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Mardi 11 Décembre 2018         

Criminalité : La Tunisie, dixième pays arabe et 73ème au monde

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Publié le Jeudi 29 Novembre 2018 à 15:23
Le président de l’ITES, Naji JalloulLe président de l’ITES, Neji Jalloul a indiqué, lors d’un séminaire autour de la criminalité en Tunisie, que malgré ce classement, il y a encore des solutions. Pour combattre ce fléau, la Tunisie a besoin d’une stratégie sociale, économique et culturelle, faute de quoi, le « mal vivre » risque de compromettre l’avenir du pays.

Face à l'escalade de la violence, dans toutes ses illustrations depuis plusieurs années, l’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques a publié quelques chiffres et statistiques. Réputée pour être un pays « sûr » et « stable » depuis des décennies, la Tunisie a changé depuis 2011 et il faut regarder la vérité en face : « Le crime existe depuis toujours. Nous vivons avec. Ce qui interpelle depuis 2011 c’est cette banalisation et normalisation avec la violence sous toutes ses formes » a indiqué Neji Jalloul qui a qualifié ce phénomène de « terrorisme quotidien ».

Jalloul lance ensuite un cri d’alarme : « La société tunisienne est désormais menacée à cause du banditisme et du crime. Ce phénomène effrayant doit être pris avec le plus grand sérieux afin de bien diagnostiquer et trouver les solutions les plus efficaces, dans les plus brefs délais ». Pour le président de l’ITES, tout le monde est concerné pour « arrêter cette hémorragie ». Il rappelle : « Il faut oublier les appartenances, les considérations partisanes et idéologiques. Si le pays devient dangereux, nous allons tous payer la facture ».

La Tunisie n’est toutefois pas encore classée parmi les destinations les plus dangereuses, mais elle n’en est pas loin. Neji Jalloul, attristé, lance un avertissement : « Nous sommes dixième à l’échelle arabe. Nous ne sommes plus loin de la Syrie, le Yemen, la Somalie ou encore l’Egypte. C’est inquiétant, mais nous avons encore une marge de manœuvre pour au moins freiner cette vague déferlante ». Il rappelle ensuite que la Tunisie est 73ème au niveau mondial : « Nous sommes loin du Venezuela ou encore de l’Afrique du Sud, mais nous voulons nous rapprocher du Qatar, qui est le pays le moins touché au monde par la criminalité ».

Pour y arriver, l’ITES, en collaboration avec son partenaire stratégique, Konrad Adenauer Stiftung, travaillera pour donner des solutions « urgentes et concrètes » afin de réduire la criminalité galopante. Neji Jalloul parle d’une approche « sociale, économique et culturelle », rappelant un chiffre effrayant au passage : « 42% des prisonniers en Tunisie sont jeunes. 73% d’entre eux ont 18 à 25 ans. Un million d’enfants ont quitté l’école depuis 2011. Ils sont en dehors de l’école, de la formation professionnelle. C’est un sacré problème à régler ».

La Violence et la criminalité en Tunisie ont certes augmenté depuis 2011, mais le pays a connu une période de repli de ce phénomène en 2015, juste après les élections : « Il y avait beaucoup d’espoirs. Mais, la cadence a rapidement repris avec une augmentation de 15% en 2017 et cette année, nous allons frôler les 200 000 affaires criminelles, ce qui représente un pic, jamais atteint auparavant », a signalé Neji Jalloul, qui poursuit : « Nous avons besoin d’utiliser les nouvelles technologies, d’avoir des gens qualifiés pour l’encadrement des jeunes dans les quartiers chauds. Je rappelle que nous avons 1 700 000 citoyens qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Que l’inflation a atteint des proportions très graves et que 50% des jeunes veulent quitter le pays. Sans stabilité sociale in n’y aura jamais de stabilité politique ».

Voici, par ailleurs, les crimes qui ont le plus augmenté par rapport à l'année 2017 :
Consommation de drogues : +88%
Suicides : +54%
Homicides volontaires : +39.9%

Les villes Tunisiennes les plus frappées par le crime sont, dans l’ordre : Tunis, Sousse, Nabeul et Sfax. La dernière est Tataouine : « Malgré le taux de chômage de 32%, c’est la ville la plus sûre de tout le territoire. La pauvreté et le chômage ne sont pas toujours les principales causes du crime », a précisé Neji Jalloul en rappelant qu'une batterie de mesures sera bientôt proposée à tous les intervenants pour "sauver la Tunisie avant qu'il ne soit trop tard".

S.S

 

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