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Samedi 24 Février 2018         

La Tunisie de nouveau blacklistée, la duplicité de l’Union européenne !

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Publié le Mercredi 07 Février 2018 à 17:05
Le président du PE, Antonio Tajani reçu par Béji Caïd Essebsi, le 31 octobre 2017. Une liste noire en cache une autre. L’Union européenne met de nouveau la Tunisie dans de beaux draps. A peine sortie de la liste noire des paradis fiscaux, notre pays  se retrouve de nouveau blacklistée, en étant placée ce mercredi 07 février sur la liste noire de l’UE "des pays tiers susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme". Même si cette décision a fait l’objet d’une forte opposition de certains députés, son rejet n’a pas pu obtenir la majorité absolue nécessaire de 376 voix. Pourtant, il s’en est fallu de peu, ayant été votée à 357 voix.

Le parlement européen a voté ce mercredi l’l'inclusion de la Tunisie, du Sri Lanka et de Trinité-et-Tobago dans la liste des pays tiers considérés comme présentant "des déficiences stratégiques dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme", établie par la Commission européenne.

Bien que le nouveau classement ait été largement rejeté, avec plusieurs députés européens, qui l’ont considéré comme étant non-mérité, soulignant qu'il s'agit "d'une démocratie naissante qui a besoin de soutien et que la liste ne reconnaît pas les récentes mesures prises pour renforcer son système financier contre les activités criminelles", le mal n’a pu être évité. Notre pays se retrouve de nouveau blacklisté et son nom associé, à tort, au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.

Un classement qui reflète la duplicité de l’Union européenne, qui d’un côté ne cesse de louer la jeune démocratie tunisienne, source d’inspiration dans la région, et de l’assurer de tout son soutien en matière sécuritaire, économique, d’attraction d’investissement, de tourisme, etc., et de l’autre l’accable par des décisions fort préjudiciables pour son image, l’éclaboussant auprès de ses partenaires, des bailleurs de fonds, des agences de notation, etc. ; les retombées d’un tel procédé risquent d’être incalculables.

D’emblée, des voix s’alarment en interne sur la gravité de ce classement ; une mauvaise nouvelle qui intervient au lendemain de l’entretien lundi entre khemaïs Jhinaoui et Fedérica Mogherini à Bruxelles, qui a réitéré l’engagement résolu de l’UE aux côtés de la Tunisie, et moins d’une semaine après la visite d’Emmanuel Macron et son discours encenseur au parlement où il a promis "d’aider la Tunisie, non pas, comme on aide un ami, mais comme on aide un frère et une sœur", parole, parole…

Ce classement est, de surcroît, annoncé trois mois après la visite du président du parlement européen, Antonio Tajani, qui a réitéré le 30 octobre dernier à Tunis, le soutien européen à la transition en Tunisie. "Nous demeurerons à ses côtés, jusqu’à ce qu’elle réussisse économiquement et socialement", avait-il promis dans un discours à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), abondant dans le même sens le lendemain, lors d‘un entretien à Carthage. "L’expérience tunisienne suscite le respect de l’ensemble des Etats membres", avait-il alors confié à Béji Caïd Essebsi.

Réagissant à ce classement le Secrétaire Général adjoint de l’UGTT, Bouali M’barki, s’est dit étonné que l’Union européenne prenne une telle décision. "Sur la base de quelles informations ou enquêtes a-t-elle été prise", s’est-il interrogé.

"Que la Tunisie atteigne ce niveau de classement, c’est chose risible et suscite la stupéfaction", a-t-il dit, dans une déclaration à Assabah News. "Que veut l’UE de la Tunisie, son peuple et sa démocratie", s’est-il encore demandé.

Ce classement est une injustice, s’est-il élevé, affirmant qu’il est impossible pour la Tunisie de financer le terrorisme. M’barki en déduit qu’il y a des parties qui ne veulent pas de la réussite du projet démocratique, ce qui constitue une atteinte à la démocratie naissante, a-t-il dit, pressant le gouvernement et la diplomatie tunisienne à contacter immédiatement les institutions de Union européenne..

Le dirigeant de la centrale syndicale à suggéré la formation d’un comité d’experts, de membres de gouvernement, de l’ARP et de la présidence voué à se rendre à l’UE, à établir la vérité sur ce classement et à défendre l’image de la Tunisie.

Il a mis en garde contre la gravité de ce classement dans la mesure où il peut donner lieu à l’application d’autres décisions onusiennes pouvant aller jusqu’à "l’usage de la force, comme c’était le cas avec d’autres pays".

L’économiste Ezzeddine Saïdane a, lui, qualifié ce classement de "très, très, très mauvais".

Ce classement est plus grave que celui lié à la liste noire des paradis fiscaux, et sous-tend que chaque étranger qui a des affaires commerciales et des investissements avec la Tunisie, est considéré comme étant suspect, et est questionné dans son pays de crainte qu’il se soit dirigé vers la Tunisie pour le blanchiment d’argent, et non pour l’investissement.

Cette décision aura un impact direct sur la sortie de la Tunisie sur le marché international, ainsi que sur le versement de la deuxième tranche du crédit du FMI, a-t-il souligné, appelant le gouvernement à travailler avec sérieux pour sortir le pays de cette liste, en préservation de son image à l’étranger, à l’heure où il a un besoin pressant pour l’investissement extérieur.

Il a considéré ce classement comme étant "politique par excellence", et pourrait donner lieu à des recommandations aux institutions économiques les empêchant de traiter avec la Tunisie.

La Commission européenne avait décidé à la mi-décembre d'inscrire la Tunisie et les deux autres États sur sa liste noire, dans le cadre du suivi du Groupe d'action financière internationale (GAFI).

Dans une déclaration devant le Parlement lundi 5 février, la commissaire à la justice, aux consommateurs et à l'égalité des genres, Vera Jourova, a décliné la demande de certains députés de retirer immédiatement la Tunisie de la liste. Elle a déclaré que la Commission réévaluerait les progrès du pays "le plus tôt possible" cette année. "Cependant, nous n'en sommes pas encore là", a-t-elle ajouté.

Gnet

 

Commentaires 

 
0 #4 C'est bien d’être exité!!
Ecrit par Tunisien     10-02-2018 13:40
c'est bien de l'avoir cette excitation, du moment ou on est toujours sur le même chemin.Chemin de cacher notre réalité, nos besoins, nos devoirs envers notre cher pays.
(L’excitation fait augmenter la charge sur l'alternateur et fait augmenter la puissance)
Si on comprend pas! avec cette excitation qu'on doit réagir, prendre la charge et qu'il faut stopper les conneries. Ça veut dire qu'on est défaillant et qu'on mérite plus de pénalité.
UE X Y Z cherchent leurs intérêts. Nous on est absent vers notre pays. chacun cherche son intérêt personnel.

Notre réalité se base sur l'agriculture allant progressivement vers l'industrie et la construction. En Tunisie ça nous ne manque pas les tètes pour bien diriger et bien mettre au point les décisions pour aboutir au positif. Le problème c'est le choix , la coordination et le savoir faire.
- Le choix : Flen ben Felten ou il fait partie de tel parti ou tel parti. il connait et il est du domaine !! c'est ne pas grave!!
- La coordination: En Tunisie on a pas une base de données sur nos ressources humains. La consultation pour définir l'architecture et la bonne décision on est loin!
- La formation: On veut la production du premier jour! pourtant le recruté n'a jamais fait une formation pour la pratique et n'a jamais toucher la pratique!

Finalement on se trouve dans une atmosphère chaude insupportable et on essaye de chercher un abri ou une porte pour sortir.
L'abri c'est mafibalich..mouch houni erjah khoudwa. et la porte c'est trouver un accès vers l’exterieur.
Tounes elmeskina tes responsables chargent sur les légumes! pourtant Ya azizti Tounes tu est productrice des légumes!.
 
 
-1 #3 Tous pourris !
Ecrit par Agatacriztiz     09-02-2018 12:31
Le poisson ne sent mauvais que par la tête...
 
 
0 #2 Commencez-vous à saisir?
Ecrit par Léon     08-02-2018 08:16
Commencez-vous à saisir la portée du verset 112 de la sourate des abeilles que je n'ai cessé de vous citer depuis votre grande révolution (sic!). Jusqu'à attiser votre colère et susciter votre incompréhension.
D'ailleurs commencez-vous à saisir la différence entre un visionnaire et vous autres. Et surtout commencez-vous à saisir le fait qu'il vaut mieux écouter les visionnaires plutôt que les pouilleux de la politique? Même si ce visionnaire vous dit depuis le 15 janvier au matin, et à contre courant, que vous allez regretter votre trahison collective du 14 maudit.

Léon,
Résistant solitaire dans le ramassis de traitres diplômés.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
 
 
+2 #1 RE: La Tunisie de nouveau blacklistée, la duplicité de l’Union européenne !
Ecrit par tn fr     07-02-2018 19:36
C'est pour votre bien bande d'incapables. (...)

"en préservation de son image à l’étranger"

Mais votre image, c'est vous qui la salissez de vos propres mains. Qui est le responsable de la corruption et de la mauvaise gestion du pays, l'Europe ou vous mêmes?

Arrêtez de pleurnicher auprès de vos maîtres et bougez-vous (...)

L’intérêt général vs l’intérêt personnel, voici le combat à mener.
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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