Tunisie : Démocratie et/ou sécurité |
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Publié le Vendredi 11 Mars 2011 à 16:04 |
Pendant plus de 20 ans, le régime de Ben Ali a tenté de nous persuader que notre sécurité ne pouvait être garantie qu'en contrepartie d’entorses à la démocratie. Islamistes, nationalistes et gauchistes ont été réduits au silence alors que les partis légalisés ont été soumis à la politique de la carotte et du bâton et y ont succombé à l'exception d'Ettajdid qui a oscillé, au gré de ses directions, entre le soutien (Mohamed Harmel) et l’opposition (Ahmed Brahim). Alors que le PDP, ainsi que la Ligue des droits de l'homme et quelques militants (Radhia Nasraoui, Hamma Hammami, Khémais Chammari, Sihem Ben Sedrine, Mohamed Abbou, Moncef Marzouki ...) ont subi le dénigrement, l'oppression, les tracas et le lynchage médiatique en raison de leur refus de montrer patte blanche.
Après la révolution, on s'est rendu compte jusqu'où cette logique faussement sécuritaire était factice. Les troupes de sécurité présentées comme un monstre de force et de terreur étaient en fait trop faibles pour assurer la sécurité et étaient surtout composées de police politique, de garde présidentielle et d'équipes chargées de suivre les opposants et mettre tous les citoyens sous écoute.
Il en a résulté un vide que des brigands, des truands, des voyous, des sbires et des délinquants ont utilisé pour piller, terroriser et semer l'anarchie dans la plupart des villes et des quartiers.
Mais alors que des voix s'élèvent pour que l'ordre soit rétabli, l'UGTT par la voix de son porte-parole et unique homme public Abid Briki et les courants d'extrême gauche nous surprennent en minimisant l'aspect sécuritaire, critiquant au passage le nouveau premier ministre qui l'a évoqué, et nous obligent à choisir entre la démocratie et la sécurité. La première doit, selon eux, avoir la priorité, comme si c’est pour avoir la démocratie que des bandes organisées pillent, brûlent et sèment la panique, ou peut-être parce que le déficit sécuritaire permet aux partisans de la dictature du prolétariat de priver de parole leurs adversaires politiques comme ils l’ont fait à Kasserine, Sfax, Jendouba et Bizerte pour Attajdid et le PDP.
Non, messieurs, les Tunisiens veulent en même temps la démocratie et la sécurité, l'une ne pouvant être séparée de l'autre. La première seule mène à l'anarchie et la seconde seule engendre la dictature.
D'ailleurs, dans le contexte actuel, il serait opportun d'accroître les effectifs de la police dans une optique de promotion d'une police citoyenne au service de la population et non de ses oppresseurs, à travers la constitution de divers corps particuliers et spécialisés tels que :
- La police municipale dont le rôle ne serait plus de terroriser les vendeurs ambulants ou marchander l'approbation de constructions anarchiques mais de veiller au bien-être social, environnemental et sécuritaire dans les cités et les quartiers,
- La police de gardiennage qui doit remplacer l'esclavage pratiqué par certaines sociétés d'intermédiation,
- La police du transport qui doit être active sur les lignes du métro et dans les bus pour assurer la sécurité des voyageurs et mettre fin au braquage,
- La police de l'eau qui veille à la sauvegarde de la nappe d'eau..
Une telle option se traduirait par une plus grande sécurité et une meilleure qualité de vie pour les citoyens mais essentiellement par le recrutement de nombreux jeunes et par la réhabilitation de ce corps indispensables à la vie social.
Citoyen sincère
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Commentaires
Ecrit par so.light 13-03-2011 15:48
en effet tous les citoyens souhaitent ètre protégés des brigands, des truands, des voyous, des délinquants et j'ajoute des perdants dans les élèctions qui seront fréquentes à l'avenir 'démocratie oblige) penser à police citoyenne ou mème à citoyen police dans chaque rue, chaque quartier car on a marre de la peur, de l'anarchie, du vol, de la destuction... Le droit de chaque
chaque individu ne doit pas piétiner sur le droit d'autrui.
Ecrit par Sami Boussoffara 12-03-2011 15:53
Ecrit par Vigilance 12-03-2011 08:26