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Samedi 20 Octobre 2018         

Les pluies d’Aoussou, et la problématique de l’eau en Tunisie

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Publié le Lundi 06 Août 2018 à 13:50
Selon nos anciens, les pluies d’Aoussou sont annonciatrices d’une bonne saison. Le tonnerre qui gronde, et les vannes du ciel qui s’ouvrent en pleine période de canicule, seraient signes de bénédiction et d’une bonne récolte…

Ces dernières 72 heures, il a plu des hallebardes sur plusieurs régions du pays. Les orages d’été, un phénomène climatique naturel, ont quelque peu gâché les vacances des Aoutiens, provoqué une élévation du niveau de l’eau dans les affluents de Mejderda, et menacent de mettre l’oued en crue. Comme ils ont engendré une coupure provisoire de certaines routes, et montré, comme à l’accoutumée, la fragilité et les limites de l’infrastructure routière à Tunis et ailleurs.

Un avant-goût des pluies torrentielles d’automne, Ghassalet Enouader, qui a, néanmoins et malgré les risques, donné lieu à un rafraichissement bien accueilli après la fournaise de la dernière période.

Les précipitations se sont abattues depuis la fin de la semaine écoulée à des quantités variables sur plusieurs régions du pays : Grand-Tunis, Bizerte, Nabeul, Béjà, Jendouba, Siliana, Sousse, Monastir, Sfax, Kasserine, Gafsa, Mehdia... Ce temps orageux va se poursuivre ce lundi et peut-être demain mardi, selon l’Institut national de météorologie, avec des pluies isolées, et en quantités importantes sur les régions côtières et de l’Est.

La Tunisie qui est confrontée a un stress hydrique chronique a grandement besoin d’eau pluviale pour alimenter sa nappe phréatique, ses eaux souterraines et remplir ses barrages affectés par la persistance du déficit pluviométrique, au point que certaines régions du pays sont souvent aux prises avec ce qui est désormais communément appelé la crise de la soif

Les autorités qui disent vouloir éviter le rationnement de l’eau du fait de ses désagréments pour le citoyen, envisagent de nouvelles solutions pour minimiser les effets de la sécheresse, à travers le dessalement de l'eau, notamment celle souterraine à forte salinité estimée à environ 650 millions m3/ an.

Entretemps, la raréfaction de l’or blanc nécessite des solutions immédiates, au sujet desquelles, les pouvoirs publics semblent être désarmés.

Les eaux de pluie, qu’elle soient attendues ou non, leur mettent du baume au cœur, avec l’espoir de voir les barrages réalimentés, a fortiori que certains d’entre eux se sont complètement asséchés, a l’instar du barrage Nebhana, parmi les plus anciens du pays, dont les ressources ont complètement tari, provoquant de problèmes aigus en termes d’irrigation et d’eau potable ; une tragédie pour les habitants, notamment dans les régions les plus touchées dont certains se seraient résolus à l’exode.

Il est néanmoins un paradoxe, face à la pénurie hydrique, et à ces barrages qui tarissent, l’eau pluviale n’est pas toujours optimisée et utilisée à bon escient. Le taux de déperdition est important dans certaines régions pluvieuses, qui demeurent dépourvues des équipements nécessaires pour canaliser ces précipitations provenant du ciel et en empêcher la dispersion, et la perte.

Les efforts ne sont jamais suffisants pour valoriser les eaux pluviales, d’autant plus que le secteur agricole qui se débat dans des difficultés de toutes sortes, est en proie à des problèmes d’irrigation. L’agriculture est un secteur stratégique pour un  pays qui n’a pas encore atteint la sécurité alimentaire, et qui dépend grandement de l’importation pour nourrir ses millions de bouches. C’est aussi un secteur pourvoyeur de devises, à travers l’exportation qui ne peut atteindre les niveaux escomptés, sans une bonne production, sur les plans quantitatif et qualitatif.

Dans l’attente de solutions pérennes à la problématique de l’eau en Tunisie, ces pluies d’été ont réinsufflé vie et vitalité dans les entrailles des champs arides et lézardés par un soleil de plomb, dans l’espoir que leurs effets bénéfiques enveloppent tous les milieux asséchés, pour que tous les citoyens, qu’ils habitent les villes ou les régions les plus reculées, puissent étancher leur soif, et arroser leurs arbres. L’eau, un besoin vital est l’un des droits les plus élémentaires ; il est inadmissible que quiconque en soit privé, sous quelque prétexte que ce soit.
Gnet

 

Commentaires 

 
0 #1 Solutions ?
Ecrit par Pseudo     07-08-2018 12:45
Bon article mais auquel il manque un élément : Quelles sont les solutions pour résoudre le problème de "l’eau pluviale n’est pas toujours optimisée et utilisée à bon escient" ?
L'auteur nous présente les problèmes m'a il manque les solutions
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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