Perquisition chez l'avocat de Belhassen Trabelsi |
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Publié le Mercredi 21 Décembre 2011 à 10:06 |
Le 6 décembre, des enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont fait une perquisition à Westmount dans les bureaux de l'avocat Donald Kattan, soupçonné de gérer les affaires de Imed Trabelsi depuis l'arrivée de ce dernier au Canada, le 20 janvier, rapporte le site canadien LaPresse.ca.
En vertu de la nouvelle Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, Me Kattan risque jusqu'à cinq ans de prison s'il s'avère qu'il a effectivement administré les avoirs de M. Trabelsi, beau-frère honni de l'ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.
Après enquête, la GRC a conclu que Me Kattan agissait à titre d'intermédiaire pour les transferts et la conservation des fonds et des biens de M. Trabelsi au Canada. Or, l'avocat a volontairement omis de communiquer cette information à la GRC, comme l'exige la nouvelle loi.
Lors d'une rencontre, le 30 novembre, avec les enquêteurs de la GRC, M. Trabelsi «n'a pas cessé de se demander comment il allait vivre s'il déclare ses biens», lit-on dans le mandat de perquisition soumis par la GRC et consulté par La Presse.
Le milliardaire savait pertinemment que, s'il les déclarait, ses avoirs seraient immédiatement saisis pour être restitués au nouveau gouvernement tunisien.
Quand M. Trabelsi, sa femme et leurs quatre enfants sont arrivés à Montréal, ils étaient attendus à l'aéroport Trudeau par Me Kattan, le promoteur immobilier Élias Noujaim et Claude Sarrazin, président de la firme de sécurité Sirco. Cette société assure la sécurité de la famille.
Le 24 janvier, le compte bancaire du bureau d'avocats Péloquin Kattan a reçu un dépôt par virement de 1 389 118$US, pour Belhassen Trabelsi. L'argent provenait de la Banque Libano-Française et le dépôt faisait mention de l'acquisition d'une propriété au Canada.
C'est le bureau de Me Kattan qui s'occupe de régler le loyer de la famille Trabelsi, au coût de 5000$ par mois. La firme de sécurité Sirco est aussi payée par Me Kattan.
Le président de Sirco, Claude Sarrazin, a refusé de commenter la nature de son contrat avec les Trabelsi. «On protège toutes sortes de personnes, et pas nécessairement des gens que j'inviterais chez moi. Notre rôle, c'est de protéger. On ne porte pas de jugement.»
Quand le compte bancaire personnel de M. Trabelsi à la Banque Nationale a été fermé, son contenu (près de 230 000$) a été versé dans un compte en fidéicommis chez Me Kattan.
En vertu de la Loi sur le blocage des biens de dirigeants étrangers corrompus, toutes ces transactions étaient strictement interdites. Mais quand un enquêteur de la GRC a demandé à Me Kattan, le 2 décembre, s'il avait quelque chose à déclarer concernant son client, il a été catégorique: «Non, non, non.»
Les documents saisis le 6 décembre ont été mis sous scellés. Me Kattan a encore quelques jours pour s'opposer à l'ouverture des scellés - ce qu'il pourrait faire, par exemple, en évoquant le secret professionnel.
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Commentaires
Ecrit par BABA LAHNINE 21-12-2011 14:28
Ecrit par hammadi 21-12-2011 12:07
Ecrit par Montygolikely 21-12-2011 10:41
Mais qu'est-ce qu'on attend pour nous renvoyer ce type pour qu'on le pende une bonne fois pour toutes et surtout son fric pour qu'il serve au tunisiens victimes de ses vols et exactions, au lieu qu'il soit dilapidé par les rapaces précités...