Tunisie, coup de force du gouvernement envers les médias |
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Publié le Lundi 09 Janvier 2012 à 10:22 |
Gnet & TAP - Les tensions entre le gouvernement et les médias, déjà palpables, sont montées d’un cran pendant le week-end écoulé. Et pour cause, le gouvernement a pris la famille médiatique de court, en annonçant, unilatéralement, des nominations dans le secteur des médias, privilégiant la perpétuité de pratiques que l’on croyait révolues. Ces nominations ont concerné même les rédacteurs en chefs, lesquels devraient être désignés, en toute indépendance, selon une démarche choisie par chaque organisme. Les réactions des instances représentatives de la profession ne se sont pas fait attendre, aussi bien le SNJT que l’INRIC y ont opposé une fin de non-recevoir, appelant le gouvernement à revenir sur sa décision.
Le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a déclaré dans un communiqué avoir accueilli avec "profonde déception la nomination samedi par le "premier ministère de plusieurs responsables dans le secteur de l’information", déplorant que ces nominations aient été décidé sans concertation préalable avec les structures professionnelles spécialisées, plus particulièrement le SNJT".
Le syndicat impute "la pleine responsabilité" au gouvernement des conséquences de telles nominations qu’il a qualifiées "d’arbitraires", faisant remarquer que "ces nominations peuvent avoir des incidences dangereuses aussi bien sur la profession que sur le secteur, dès lors que certaines personnes désignées ont été des serviteurs dévoués sous le régime despotique de Ben Ali et que certains d’entre eux sont liés à des affaires de corruption".
Le SNJT appelle le gouvernement "à revenir sur ces nominations à adopter en urgence la loi portant création de la haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA)".
L’instance nationale pour la réforme du secteur de l’Information et de la communication (INRIC) s’est dit "surprise" des nouvelles nominations annoncées, samedi, par le Premier ministère dans le secteur de l’Information. L’instance dénonce vivement ces nominations dans un communiqué relayé par la TAP, "prise" en l’absence de concertations avec les parties concernées", estimant que cette attitude "est en contradiction avec le processus de transition d’une information publique, démocratique, pluraliste et indépendante".
L’INRIC se dit étonné par de telles décisions qui, estime-t-elle, "sont diamétralement opposés aux pratiques en vigueur dans les démocraties et rompent les promesses tenues par le chef du gouvernement de se conformer aux normes internationales dans le domaine".
Le Premier ministère avait annoncé, samedi, de nouvelles nominations à la tête de plusieurs établissements médiatiques. Il s'agit de :
*Mohamed Taïeb Youssefi : Président Directeur Général de l'Agence Tunis Afrique Presse (TAP) ; *Mohamed Néjib Ouerghi : Président Directeur général de la Société nouvelle d'impression, de presse et d'édition (SNIPE) et directeur des journaux "La Presse" et "Essahafa" ;
*Faouzia Mezzi et Mongi Gharbi : Rédacteurs en chef du journal "La Presse" ;
*Néji Abbassi : Rédacteur en chef du journal "Essahafa" ;
*Adnène Khedr : Président Directeur général de l'Etablissement de la Télévision Tunisienne ;
*Sadok Bouabbène : Directeur de la première chaîne télévisée ;
*Imène Bahroun: Directrice de la deuxième chaîne télévisée ;
*Saïd Khezami : Directeur de l'information à la télévision tunisienne.
Selon le même communiqué, des conseils d'administration seront constitués au sein des établissements médiatiques composés de représentants des journalistes, des agents et de l'administration ainsi que de représentants des organisations et des institutions concernées par le secteur.
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Commentaires
Ecrit par riadh 09-01-2012 14:47
ennahdha domine désormais:
le législatif (l'assemblée)
l'executif: le gouvernement
la presse désormais,
la justice: ses avcats sont déja bien placé,
il reste juste: l'armée et l'école à dominer
au partisants d'ennahdha: je n ai meme plus envie de rire aujourd'hui. on nou sparle de démocratie, mais tout à été mis en place pour avoir une dictature pire que celle de Ben Ali. LA tunisie d'aujourdhui n est pas mieux que Cuba ou l'Algérie grace à Nahdha.
Quels sont les arguments de nahdha pour justifier sa dicature???
BEn ali a mis 2 ans après 1987, enneahdha n a mis qu un an.
(...)
Ecrit par rifka 09-01-2012 14:33
Ecrit par Zico 09-01-2012 14:20
Vous dérangez, alors on va vous domptez en vous imposant nos pions comme patrons.
Ou kan 3jibkom !
Ecrit par lecteur 09-01-2012 12:19
et maintenant, ils veulent mettre le 4ieme pouvoir qui sont les média sous la même chape de plomb.
tant qu'on y est, qu'ils recrutent Abdelwahab Abdallah!!!
Ecrit par hammadi 09-01-2012 12:15