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Dimanche 26 Mars 2017         

Trump et Trudeau affichent leurs convergences et divergences

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Publié le Mardi 14 Février 2017 à 10:59
AFP - Donald Trump, qui recevait, hier lundi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, a appelé à un «ajustement» des relations commerciales. Il a également promis de construire de nouveaux « ponts » économiques entre les deux pays. « Nous entretenons des relations commerciales exceptionnelles avec le Canada. Nous allons les ajuster. Nous ferons certaines choses qui bénéficieront à nos deux pays », a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse conjointe à la Maison-Blanche avec le Premier ministre canadien. « Nos deux pays sont plus forts quand nous unissons nos forces en matière de commerce international », a ajouté le président américain, saluant la perspective de « construire encore plus de ponts » commerciaux.

Ces propos semblent atténuer la rhétorique anti-libre-échange développée par le milliardaire républicain, qui a promis de placer « l'Amérique d'abord » et de remettre en cause l'accord de libre-échange nord-américain (Alena) - entre les États-Unis, le Canada et le Mexique -, qu'il considère comme une « catastrophe » pour les emplois américains. La situation avec le Canada « est beaucoup moins grave que ce qui se passe à la frontière sud », a lancé Donald Trump en parlant du Mexique. « À la frontière sud, depuis de nombreuses années, les échanges ne sont pas équitables pour les États-Unis. Ce sont des échanges extrêmement injustes », a-t-il ajouté.

La renégociation de l'Alena promet toutefois d'être très complexe et Justin Trudeau, fervent partisan du libre-échange, a souligné l'importance de cet accord tripartite pour l'économie du Canada et a mis en garde contre le protectionnisme.

Les liens économiques entre les États-Unis et son voisin du Nord, qui partagent la plus longue frontière commune du monde, sont profonds : les trois quarts des exportations du Canada vont aux États-Unis et le Canada est la première destination des exportations pour une trentaine d'États américains. Les deux nations « resteront toujours le partenaire le plus important de l'autre », a souligné Justin Trudeau. « Les discussions d'aujourd'hui ont contribué à renforcer l'importance (de ce lien) pour les Canadiens et les Américains », a-t-il ajouté.

Le président américain a également défendu sa politique de « bon sens » en matière d'immigration. « Nous ne pouvons pas laisser les mauvaises personnes entrer » aux États-Unis, a expliqué Donald Trump. « Je ne laisserai pas cela arriver sous mon administration. Les gens, les citoyens de notre pays veulent cela. (...) C'est une posture de bon sens. » Certes, a-t-il poursuivi, « nous devons laisser entrer les personnes qui peuvent aimer notre pays » et « nous voulons avoir une grande et magnifique porte ouverte, mais nous ne pouvons pas laisser les mauvaises personnes entrer » aux États-Unis, a expliqué le milliardaire. « Nous ne voulons pas que notre pays connaisse le genre de problèmes auxquels nous assistons non seulement ici mais à travers le monde. »

Troisième dirigeant étranger reçu à la Maison-Blanche sous l'ère Trump, Justin Trudeau a exposé une position différente. Le Canada, a rappelé le Premier ministre, est concentré sur la sécurité de ses citoyens. Mais, en parallèle, « nous poursuivons notre politique d'ouverture envers les réfugiés sans compromettre notre sécurité », a affirmé Justin Trudeau, soulignant que son pays avait accueilli près de 40 000 réfugiés ces dernières années. Le dirigeant libéral a toutefois refusé de commenter la politique américaine en la matière. « La dernière chose qu'attendent les Canadiens est que je vienne donner des leçons à un autre pays sur sa façon de gouverner », a-t-il expliqué. « Mon rôle, notre responsabilité, a-t-il plaidé, est d'être un modèle dans le monde » en matière d'immigration.

Donald Trump a promis de répondre « très fortement » aux essais de missiles de la Corée du Nord après l'annonce, la veille, par Pyongyang d'un tir d'essai réussi de nouveau missile balistique. « La Corée du Nord est bien sûr un gros, gros problème. Nous nous en occuperons très fortement », a déclaré le président américain. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir sur la Corée du Nord à 22 heures GMT. Les résolutions de l'ONU interdisent à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique.

Depuis le premier essai nucléaire nord-coréen de 2006, le régime a essuyé six volées de sanctions qui ne l'ont pas convaincu d'abandonner ses ambitions militaires. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a « exprimé sa grande satisfaction à posséder un autre puissant moyen d'attaque nucléaire qui renforce la formidable puissance du pays », selon l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA. « Les dirigeants nord-coréens doivent se conformer à leurs obligations internationales et (s'engager dans) la voie vers la dénucléarisation », a condamné le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, appelant la communauté internationale à « gérer cette situation de manière unie ».

 

Commentaires 

 
0 #1 Immobilier
Ecrit par maestro     14-02-2017 17:53
Un immobilier qui construit des murs et des ponts avec ses voisins du sud et du nord...
 
Ces commentaires n'engagent que leurs auteurs, la rédaction n'en est, en aucun cas, responsable du contenu.

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