Jeffrey Feltman joue l’apaisement en Tunisie |
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Publié le Jeudi 18 Mars 2010 à 01:15 |
Jeffrey Feltman, secrétaire d’Etat adjoint US pour le Proche-Orient a tenu en fin d’après-midi (mercredi) un point de presse au siège de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis.
Sa visite en Tunisie est la deuxième étape après un séjour de deux jours en Lybie où se tient à la fin de ce mois à Syrte le sommet de la ligue arabe. Le responsable américain a annoncé en préambule que sa visite en Tunisie a deux objectifs. "Le premier est de discuter avec les responsables tunisiens des relations bilatérales et de chercher les moyens à même de les faire avancer sur un ensemble de sujets économiques, politiques, d’éducation" etc. Il a rencontré Mohamed Nouri Jouini, ministre du développement et de la Coopération internationale où il a été question "de développer nos relations économiques et commerciales et en faire profiter nos communautés d’affaires respectives".
"Le deuxième objectif est de partager notre analyse avec les officiels tunisiens sur des questions d’ordre régional et international. La Tunisie va participer au sommet de Syrte, et nous tenons à lui faire part de la position et l’analyse des Etats-Unis concernant les sujets qui y seront abordés".
Et de poursuivre : "Nous voulons également entendre les autorités tunisiennes et la société civile tunisienne sur ce qu’ils pensent des affaires arabes et régionales. Nous avons beaucoup à apprendre de l’analyse des Tunisiens sur des sujets comme les élections irakiennes, le conflit israélo-palestinien, la question iranienne", etc.
Jeffrey Feltman se défend que les Etats-Unis attendent à ce que le prochain sommet arabe débouche sur une position pro-américaine. Nous encourageons le sommet arabe à prendre des positions qui nous rapprochent de la paix et non nous en éloignent. "Les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité des colonies illégales. Nous condamnons la décision de construction de 1600 nouveaux logements, ce n’est pas ainsi qu’on va faire la paix". Le responsable américain n’a pas manqué de rappeler les relations historiques très longues entre Israël et les Etats-Unis. Il s’est exprimé en ces termes, "Notre amitié avec Israël doit nous aider à construire une atmosphère favorable à la paix, et cette activité de colonisation ne créé pas un climat propice aux négociations pour une solution de deux Etats. Ces négociations doivent répondre aux attentes des Palestiniens en vue de la création d’un Etat indépendant dans les frontières de 1967 et garantir l’harmonie et la paix aux Israéliens". Le responsable américain qui a appelé à l’arrêt de la violence, a laissé entendre que "Jérusalem (al-Qods) est un lieu sacré pour les musulmans, les juifs et les chrétiens du monde entier. Aucune partie ne doit prendre des dispositions pour menacer les intérêts des adeptes de ces trois religions".
Interrogé sur sa perception de la crise actuelle entre les Etats-Unis et Israël reconnue de tous, dont l’ambassadeur de Tel-Aviv à Washington, ainsi que sur la possibilité que les Etats-Unis exercent des pressions sur Israël afin qu’ils le dissuadent de persister dans sa politique des implantations, le responsable américain a tout bonnement esquivé la question en distinguant entre "discours publics et discours privés", tout en martelant que les décisions à prendre sont celles qui doivent nous rapprocher de la paix, et de la solution de deux Etats.
Loin de la polémique qui secoue les milieux politico-médiatiques israéliens et américains autour de cette brouille consécutive à l’annonce de l’extension des colonies, au point que George Mitchell envoyé spécial d’Obama au Proche-Orient, a été contraint de reporter sa visite dans la région sine die, Jeffrey Feltman a préféré jouer l’apaisement en ressassant la litanie de la paix, qui est hélas vidée de toute substance. Même si le responsable américain qui est venu tâter le pouls de Tripoli et de Tunis à quelques jours du rendez-vous de Syrte semble placer de gros espoirs sur ce qui va sortir de cette rencontre arabe au sommet…Gageons que ses espoirs ne seront pas trahis, d’autant que le malentendu entre l’Amérique et la Jamahiriya s’est dissipé. Jeffrey Feltman a réaffirmé que la déclaration ironique du porte-parole du département d’Etat à l’endroit du colonel Kadhafi était une erreur, rappelant que "ce dernier s’est excusé depuis le 9 mars, et cette affaire est derrière nous. Maintenant, place à la construction de relations bilatérales entre la Libye et l’Amérique selon l’approche du pas à pas".
Ancien ambassadeur au Liban de 2004 à 2008, Jeffrey Feltman a occupé des postes diplomatiques en Irak et à Tel-Aviv et était de 1998 à 2000 le chef du département politique et économique de l’ambassade des Etats-Unis en Tunisie, un pays pour lequel il dit vouer, avec sa femme, "une grande sympathie" et où il a passé "deux années merveilleuses".
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Commentaires
Ecrit par ghui 18-03-2010 15:31
Ecrit par med_tu 18-03-2010 13:35
Ecrit par mks 18-03-2010 09:41
Ne t'inquietes sur tout pas M Feltman.Tout va comme le veut L'Amérique et votre potégé Israel (comme d'habitude).
Transmets surtout a votre Congress tous nos Salutations.Les discours privés n'interessent pas le Média.Depuis Oslo nous discutons et les colonies sont condamnées.Qu'a fait l'Amérique? D'ailleurs nous meme nous condamnons et on est con con continue a le faire.......
Le vrais G danger vient de l'Iran n'est ce pas.Les Palestiniens ont un Dieu,les Israliens ont l'Amerique.
Ecrit par tounsi canada 18-03-2010 09:03