France, GB, Monarchies du golf, ….) ou es-ce un rôle assigné à notre pays symbole du printemps arabe (du marketing comme disait quelqu’un) ?
– Les frères musulmans en Egypte : La première prise de position importante de leur part, à la veille de leur succès aux élections, était leur détermination à respecter les engagements internationaux de l’Egypte (celui du Camp David, spécialement). Ceci ne conforte pas la thèse du prix à payer par les nouveaux venus ?
– N’est-il pas plutôt judicieux d’expulser l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite qui protège le dictateur ZABA si on est convaincu de l’opportunité et de l’efficience d’un tel agissement diplomatique de renvoie d’ambassadeurs ?
"العزوزة هازها الواد و تقول العام صابة"
 
 
+1 #23 Sévères notes
Ecrit par Titus     10-02-2012 02:49
Que Gnet ait une senstion de nausée à chaque fait et geste émanant du gouvernement Jbali,de Monsieur le Président de la Pépublique ou autre
Président de la Constituante, on l'avoue, c'est son droit le plus stricte mais,qu'elle continue à nous bombarder avec des éditos touchant la crise syrienne en avançant des arguments les plus terre à terre et à raz des paquerettes telles que non respect des proçédures diplomatiques et,l' ignorance de notre classe politique de la chose de l'Etat... Il y a là, obligation de signifier qui suit : La Tunisie, n'en déplaise à certains, vit une ère nouvelle. Ceux qui la dirigent actuellement sont tous issus des pénombres de la dictature, ils étaient tous des militants issus d'organisations civiles de défense de droit de l'homme. Se soustraire, meme por raison d'Etat, à ce principe fondamental de leur action serait une traitrise à leur intégrité morale. D'autre part, on nous agite les retombés apocalyptiques et dévastatrices sur notre économie, par définition précaire, suite à des décisions erronnnées et irraisonnées, force est de croire lucidemment, que nos besoins ne sont ni ceux de la suède ou de la Suisse. Le régime syrien et tous ceux qui le soutiennent savent plus que tous autres, qu'ils ne font que retarder une échéance fatale, la raison est simple : Ecchaab yourid esquat ennidham.















que
 
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