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Samedi 25 Mai 2013         

Tunisie, Ben Ali aujourd’hui : Une fiction-réalité (Suite)

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Publié le Dimanche 22 Mai 2011 à 16:15
Habitué encore à la mécanique du protocole, BEN ALI a-t-il oublié de venir au hall pour me recevoir, ou alors a-t-il voulu me rappeler le rapport patron-subordonné qu’il voudrait continuer à imposer. Il se considère probablement encore Président de la Tunisie et tient à l’exprimer. A-t-il aussi carrément oublié l’heure à laquelle je devais arriver ?! Je reste ainsi figé au milieu de ce hall à attendre qu’on vienne me chercher ou m’autoriser à aller dans une direction qui m’amènera à lui. Jadis cela se passait pratiquement de la même façon sauf qu’il y avait toujours quelqu’un pour accueillir. Et souvent la queue se formait devant la porte de son bureau. Avant huit heure du matin, cette queue me regroupait avec son médecin privé, un cadre du ministère de l’Intérieur et parfois un des ses gendres (à un certain moment le plus souvent CHIBOUB, qui avait avec lui un rapport de voyous d’une complicité très subtile).

Cela faisait 15 minutes que j’étais planté au milieu du hall, ne savant pas quoi faire, quand soudain j’entendis une voix que je connaissais bien. Leila apparut. Vêtue d’un jogging blanc ivoire, elle venait de l’aile gauche, tenant à la main un enfant que je n’avais pas reconnu.

C’était leur fils unique Mohamed Zine Elabidine. Elle avançait dans ma direction, le nez assez haut, comme je l’avais toujours connue quand il lui arrivait de passer dans ce couloir du Palais de Carthage. Pensant qu’elle venait pour m’accompagner à BEN ALI, je m’apprêtais à lui tendre la main quand elle passa à un mètre de moi sans même me regarder. Ah oui ! J’ai totalement oublié qu’elle ne me sentait pas. Je me souvenais alors du jour où il a fallu à BEN ALI de me crier dans la figure en me mettant le téléphone pratiquement sur la bouche « Parle Youssef, Bon Dieu, Parle !». C’était suite à plusieurs appels qu’elle lui avait faits pour lui rappeler l’heure du déjeuner. A chaque fois, il lui répondait qu’il était au bureau avec moi, en train de travailler sur quelque chose d’important. Au bout de la nième fois, ne le croyant certainement pas, elle lui aurait signifié qu’il mentait. Ce qui me rappela brièvement les dires sur l’infidélité de BEN ALI. J’en déduis aussi qu’elle se méfiait beaucoup de lui se ce plan et le contrôlait au plus près.

Elle passa donc son chemin vers le jardin de la maison sans se soucier de ma présence. Une fois éloigné de moi, l’enfant tourna furtivement la tête, comme pour vérifier que je ne les suivais pas. Leila ne semblait pas atteinte par le sort que lui avait réservé le peuple tunisien. C’est probablement, la nature méprisante que je lui connaissais et qu’elle a toujours montrée qui cachait l’état réel dans lequel elle se trouvait. Globalement, son physique était inchangé. Mais l’absence de maquillage, dévoilait de franches traces du temps. J’entendis de nouveau sa voix, loin dans le jardin. Elle semblait demander à son fils de courir vers l’autre bout de l’allée.

J’étais sur le point de retourner vers les gardes pour leur demander ce que je devais faire, quand je vis arriver vers moi un homme en jellaba blanche. Il me souhaita la bienvenue et me fit signe de le suivre. Son accent me permit de savoir qu’il était saoudien. Il appartenait probablement à un corps de domestiques spécialement sélectionnés pour la famille royale et leurs hôtes.
Je le suivis à travers couloirs, escaliers descendants et montants, vers le fonds de la bâtisse, assez loin de l’entrée de la maison. Je repensais alors à l’idée que j’avais de BEN ALI : Un homme qui me donnait l’impression d’avoir toujours peur qu’il lui arrive quelque chose. Son départ précipité du pays avait été la confirmation de mon jugement.

Après une belle trotte, je me trouvais dans une grande pièce salon sur laquelle donnaient trois portes de chambres, une en face, une à droite et la troisième à gauche. Je fus prié de m’asseoir et on me présenta un jus de fruit que je m’empressa d’ingurgiter, tellement j’avais soif. Le garçon se dirigea alors vers la porte située à droite du salon, tapa délicatement et entra dans la pièce en refermant la porte.

DuPalais


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Commentaires 

 
-1 #2 ??????
Ecrit par slouma     27-05-2011 19:56
histoire a dormir debout
 
 
-1 #1 Pauvre Youssef
Ecrit par Tounsi2     22-05-2011 16:50
A quand le prochain match ST-CA ?
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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