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Samedi 21 Avril 2018         

Les sept grandes réformes à même de sortir la Tunisie de la crise

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Publié le Mercredi 11 Avril 2018 à 16:35
Le gouvernement et l'UTICA sont d'accord sur l'élévation de l'âge de la retraite. Youssef  Chahed a déclaré ce mercredi 11 avril, que le gouvernement avait posé sept réformes majeures pour la période à venir, avec une focalisation sur quatre d’entre elles à savoir les caisses sociales, les entreprises publiques, la fonction publique et le système de compensation.

Les trois autres portent sur la réforme fiscale, le financement de l’économie et la modernisation de l’administration.

Il a prôné une approche participative en matière de "ces réformes nécessaires", faisant état d'une "main tendue" envers les organisations nationales, alors que l’organisation syndicale a choisi la politique de la chaise vide, percevant dans cette conférence, "une manière de perturber le document de Carthage".

Le Front populaire l'a aussi boycottée, y voyant "une couverture pour faire passer les injonctions du FMI". Idem pour les directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, qui était aux abonnés absents. Aux dernières nouvelles, la présidente de l'UNFT s'est retirée des travaux pour ne pas avoir relevé à travers les discours une quelconque intention de mener des réformes au profit de la femme.

Youssef Chahed a, lui, regretté l’absence de l’UGTT, réitérant l’attachement de son gouvernement au service public : "personne ne se soucie plus que nous du secteur public, qui souffre de grandes difficultés, de pertes qui s’accumulent et de mauvaise gouvernance", a-t-il déploré.

Le locataire de la Kasbah a qualifié la situation financière des caisses sociales de plus que critique, signalant que l’Etat est obligé d’injecter une enveloppe de 100 millions de dinars/ mois pour couvrir ce déficit, et appelant à une solution radicale garantissant la pérennité des caisses et des services dispensés aux citoyens, essentiellement l’assurance-maladie.

"Le dispositif social est en danger, les difficultés de la CNSS et de la CNRPS ont atteint un niveau inacceptable, et le déficit structurel ne peut plus continuer, à défaut, on va arriver à une étape ou les caisses seront incapables de servir les pensions aux retraités", a-t-il alerté, en mettant un bémol, "mais ce n’est pas le cas aujourd’hui, car, on est en train de prendre des mesures conjoncturelles pour éviter que cela ne se reproduise". Il a affirmé "le besoin pour des solutions radicales à même de garantir la pérennité des caisses".

"Si on veut préserver le dispositif social, il faut que l’on mette en œuvre les réformes qui consistent soit à relever l’âge de la retraite, soit à augmenter les cotisations au profit des caisses sociales, ou bien encore à combiner les deux," a-t-il souligné, préconisant "une révision progressive d’autres critères, à l’instar de la réforme paramétrique".

Masse salariale : 12,5 % du PIB en 2020
Le locataire e la Kasbah a par ailleurs décliné la vision du gouvernement en matière de réforme de la fonction publique, visant à préserver la courbe descendante de la masse salariale pour la ramener à 12,5 % du PIB en 2020.

Le projet de réforme vise aussi à améliorer la qualité des services publics, à instituer un programme de départ volontaire destiné à différentes catégories d’âge, à limiter les recrutements anarchiques, à créer une fonction publique supérieure pour des postes bien déterminés, outre d’autres volets visant à améliorer la qualité du service public.

"Les maladies de notre économie sont désormais nombreuses, et le plus grave est qu’elles sont devenues chroniques", a renchéri le président de l’UTICA, Samir Majoul, considérant "le début de consensus autour des réformes nécessaires obtenu dans le cadre du pacte de Carthage, et des différentes étapes de ce processus, dont la dernière est le travail du comité d’experts, comme étant une bonne base pour entamer ces réformes et éviter davantage de perte de temps". L’essentiel est aujourd’hui de bien classer les priorités et de lancer les réformes, a-t-il estimé.

Il a ajouté que les problèmes des finances publiques provenaient essentiellement de la hausse de la masse salariale au cours de ces dernières années, des pertes des entreprises publiques, du déficit des caisses sociales, et de la hausse des dépenses de la compensation année après année, faisant état des propositions du patronat sur tous ces dossiers, considérés comme étant "la substance" de ces réformes.

Partenaires stratégiques pour les entreprises en difficulté

Au sujet des entreprises publiques, le patron des patrons appelle à "mettre en œuvre un plan reposant sur des solutions réalistes et étudiées, au cas par cas, en vue de les doter d’une gouvernance garantissant leur pérennité dans un cadre concurrentiel". Il suggère également "de restructurer certaines entreprises publiques ayant besoin de ressources financières, à travers des partenaires stratégiques, puis de les introduire en bourse avec un nouveau plan de gestion, susceptible d’en consolider la position compétitive sur le marché".

Le patronat préconise la méthode de "gestion par objectifs" au niveau des entreprises de service public (universités, centres de formation professionnelle, hôpitaux et sociétés de transport…).

S’agissant de la sécurité sociale, l’organisation patronale propose un nouveau dispositif dans le secteur privé, permettant à la CNSS de retrouver ses équilibres financiers à compter de 2025.

Elle préconise des réformes paramétriques à travers l’élévation de l’âge de la retraite, le critère de salaire de référence, la péréquation, en tenant compte du taux de croissance, de l’inflation, de la productivité, etc.

Le symposium national de ce mercredi vient en couronnement de la campagne de sensibilisation lancée il y a un mois par le gouvernement, sous le slogan Nheb Nkadem, "je veux avancer", histoire de souligner l’intérêt et l’urgence des grandes réformes pour sortir le pays de la crise. Les travaux se sont poursuivis l’après-midi dans des ateliers de travail en présence des membres du gouvernement, d’experts, et de représentants de partis, d’organisations et de la société civile.

Gnet

 

Commentaires 

 
-1 #2 RE: Les sept grandes réformes à même de sortir la Tunisie de la crise
Ecrit par Agatacriztiz     12-04-2018 19:50
Le Front populairen'a qu'à choisir entre le F.M.I ou un dictateur qui effacera ce parti de la carte une bonne fois pour toutes...
l’organisation syndicale a choisi la politique de la chaise vide parce qu'elle n'a jamais rien proposé de constructif de toute son existence...
Hafedh Caïd Essebsi, est toujours absent quand il s'agit de l'avenir du pays mais toujours présent quand il s'agit du sien...
la présidente de l'UNFT a oublié que, même s'il y a encore des efforts à faire dans le domaine, la Tunisie demeure en Afrique et dans le Monde Arabe exemplaire en matière de droits de la femme.
Enfin que le locataire de la Kasbah commence à se secouer sérieusement et à agir le plus rapidement possible tout en menant un discours clair, simple et pédagogique, en arabe dialectal, comme le faisait Habib BOURGUIBA à son époque.
 
 
-1 #1 A ne pas oublié
Ecrit par Tt     11-04-2018 17:21
Ne plus d'évaluer le dinar quelques soit le prix
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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