Les anachronismes de la Pharmacie centrale de Tunisie |
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Publié le Dimanche 07 Février 2010 à 15:37 |
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Abdessater Mabkhout évoque le cas de la pharmacie centrale de Tunisie, PCT...
En 1986, du temps de Rachid Sfar, alors que la pharmacie centrale de Tunisie (PCT) vivait des problèmes financiers graves suite à la dévaluation du dinar en ce sens qu’elle n’avait pas d’argent pour acheter des médicaments, j’ai proposé de la scinder en trois unités : une société poubelle dans laquelle on gardait les excédents, les sureffectifs, et les déficits, tout en créant deux nouvelles sociétés : Une société de négoce pour les médicaments dont le capital sera ouvert aux grossistes répartiteurs, aux caisses de sécurité sociale (CNSS, CNRPS) et au personnel de la PCT, et constituée de deux sous unités, une pour les hôpitaux et l’autre pour le secteur des officines, avec une nouvelle organisation et des moyens de négoce moderne.
La deuxième société consiste à transformer l’usine de "Chouchet Radès" en société de production d’industrie pharmaceutique. Après le 7 Novembre, la première décision prise par Ben Ali était de créer ces deux sociétés. On a purement et simplement transformé la décision présidentielle en ce qui suit : on a gardé la PCT, branche négoce telle qu’elle est dans ses statuts juridiques, sureffectifs, problèmes de gestion, de stocks etc. jusqu’à aujourd’hui.
Pour la deuxième unité, on en a fait une société anonyme introduite en bourse avec les mêmes habitudes et les mêmes personnes. Tout cela pour dire que l’administration profondément anachronique, et incapable de polariser vers elle les meilleures compétences constitue un véritable frein au développement du pays. Il convient, à cet effet, à ne pas confondre l’administration en tant que système bureaucratique désuet et les fonctionnaires qui ont le mérite d’accepter de servir les autres citoyens, malgré un système de fonction publique peu motivant et pas toujours équitable. Certains fonctionnaires qui ont quitté l’administration depuis des années découvrent les limites et les freins d’une administration bureaucratique.
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