Tunisie : Pour une sécurité transitionnelle |
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Publié le Mardi 10 Mai 2011 à 16:15 |
Si l'on veut vraiment être à l'écoute du peuple, la demande la plus insistante est la SECURITE, tous les sondages le confirment. Or, il faut bien reconnaitre que dans le contexte actuel où l'Etat est fragilisé et les forces de sécurité faisant l'objet d'une suspicion persistante, la sécurité ne peut être assurée que par l'implication de TOUS. Une étape inéluctable : la réconciliation avec les forces de sécurité. Comment ?
1/ créer un haut comité de sécurité intérieure où siègent à parité des représentants de l'Etat et ceux de la société civile nommés par la H I. Ben Achour. Mission : *autoriser les manifestations après concertation avec les organisateurs ** définir les modes d'intervention des forces de sécurité en cas de troubles et superviser les interventions *** réfléchir sur une réforme des forces de sécurité pour en faire des gardiens de la paix ;
2/ communiquer sur la situation sécuritaire dans le pays et définir le niveau de transparence ou de raison d'Etat ;
3/ organiser des tables rondes dans toutes les régions où les représentants des forces de sécurité échangeront avec les citoyens pour que chaque partie exprime ses attentes et explicite sa contribution ;
4/ dans le contexte actuel, réactiver les comités citoyens de protection des quartiers mais en parfaite coordination avec la police et l'armée ;
5/ créer dans toutes les villes des comités de médiateurs pour intervenir avant que les violences n'éclatent comme à Metlaoui et assurer les bons offices entre les citoyens et les différentes administrations ;
Le gouvernement devrait aussi réunir périodiquement les chefs de partis pour les informer de la situation sécuritaire et les associer aux décisions les plus cruciales pour l'avenir du pays.
Med Ali Mankai
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Commentaires
Ecrit par A4 10-05-2011 19:03
1 - Ceux de l'ancien régime déchu, car un, ils viennent de perdre toutes les faveurs qu’ils avaient, deux, une bonne partie parmi eux risque de terminer ses jours en prison. Ils se battront jusqu’au bout et useront de toutes les armes.
2 - Ceux qui trouvent que la date du 24 Juillet est très proche et qu’ils sont incapables de s’y préparer sérieusement. Ils veulent donc éviter un score électoral qui les ridiculise. Ils vont faire dans la perturbation jusqu’au bout pour trouver des excuses à leur débâcle annoncée.
3 - Ceux qui se sont mis à la politique le 15 Janvier et croient qu’il est possible de tout avoir et tout de suite. Ceux là la désillusion les poussera à ne faire que dans l’agitation parfois violente.
Le premier groupe paye des casseurs professionnels pour attaquer même des quincailleries ou des pharmacies.
Le deuxième groupe excite tous les pré-excités et les envoie affronter les forces de l'ordre. Ces derniers doivent subir un reformatage complet pour passer du statut de "flics" à celui de "gardiens de la paix".
Le troisième groupe est formé de gens qui vivent encore la phase émotionnelle de la révolution. Ils sont là pour défendre un révolution à laquelle ils n'ont pas participé.
Ecrit par Mahdi 10-05-2011 18:01
le probléme n'est pas les forces de l'ordre mais notre amour pour le désordre et nos egoismes mélangés a l'esprit de vengeance et une touche de régionalisme.
Ecrit par moi 10-05-2011 16:33