Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé est arrivé en Tunisie jeudi pour une visite de deux jours. Après avoir rencontré le président de la république, Moncef Marzouki, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali et son homologue tunisien, Rafik Abdessalam, le chef de la diplomatie française a tenu, vendredi, une conférence de presse durant laquelle il a parlé des relations franco-tunisiennes, du tourisme en Tunisie, du rôle de la société civile ainsi que de la position de son pays quant à ce qui se passe en Syrie.
Le chef de la diplomatie française a consacré la deuxième journée de son séjour à des rencontres avec les composantes de la société civile et à la visite d’une galerie d’arts, appréciant ses contacts avec les représentants des associations dont celle des mères célibataires et «le rôle qu’occupe la femme dans le processus démocratique en Tunisie». «La démocratie, ce n’est pas seulement des élections libres et transparentes mais aussi des cultures qui s’acquièrent à travers notamment à travers le travail des associations», a-t-il souligné.
La France premier partenaire de la Tunisie : M.Juppé a par ailleurs visité une entreprise industrielle franco-tunisienne "mutuellement profitable". Il a noté que cette unité a permis de créer des emplois aussi bien en Tunisie qu’en France : "Contrairement à ce qui se dit, investir en Tunisie ne signifie pas nécessairement une délocalisation". Interrogé à propos du nouveau rôle que joue le Qatar et d’autres pays du Golfe en Tunisie, le ministre français ne semblait pas inquiet : "Les probables futurs partenaires de la Tunisie ne me dérangent pas, c'est à nous de prouver que nous sommes les meilleurs. Nous sommes les premiers investisseurs en Tunisie et nous comptons le rester. Les entreprises qui s'installent ici ont besoin d'une certaine stabilité. Quant aux touristes français, ils aiment la Tunisie et sa beauté et je suis convaincu que le tourisme redémarrera. Nous les inciterons à revenir".
L’avenir et les défis de la Tunisie : "Nous sommes heureux de voir que la liberté, la démocratie et le respect de la femme sont présents en Tunisie. Nous avons eu une discussion positive avec les responsables d'Ennahdha. Je repars avec confiance dans l’avenir de la Tunisie", a-t-il conclu tout en relevant "les défis considérables que la Tunisie aura à relever dans les mois à venir sur les plans économique et social".
A propos de la Palestine et de la Syrie : Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, a réitéré, vendredi, la condamnation de "la répression brutale et barbare" en Syrie des manifestants par le régime de Bachar Al Assad, déplorant que les observateurs dépêchés par la ligue arabe ne soient pas en mesure, aujourd’hui, d’accomplir leur mission. Juppé regrette également le veto posé par la Russie et la Chine quant à une éventuelle résolution contre le régime syrien. Alain Juppé s'est également exprimé à propos de la Palestine : "Vous connaissez la position de la France. Il n'y a qu'une seul solution : Il faut deux Etats. Pour y parvenir, il faut reprendre les négociations".
Alain Juppé a éludé la question d’une journaliste lui demandant s’il avait eu des contacts avec le chef du gouvernement du Hamas, Ismael Haniyeh, qui se trouve en Tunisie. Le chef du service presse de l’ambassade de France en Tunisie, Etienne Chapon, a cependant affirmé qu’aucun contact n’a eu lieu entre les deux hommes.
Anis Ben Othman
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Commentaires
Ecrit par rocky 24-01-2012 15:26
Ecrit par hammadi 09-01-2012 12:17
Ecrit par RosejazBT 09-01-2012 09:41
Je n'ai rien contre les mères célibataires "RABBI YOSTOR ALIHOM" et cela m'est égal des préférences de Mr. Jupé.
Je ne comprend pas votre réaction!!
Ecrit par Ben Whirlpool 08-01-2012 08:50
Quant à M. Juppé, ce n'est pas le français qu'il parle, c'est la langue de bois !
Ecrit par qqun 07-01-2012 16:08
parcequ'il a preferé les meres celibataires des meres mariées ? ou des celibataires non mariées ?
Arretez la provocation , ma soeur. Seul Dieu est saint. Laissez Mr Juppe de cote et Arretez de nous decevoir. Lui , il s'en fou pas mal de votre deception.