Le ministre de l'intérieur, Ali Laârayedh, a déclaré, jeudi après-midi, que la loi sera appliquée afin de garantir la sécurité : "L'état d'urgence et la loi numéro 4 de 1969 nous permettent d'aller jusqu'à faire usage des balles réelles pour garantir la sécurité du peuple tunisien" a-t-il annoncé.
Au cours d'un point de presse tenu au ministère, Ali Laârayedh a fait savoir qu'à l'issue de réunions tenues récemment pour faire une évaluation du travail effectué, il a exposé au président de la république et au président de l'Assemblée constituante les politiques sécuritaires envisagées pour rétablir la sécurité dans le pays : "Ces politiques, qui ont été acceptées et renforcées par Ben Jaâfar et Marzouki, nous aideront à sortir le pays rapidement de cette phase transitoire".
L'essentiel de la conférence a été consacrée aux problèmes liés aux agressions commises régulièrement contre des citoyens ou des instituions privées et étatiques. Laârayedh a dénoncé toutes formes d'agression qu'elles soient individuelles ou collectives tels que les vols, incendies, routes barrées pour n'importe quel objectif : "Les agressions organisées sont les plus dangereuses" a-t-il souligné. "Bloquer des routes, empêcher les gens de passer, de travailler ou incendier des locaux ne peut être considéré comme étant un sit-in. Ce sont des actes criminels condamnables".
Le ministre de l’Intérieur a ensuite parlé des agressions commises par certaines personnes "au nom de la religion". Selon ses dires, certains jeunes appartenant au mouvement dit salafiste font usage de la force afin d’imposer leur façon de vivre ou de voir les choses. Qualifiant ces agissements de criminels, Laârayedh a insisté sur le risque couru par ces gens en se comportant de la sorte.
L’autre dossier qui préoccupe le ministère est celui des tribus. Laârayedh a appelé les Tunisiens à être plus unis et à ne pas tomber dans des rivalités tribales qui peuvent engendrer de gros problèmes comme ce fût le cas à maintes reprises en Tunisie durant les derniers mois. Le problème des constructions anarchiques a été également au cœur du point de presse : "Certaines personnes ont profité de la révolution pour prendre par la force des maisons appartenant à l’Etat et payées par leurs futures propriétaires. Les constructions anarchiques se sont également multipliées et quand nous avons intervenu ces gens ont violemment répliqué. Ce qui a nécessité une intervention musclée des forces de l’ordre".
Enfin, le ministre a évoqué les efforts consentis par la police des frontières pour mettre fin aux manœuvres des trafiquants de drogues et d’autres produits illicites entre la Tunisie et les pays voisins.
Pour mettre fin à ces problèmes le ministère a donc décidé de sévir en appliquant la loi : "Je tiens à rappeler que l’état d’urgence est toujours d’actualité et ceux qui ne savent pas ce que cela veut dire n’ont qu’à consulter cette loi. Nous ne voulons pas priver le Tunisien de sa liberté mais il faut quand même savoir que la loi permet aux forces de l’ordre de faire usage des balles réelles si c’est nécessaire" a déclaré Laârayedh "Je rappelle aussi à ceux qui s’attaquent aux postes de police, aux délégations aux tribunaux et à tout bâtiment qui représente l’Etat que la loi de 1969 est toujours effective et qu’ils risquent gros en se comportant de la sorte. Toutes les tentatives d’agression seront désormais contrées et stoppées par tous les moyens et avec fermeté".
A part cela, Laârayedh a appelé les syndicats à faire preuve de plus de professionnalisme et à ne pas confondre objectifs syndicalistes et politiques : "Certains syndicalistes se sont comportés comme s’ils étaient des présidents de la république ou des ministres et font des déclarations qui sèment la zizanie dans le pays. Ils disent que les responsables ne les laissent pas travailler et organisent des manifestations non-autorisées alors qu’ils sont tenus à donner l’exemple en appliquant la loi. Une circulaire sera distribuée aux syndicats afin qu’ils sachent comment travailler et qu’elles sont les limites à ne pas dépasser".
Faisant allusion aux déclarations faites sur les ondes d’une radio locale par un représentant des syndicats des forces de l’ordre, Laârayedh a tenu à dire que ces agissements sont condamnables et que s’il y a vraiment des camps d’entrainement, sa mission est avant tout de transmettre aux responsables l’information afin d’agir dans les plus brefs délais.
Laârayedh a déclaré qu’il n’y a aucune vraie menace sur la sécurité des Tunisiens et que toutes les mesures seront prises afin que la saison estivale et le mois de Ramadan se passent dans les meilleures conditions possibles : "Contrairement à ce qui se dit, il n’y a pas un problème de trafic d’armes et chaque fois qu’il y en a eu, les personnes concernées ont été arrêtées. Il n’y a également aucun camp d’entrainement et aucun danger sur les touristes qui visiteront le pays".
Anis Ben Othman
|
Commentaires
Ecrit par we7ed 02-06-2012 23:38
et ca n'a pas change depuis cette epoque
Ecrit par CITOYEN 02-06-2012 12:46
et qui tout en vous rediculisant devant l'opinion public en faisant étaler votre incapacité a faire appliquer la loi stigamatise encor plus les fauteurs de troubles (salafistes,contrebandiers,tra fiquants,pecheurs en eaux troubles...)qui se voient invulnérables et encouragent les chomeurs/démunis a rejoindre leurs rangs.
Mr le ministre revenez sur vos différentes déclarations depuis votre prise de fonction et vous allez voir que vos réalisations sont insignifiants et que vos promesses/menaces ont été rarement suivis de mise en application!
Ne vous étonnez donc pas de voir :
*Les criminels rigoler devant vos menaces
*Les citoyens qui ont perdus totalemeent confiance.
Mais le peuple n'a qu'a se retourner contre lui même car il vous a fais confiance!!!
Ecrit par cinq 02-06-2012 11:02
Ecrit par Ben Whirlpool 02-06-2012 10:45
Ecrit par Tounsi2 01-06-2012 18:14
Non il ne faut plus les considérer comme "Wlèdnè", toutes personne qui met en danger la sécurité et l'integrité de notre chère patrie!
Même le tourisme intérieur en souffre et plusieurs ne pensent plus aller en vacances cet été de peur de voir des Salafistes armés envahir nos plages en toute impunité; (Le Ramadan Marhaba Biih n'a rien à voir là dedans).