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Mercredi 20 Septembre 2017         

Là où les autres avancent, la Tunisie fait du surplace !

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Publié le Jeudi 18 Mai 2017 à 16:39
Macron tient son premier conseil des ministres. Pas de passage à vide, pas d’attentisme, ni de tergiversations. Investi dimanche 14 Mai en tant que président de la France, Emmanuel Macron nomme son Premier ministre lundi, annonce son gouvernement de 22 membres mercredi, et tient son premier conseil des ministres, ce jeudi, 18 Mai. D’emblée le mot d’ordre est lancé : les ministres doivent s’affranchir de leurs étiquettes politiques, et travailler selon les règles "de Confidentialité, de discipline, de solidarité et de responsabilité". Les premières réformes ont été par ailleurs évoquées.

Le nouveau gouvernement français, inédit de par son caractère pluriel (gauche, droite, centre), est provisoire. Il ne sera officialisé, et confirmé qu’à l’issue des législatives dont le premier tour est dans trois semaines, le dimanche 11 juin. Les ministres qui n’arriveront pas à se faire élire au scrutin législatif seront amenés à démissionner. Malgré cette règle, pas d’humeurs pouvant caractériser cette période charnière, l’heure est au travail, tant pour resserrer les rangs en vue d’une victoire aux législatives, nécessaire pour le jeune président français, pour qu’il ait une majorité à l’Assemblée nationale, afin qu’il puisse appliquer son programme, que pour mettre le pays sur la voie de la réforme et de la modernisation, comme il l’a promis pendant sa campagne.

Les choses avancent, selon un agenda chronométré, sans hésitation, ni atermoiements, sans ce  marathon de tractations, ces fameuses mouchaouarat qui trainent en long et en large, dont seuls nos partis politiques et gouvernements successifs après la révolution connaissent le secret, et qui ont fait perdre beaucoup de temps au pays, pour donner lieu en définitive à des coalitions boiteuses qui aussitôt installées, se remettent à se quereller, à se chamailler et à se discréditer les uns, les autres, en ne perdant jamais de vue les échéances électorales, même si elles sont lointaines.

Depuis la révolution, la Tunisie fait durer le provisoire et a du mal à entamer une période pérenne et stable. Le pays a été depuis le 14 janvier, dirigé soit par des gouvernements transitoires, celui de Béji Caïd Essebsi en 2011 et de Mehdi Jomaâ en 2014 dont les mandats se terminaient avec la tenue d’élections (ANC pour le premier, Législatives et présidentielle pour le second), soit par des gouvernements d coalition. On a eu la troïka (Ennahdha-CPR-Ettakatol), et puis la coalition actuelle construite autour d’Ennahdha et de Nidaa qui a connu un acte 1 avec Habib Essid, et en est à son acte 2 avec Youssef Chahed.

Et tout cela sans compter les va-et-vient incessants : partis qui rallient le gouvernement, d’autres qui le quittent pour rejoindre l’opposition, les remaniements ministériels, etc. Tout cela fait qu’il y ait trop de changements, trop d’instabilité, trop de ruptures, trop d’incertitudes, sur fond de prêchi-prêcha, et de parole redondante sur les difficultés du pays, sans perspective, ni vision claire sur les solutions à même de les surmonter.

A l’origine de tout ça, un déficit du sens patriotique chez notre classe politique qui n’arrive pas à mettre l’intérêt suprême de la nation au dessus des intérêts partisans. Cela traduit aussi un déficit démocratique, en rechignant à se plier au jeu démocratique, et à respecter l’issue des urnes, et en multipliant les procédés pour envenimer le climat général, et faire revenir le pays à chaque fois à la case départ, au nom d’une tactique politicienne dont la principale victime est la Tunisie.

Six ans ne semblent pas avoir suffi pour faire murir la classe politique, et lui faire prendre conscience de sa responsabilité historique, qu’elle soit au pouvoir, ou dans l’opposition, en cette étape cruciale et critique. Bien au contraire, plus la situation se complique, plus les politiques essaient de transformer les malheurs du pays en gains partisans et électoralistes. C’est ce qui fait, en grande partie, qu’aucune coalition n’ait réussi à s’attaquer aux problèmes et à lancer les grandes réformes nécessaires, empêchées aussi par des  réseaux parallèles redoutables, incarnés par les barons de la corruption, et de la contrebande…qui sapent les fondements même de l’Etat.

Quel exemple donne-t-on dans ce contexte, inspirant à la fois désaffection et dégoût, au peuple pour l’amener à respecter la loi, à faire montre de civisme, à être soucieux  de l’intérêt collectif, et a consentir des sacrifices pour le bien général du pays ?

H.J.

 

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