Le ministre des Transports, Abdelkarim Harouni, à reçu cet après-midi le ministre turc de l’économie Zafer Caglayan, accompagné par une délégation d’hommes d’affaires et de hauts fonctionnaires du gouvernement turc.
Après avoir exprimé son admiration pour le modèle démocratique turque et de son « miracle économique », Abdelkarim Harouni explique la situation actuelle de la Tunisie à ses hôtes Turcs. « …Après que la Tunisie ait consacré la première année de la révolution à la transition démocratique, cette deuxième année sera consacrée à relever les défis économiques…Notre gouvernement s’est retrouvé avec un lourd héritage, surtout celui du transport qui a souffert de beaucoup de malversation ».
Il a déclaré son souhait de voir se développer la coopération entre les deux pays, particulièrement dans le secteur dont il tient le protefeuille. « Nous comptons sur l’appui de la Turquie pour développer les investissements comme cela été le cas avec la TAV, mais aussi dans le transport terrestre et maritime ».
Le ministre turc a quant à lui rappelé que la Turquie se tiendra toujours aux côtés de la Tunisie « comme cela a toujours été le cas par le passé…et nous veillerons à l’aider dans son combat pour la création d’emplois», a-t-il dit.
En moins de 10 ans, la Turquie est passée du 26ème rang mondial sur le plan économique au 16ème. Avec 46 aéroports, et un projet de faire construire le plus grand port au monde, elle vise à rejoindre le club des pays les plus développés.
Pour le ministre turc, pour réussir dans le développer, il faut planifier. « Si n’avions pas un plan préalable pour 10 ans, nous n’aurions pas réalisé cela…Nous sommes par ailleurs prêts à échanger les expériences dans tous les domaines », dit-il.
Il a toutefois insisté sur la nécessité d’instaurer un climat favorable aux affaires. « Il faut au plus vite résoudre le problème de la TAV…Je pense qu’il y a certaines parties qui donnent une fausse idée sur la TAV, alors qu’à Sousse les gens nous ont assuré apprécier le fait que cette société turque soit implantée dans la région ». Il a déclaré que le premier ministre tunisien lui avait promis de se pencher au plus vite sur ce dossier. Il est à rappeler que la société TAV qui gère l’aéroport d’Enfidha rencontre des mouvements sociaux et des revendications qui entravent le bon déroulement de l’activité de cet aéroport.
Le propriétaire de la compagnie turque TAV ne cachait pas son inquiétude au sujet des difficultés rencontrées par sa filiale implantée à Enfidha, durant ces derniers mois : « Quand nous sommes venus pour la première fois en Tunisie, nous avions prévu un investissement de 1 milliard de dollars. La TAV a contracté un gros crédit pour réaliser l’aéroport…un crédit qui a été accordé selon certaines conditions stipulées dans le contrat qui a été signé sous l’ancien régime. Nous sommes face à nos engagements financiers, et nous ne pouvons changer ces conditions », dit l'homme d'affaires.
Le ministre du Transport s’est montré rassurant : « l’accord a été signé dans des conditions politiques très mauvaises, mais nous nous engageons à honorer les engagements de notre pays...Nous sommes sur la bonne voie pour trouver un accord et d'ici le printemps, date de la venue du chef de la république turque tout sera rentré dans l'ordre ».
Pour sa part le directeur général de la marine marchande, Youssef Ben Romdhane a exprimé son souhait de voir plus de coopération entre les deux principales compagnies maritimes des deux pays, dans le but de vivifier les échanges commerciaux. Sara Rejab, directrice générale du Transport terrestre a exposé les différents projets ferroviaires et terrestres qui sont dans les tiroirs du ministère, notamment celui du métro de Sfax et de l’extension des chemins de fer qui n’ont quasiment pas changé depuis 1950, dans l’optique d’une éventuelle coopération des deux pays pour son développement.
Chiraz Kefi
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Commentaires
Ecrit par alfalfa 24-01-2012 00:16
On sait aussi que la plupart des hommes d'affaires s'allient au gouvernement, aussi horrible qu'il soit, pour se faire un peu plus de rials, dirham, frank, sous, pennies, liras, n'importe. Donc, dégagez, bande de ...