Ben Jaafar appelle toutes les forces politiques à former un gouvernement |
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Publié le Mardi 01 Novembre 2011 à 15:50 |
«Actuellement la Tunisie est dans une période de reconstruction qui a besoin que l’on réunisse toutes les forces, sans exclusion, et en évitant toutes sortes de tensions. Nous sortons d’une révolution et d’une conjoncture difficile et la Tunisie est à la croisée des chemins» a dit le leader du parti Ettakatol, lors d’une conférence de presse tenue ce matin à Tunis.
En effet, Ce fût un prélude à ce qu’il allait rappeler : « Nous avons été le seul parti avant les élections du 23 octobre à avoir appelé à un gouvernement d’intérêt national ». Bien que cette décision ait été prise bien avant les résultats du scrutin, elle avait remué les sympathisants d’Ettakatol. Sur les réseaux sociaux en particuliers, il y a eu hier comme un vent de déception, quand la nouvelle a été confirmée par un communiqué officiel du parti.
Et pour Mustapha Ben Jaafar d’ajouter ce matin, pour rassurer ses partisans : « Malgré cette décision, nous ne perdrons pas de vue nos objectifs ». Il a énuméré dans l’ordre, la nécessité d’un changement, la préservation des acquis socio-économiques que le parti a toujours défendus. « Nous ne sommes en aucun cas prêts à céder du terrain concernant ces acquis surtout ceux concernant l’égalité homme-femme », dit-il, ajoutant à cela la question du chômage, de la pauvreté et du partage équitable des richesses. Pour ce faire, Mustapha Ben Jaafaar voit en un gouvernement d’intérêt national, une planche de salut, «qui permettrait de garantir la sécurité, la stabilité et le bon fonctionnement de l’économie».
Il a ajouté que ceux qui ont élu le parti, l’on choisit pour qu’il participe à gouverner le pays. « Nous pensons que nous pourrons le faire au mieux, de l’intérieur du gouvernement », relève-t-il. Il dit lancer un appel à tous les partis politiques, personnalités nationales et société civile pour renforcer ce projet « parce que c’est une immunité pour le pays, pour traverser cette période délicate ».
Il a exprimé par ailleurs, son rejet de l’idée d’un gouvernement purement technocrate. Il faut selon Mustapha Ben Jaafar, un gouvernement «fondamentalement composé de politiciens ». Il explique sa volonté de participer à ce gouvernement par le fait de vouloir concrétiser le changement et de superviser ce qui s’y passe de l’intérieur, en relançant la roue de l’économie, préservant stabilité et sécurités nationaux.
Il insiste sur le fait que le rôle d’Ettakatol au sein de l’assemblée constituante serait préservé, en même temps que son rôle au sein d’un gouvernement d’intérêt national.
Dans un autre registre, le chef du parti a essayé de redonner confiance à ses partisans « Aujourd’hui, rien n’a encore été décidé, mais nous sommes en train de dialoguer avec les autres partis, et quelque soit leur poids, nous dialoguerons d’égal à égal ». D’après lui, les Tunisiens doivent donner la preuve au monde entier qu’ils sont capables de réunir démocratie et Islam. Il précise : «Et plus particulièrement Ennahdha, qui doit faire preuve de démonstrations concrètes qui correspondent à son discours ouvert et pacifiste. Mais surtout qu’elle prenne des positions claires concernant la constituante et concernant les partis extrémistes auxquels elle a fait du charme pour des raisons électorales. Nous en avons besoin pour convaincre ceux qui sont encore suspicieux».
Au sujet des personnes suspicieuses envers Ennahdha, Mustapha Ben Jaafar dit qu’il est paradoxal que l’on ait peur qu’Ennahdha prenne le pouvoir, et de préconiser en même temps, qu’on lui donne tout le pouvoir.
Visant les partis qui se sont autoproclamés dans l’opposition après la déclaration des résultats des élections, le chef du parti Ettakatol exprime son désaccord quant à ces positions : « je dis clairement que la démocratie n’est pas encore instaurée. La situation en Tunisie est encore fragile. L’intérêt du pays veut que nous participons tous à sa construction. D’ailleurs, cet esprit existe chez les partis avec lesquels nous négocions ».
Interrogé sur sa position concernant la liste Al Aridha qui a fait couler beaucoup d’encre, Mustapha Ben Jaafar répond : « Le problème dans toutes les transitions démocratiques, c’est que le régime déchu, vous le chassez par la porte, il revient par la fenêtre. Ce qui s’est passé est la preuve qu’il existe un réseau dormant qui a travaillé dans la discrétion pour faire son apparition au moment propice. Tant que nous ne savons pas d’où ils viennent, nous ne pourrons pas discuter avec eux ». Il précise que le premier rendez-vous important est de définir les forces qui vont participer à la formation d’un gouvernement tel qu’il l’entend.
Chiraz Kefi
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Commentaires
Ecrit par Skander Ben Baccar 04-11-2011 14:38
Ecrit par lecteur 04-11-2011 11:36
ça fait 37% des votants (bulletin valide) et non 65 comme tu le prétend
de toute façon la question n'est pas là.
Ecrit par haykel 04-11-2011 09:13
dommage pour moi et tout ceux qui ont confiance en cet personne.
Ecrit par haykel 04-11-2011 09:12
Ecrit par El Adel 03-11-2011 22:25